A peine son coordonnateur a humé l’air frais de liberté, après son incarcération de près de trois mois à la Prison centrale de Makala, le mouvement “Eveil patriotique” dit sa détermination d’aller jusqu’au bout dans sa plainte contre Joseph Kabila, président de la République honoraire.

L’Évêque Pascal Mukuna a dénoncé une dizaine de dossiers bien connus de la justice congolaise, pour lesquels nous pensons qu’on a interpellé d’autres personnes, mais on a laissé la personne principale qui est l’ancien président Joseph Kabila, a-t-il confié Me Jean-Claude Katende, coordonnateur adjoint du mouvement Eveil patriotique à Politico.cd.

Pour cet avocat, tout citoyen a le droit et le devoir de dénoncer tout fait infractionnel. Et de nombreux crimes ont été perpétrés à travers le territoire national sous le règne du président honoraire. Me Katende cite notamment « Le dossier Kamuena Nsapu, massacre de Yumbi, massacre de Bundu dia Mayala dans certaines villes et cités du Kongo Central, etc. », pour lesquels, a-t-il estimé que l’ancien chef de l’Etat a une part de responsabilité.

« Comment voulez-vous qu’on ait autant de fausses communes des compatriotes tués par l’armée et la police sans que le président de la République, qui est le commandant suprême des forces armées et de la police, ne soit au courant?», s’est-il interrogé par ailleurs le coordonnateur adjoint du mouvement Eveil patriotique.

Avant d’ajouter : « Le Dossier Yumbi n’a jamais fait objet d’une quelconque audience en justice alors qu’il y a eu des Congolais tués par l’armée et la police. Le dossier Bundu dia Kongo a causé la mort à plus de 100 personnes par l’armée et la police, lequel était commandité par Kinshasa. Voulez-vous dire que dans tous ces dossiers, il y a eu mort d’hommes sans que le chef de l’État ne soit au courant ?

D’après Jean-Claude Katende, ceux qui ont mis l’évêque Pascal Mukuna en prison voulaient obtenir son silence et réduire au silence son combat d’éveil patriotique. Ils doivent à présent déchanter parce que la lutte continue.

«Notre conviction est que, s’il n’y a pas de Congolais qui se lèvent, ces mêmes pratiques peuvent se perpétuer sous d’autres régimes. Notre détermination est d’aller jusqu’au bout. Non seulement nous allons continuer pour les crimes de sang, mais aussi pour les crimes économiques qui sont nombreux et pour lesquels les efforts sont relayés par la Cour pénale internationale qui continue des enquêtes ».

Mais est-ce que la place de l’ancien président Joseph Kabila est à la CPI ? A cette question, Me Jean-Claude Katende estime qu’il appartient à cette instance judiciaire supranationale d’en décider au terme des enquêtes en cours.

Le Potentiel

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici