La Voix des Sans Voix (VSV) a, à son tour, condamné « les propos dénigrant et injurieux frisant la violence verbale » tenus contre la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi, au cours d’un rassemblement des militants de l’UDPS, la semaine dernière à Kinshasa.

L’organisation des droits de l’homme en appelle aux sanctions contre les auteurs, ce, pour préserver l’image du parti présidentiel.

“La VSV s’insurge également contre toutes formes de violence verbale et la tendance à la systématisation de l’intolérance politique susceptible de nuire à tout développement démocratique en RDCongo. Les acteurs politiques, toutes tendances confondues, sont appelés à privilégier l’élégance dans leurs propos en observant toutes formes de courtoisie dans leur langage à l’égard des membres des institutions publiques et des cadres ou membres d’autres partis politiques qui ne doivent pas être considérés comme des ennemis mais plutôt des adversaires politiques.”, explique la VSV dans un communiqué de presse ce samedi 19 septembre.

L’ONG “invite les responsables de l’UDPS à veiller au bon encadrement de leurs militants et autres sympathisants et de les former à la citoyenneté responsable et aux vertus démocratiques et à sanctionner de manière exemplaire les auteurs des propos injurieux afin d’éviter de ternir l’image de leur parti.”

La VSV estime que le droit à la liberté d’expression et d’opinion garanti doit s’exercer dans le respect strict de la dignité humaine et de la vie privée. Pour l’organisation de défense des droits de l’homme, les militants et sympathisants des partis politiques doivent comprendre que la lutte pour la conservation ou la conquête du pouvoir doit impérativement se limiter aux débats d’idées loin des injures publiques qui ne constituent pas moins une infraction punissable par la loi.

Dans une vidéo qui a fait le tour du web congolais, l’on pouvait apercevoir un homme entouré d’une foule des militants de l’UDPS s’en prenant au physique de Jeanine Mabunda sous les applaudissements de ses spectateurs. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ces actes. Le FCC a condamné et exigé réparation pour ces « propos publics dégradants » qu’il considère comme « une violence rare ». Nicolas Kazadi, cadre de l’UDPS et collaborateur du président Félix Tshisekedi a appelé les militants à « rester dans le combat politique, sans dérapage inutile ». Le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo a, de son côté, fustigé « la diffusion de messages haineux à travers les réseaux sociaux par des acteurs politiques ainsi que par de simples citoyens sans affiliation politique ou communautaire connue ».

Fonseca MANSIANGA
Actualite.cd

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