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Le député national , Gratien Iracan, s’est dit « déçu » du fait que le bureau ne veut plus accorder la parole aux députés pour des « motions ».

L’Élu de l’Ituri a exprimé son indignation à la fin de la plénière de du jeudi 17 octobre suite à ce qu’il qualifie de « refus délibéré » de la Présidente du bureau de l’Assemblée nationale de ne pas accorder la parole aux députés qui voulaient intervenir par motion.

 » Nous sommes vraiment déçus du fait que la présidente de l’Assemblée nationale est entrain de violer délibérément le texte de notre règlement intérieur. On ne veut plus accorder la parole aux députés en violation de l’article 103 de notre règlement intérieur (…) l’article 79 dit que le député national qui veut intervenir par motion doit être privilégié. Ça veut dire que la motion prime sur la discussion. Aujourd’hui nous avons une présidente qui est allergique à ce mot motion. Ça fait plusieurs fois qu’on veut parfois passer une motion, elle ne veut pas. Soit elle change la période qu’elle devait se passer. La motion peut intervenir avant, pendant ou après le débat mais la présidente elle ne veut pas. Ça nous déshonore entant que député », regrette t-il.

Et d’ajouter :

« Ce n’est pas pour rien qu’on a prévu qu’il y ait motion incidentelle, motion d’ordre, motion de procédure et d’autres ; Ce n’est pas pour rien. Parce qu’il peut arriver que la présidente puisse s’écarter légèrement de la matière et à ce moment là, il faut qu’on recadre le débat. Il peut arriver qu’il y ait une information essentielle qu’on doit ajouter à la matière, à ce moment là, il y a une motion d’information qui intervient. Maintenant quand on nous prive la parole, cette question va passer inaperçue. Ça peut être une motion d’ordre. Quand par exemple au début on soumet l’ordre du jour, on demande à la plénière de pouvoir valider tous ces points. Mais, la plénière a ce pouvoir d’amender, de proposer l’inscription d’un autre point à l’ordre du jour. Mais quand vous demandez ici, on ne vous donne même pas le temps. Tel a été mon cas aujourd’hui (…) Nous dénonçons et demandons à la présidente de changer d’attitude », suggère t-il.

Berith Yakitenge

SOMBA,TEKA Ofele

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