Ecoutez cet article

C’est un début du commencement de la crise politique en République Démocratique du Congo.

Le décor est planté pour une crise en gestation d’ici 2023.

Pour cause, l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi organique modifiant et complétant la loi organique n°10/13 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante, telle que modifiée et complétée par la loi organique n°13/012 du 19 avril 2013.

L’opposant Martin Fayulu ne décolère pas. Dans un tweet publié ce lundi, Il invite la société civile à s’abstenir, si elle veut les élections impartiales et apaisées, de désigner le président qu’il qualifie d’ étiquette de la CENI.

Pour le leader de l’opposition Genevoise, la société civile doit rejeter la loi politisant la centrale électorale à outrance initiée, formule t-il, par les jumeaux Union sacrée et le Front commun pour le Congo (FCC).

Raison pour laquelle, Martin Fayulu attire l’attention du monde libre et démocratique sur ce qu’il qualifie de forcing initié selon lui par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi pour que le Parlement vote unilatéralement une loi sur la CENI taillée sur mesure, afin de préparer la fraude électorale en RDC en 2023.

Il y’a lieu de signaler que Félix Tshisekedi s’est taillé une part du lion dans la composition du prochain bureau de la CENI, qui dans les semaines qui suivent fera peau neuve.

Ce bureau chargé d’ors et déjà d’organiser les élections de 2023, sera sans nul doute composé de:

  • Président (société civile)
  • 1er Vice Président (majorité, Union sacrée)
  • 2e Vice Président (opposition)
  • Rapporteur (Majorité)
  • Rapporteur adjoint (Majorité)
  • Questeur (opposition)
  • Questeur adjoint (Majorité).

L’ancien candidat à la dernière élection présidentielle considère la composition de la CENI comme un coup d’État.

Gilbert Ngonga
24h

DiaspoRDC TV

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici