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Après les trois premières audiences publiques tenues au Centre pénitentiaire de Makala, le très médiatisé procès contre les détourneurs présumés des deniers publics, met le cap, cette semaine, sur les plaidoiries. Plaidoiries que l’opinion veut dépassionnées, afin d’assurer une bonne administration de la justice. Équitable et respectueuse des droits des parties.

Donc, à l’issue de trois séances seulement, le public se fait déjà son intime religion en confrontant les piques du tribunal avec, tour à tour, les observations des avocats, les déclarations ou les dénégations des prévenus ainsi que les témoignages ou les contradictions des «témoins-renseignants».

La passion peut, enfin, retomber et céder la place à la Raison. Tel serait effectivement le cas dès la fin de la dernière séance, en raison, semble-t-il, des bribes d’informations arrachées aux principaux protagonistes par la sérénité du président du tribunal et la sagacité du procureur.

Les pro- et les anti-procès d’hier sortent, ce jour, de leurs émotions, cachant malheur méfiance pathologique face à la justice. C’est la conséquence de très longues années d’In-jus-ti-ce constitutionnelle appliquée sans discernement contre les faibles, contre les opposants politiques, contre les défenseurs des droits humains.

La Magistrature ne peut plus s’arrêter en si bon chemin. Au contraire, elle devrait s’atteler à pérenniser le climat de sérénité, de professionnalisme et de transparence au cours des audiences à venir. Car, en définitive, le procès Kamerhe& consorts doit servir de déclic à la réhabilitation du magistrat, d’une part, et de gage à la bonne administration de la justice, d’autre part.

Conclusion :le tribunal, la partie civile et la défense sont invités à faire des efforts psychologiques supplémentaires pour donner aux Congolais l’opportunité d’apprécier la mesure d’une justice juste dans un État de droit.

Le Potentiel

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