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Le comité de sages de la formation politique Ensemble pour la République dénonce l’insécurité « entretenue et orientée » contre son leader, Moïse Katumbi. Ce parti politique a fait cette observation, vendredi 7 août, après la découverte la veille, d’une balle dans la chambre à coucher de Moise Katumbi.

D’après les signataires de ce communiqué, la résidence de Moise Katumbi a été l’objet des tirs à balles réelles dans la nuit de mercredi à jeudi 6 août. Arrivés sur place, la police a constaté qu’une balle a perforé le plafond de la résidence pour atterrir dans sa chambre à coucher. Lors de cet incident poursuit le communiqué, Moise Katumbi et toute sa famille étaient au village Kashobwe et le pire a été évité et aucune victime n’est à déplorer.

Ainsi, Ensemble pour la République demande-t-il au gouvernement de la République et aux autorités provinciales de prendre toutes les dispositions requises pour sécuriser le président Moise Katumbi et toute sa famille.

Des sources proches de la police renseignent les enquêtes sont en cours. Il faudra donc attendre la fin pour en savoir un peu plus.

Au sujet des enquêtes, Salomon Idi Kalonda, l’un des signataires de ce communiqué et proche de Moise Katumbi émet le vœu de les voir effectivement aboutir pour que toute la lumière soit faite et que l’on sache ce qui s’est réellement passé.

En outre, il plaide pour que Moise Katumbi bénéficie aussi d’une sécurité rapprochée, en tant qu’ancien gouverneur de l’ex-Katanga.

Radio Okapi

1 COMMENTAIRE

  1. Le Profil de l’assassinat intenté
    Contre la personne de Moïse Katumbi Chapwe
    Le 6 août 2020
    La sizannie qui paralyse la RDC n’est pas un fait du hasard. Du haut de leurs voix, les ténors du FCC l’ont prédite à maintes reprises. Tel est le cas d’Emmanuel Ramazani Shardary, Evariste Boshab et bien d’autres qui ont tour à tour ouvertement déclaré que la RDC s’embrasera si le FCC s’aperçoit qu’il est sur le point de perdre le pouvoir. L’opposition farouche aux projets des lois Minaku et Sakata qui a catalysée des protestations sur toute l’étendue de la RDC a fait croire aux Kabilistes que leur existence tend à leur fin. Pire encore, l’impossibilité de rallier l’UDPS à sa cause diabolique fait craindre le FCC, un parti qui n’a ni soutient sur le plan national et international. Comme résultat, Joseph Kabila et les siens orchestrent des tueries par le biais des tierces parties un peu partout en RDC. S’agissant de Moïse Katumbi, qu’il lise méthodiquement la sainte Bible pour appréhender à sa juste portée les difficultés auxquelles s’était buté Moise dont il porte le nom avant de livrer le peuple hébreux d’Israël du jour pharaonien.

    Les potentiels adversaires de Moïse Katumbi ne sont autres que ses frères de race. En effet, l’insecte qui ronge le haricot n’est autre que celui qui l’habite. L’histoire nous apprend que les Katangais ont joué un rôle de marque dans l’exécution de Patrice Emery Lumumba et ses acolytes en 1961. En 1991, les mêmes Katangais se sont illustrés dans le lynchage des Kasaiens sous l’impulsion du dictateur Mobutu suite à la victoire écrasante d’Etienne Tshisekedi à la Conférence Nationale Souveraine Exécutoire. Kalume Mwana Kahambwe n’a-t-il pas succombé sous l’effet de l’empoisonnement lui administré par Banza Mukalayi pour le compte du MPR ? Nguz Karl-i-Bond n’a-t-il pas souffert d’une perturbation des facultés cognitives dont le MPR était le présumé cerveau avec les Katangais comme exécutants. Il est bien documenté dans les annales de l’histoire que les Katangais sont les plus faciles à manipuler par les politiciens en RDC. En échange d’un peu de deniers, ils peuvent tout. Moïse Katumbi n’est pas à l’abri de cette vérité d’évidence. C’est autant dire que la chasse de Moïse Katumbi est bel initiée par ses coéquipiers de la province. Il n’y a pas longtemps Jacques Kazembe, l’ancien gouverneur du Katanga et proche de Joseph Kabila a tenté de réconcilier en vain Katumbi aux Kabilistes post à la déchéance du général John Numbi de son poste d’inspecteur général de l’armée congolaise (FARDC). Juste après l’échec de cette tentative de médiation, qui consistait à contraindre Moïse de se subordonner à la volonté du FCC, Moïse Katumbi s’expose à des représailles mortelles pour s’y être opposé. A quel jeu, Jacques Kazembe joue-t-il ? Est-il un couteau à double tranchant ? Veut-il livrer Katumbi à Joseph Kabila à la manière d’Eddie Kapend qui orchestra l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila avec l’illusion de se faire ascendre à la présidence de la RDC pour regretter finalement son comportement erroné ? De toute les façons, que Moise Katumbi sache ses ennemis ne sont autres que les siens. Ils ne sont pas loin de lui. Certains vivent dans son entourage. En contrepartie des faveurs financières et matérielles, ils pourront le trahir quand que ce soit et où que ce soit. Tel est le propre non seulement du Katangais, mais aussi de tout congolais.

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