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En République démocratique du Congo (RDC), une session mouvementée a eu lieu le 26 janvier à l’Assemblée nationale, où les députés devaient examiner et voter la motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Sylvestre Ilunga, un proche de Joseph Kabila.

En République démocratique du Congo (RDC), le Premier ministre Sylvestre Ilunga était depuis le 24 janvier à Lubumbashi pour rencontrer l’ancien chef de l’État. Finalement, l’examen de la motion de censure à son encontre et le vote ont été reportés à ce 27 janvier. Ce qui n’a pas empêché les députés du Front commun pour le Congo (FCC) de claquer la porte, eux qui contestent toujours la légalité de l’examen de cette motion de censure.

Pour Didier Manara, président du groupe Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti de Joseph Kabila, « la question principale pour une autre session extraordinaire est de passer au vote du bureau définitif et d’installer ce bureau. Nous constatons avec regret que ce bureau se donne le pouvoir de présider les séances comme s’il était un bureau définitif. Il s’arroge des compétences illimitées. Et la Constitution a été claire, la Cour constitutionnelle a été claire, notre règlement intérieur est clair ».

« Voilà pourquoi, nous, en tant que Front commun pour le Congo du président Joseph Kabila Kabange, sénateur à vie, disons que nous ne pouvons absolument pas cautionner une énième violation de la Constitution, poursuit-il. Ils vont faire le forcing. Et nous sortons pour que la population congolaise sache que ce qui est en train d’être fait dans cette salle est une violation et que nous ne sommes pas partants ».

L’auteur de la motion de censure, le député d’opposition Chérubin Okende, ne partage pas cette lecture. « Si vous lisez l’arrêt de la Cour constitutionnelle, vous trouverez que dans les dispositifs de la Cour constitutionnelle, le contrôle parlementaire est bien prévu, rappelle-t-il. La compétence échoit à l’assemblée plénière. Donc, nous sommes dans la régularité. Aujourd’hui, nous ne devrions pas tomber dans le travers de donner des prétextes au FCC qui voudrait bien échapper à ce contrôle parlementaire. Le report d’un jour ne tue pas l’Assemblée nationale. Nous voulons construire un état de droit et même lorsqu’on a formulé des griefs contre quelqu’un, il faut lui donner le temps de développer ses moyens de défense ».

RFI

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