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Alors que Joseph Kabila est en visite dans le Grand Katanga ce lundi, ses partisans s’entredéchirent à Kinshasa. Depuis la chute de Jeanine Mabunda, la présidente de l’Assemblée nationale, ceux qui ont décidé de ne pas quitter la barque FCC exigent un changement à la tête de la coalition. Une révolution interne est en train de s’opérer au sein de la famille politique de l’ancien chef de l’État.

FCC-Rénovateur, FCC-Progressiste, FCC-Républicain, FCC-Renaissance… Au sein de la famille politique de l’ex-président Joseph Kabila sont nés plusieurs courants. Initiateur de l’aile « progressiste », le ministre de la Solidarité et des actions humanitaires Steve Mbikayi Mabuluki a amorcé ce week-end des pourparlers entre ces différents courants. Il a d’abord rencontré Agée Matembo, ministre de l’Aménagement du territoire, dont le parti ANADEC s’est déjà prononcé pour la « défenestration » de toute l’équipe dirigeante.

Selon Steve Mbikayi, ces tractations entre les responsables de tous les courants devront déboucher sur la formation d’une nouvelle coordination, avec un nouveau coordinateur du Front commun pour le Congo (FCC). Cela en remplacement de Néhémie Mwilanya, un très proche de Joseph Kabila.

Cette équipe est accusée d’avoir échoué sur plusieurs plans : échec à l’élection présidentielle, mise en minorité du bureau de l’Assemblée nationale, pourtant majoritairement FCC, nombreuses frustrations dans les rangs des militants.

L’ancien ministre de la Santé Félix Kabange Numbi estime lui que l’échec du FCC doit être endossé par tout le monde. Ce n’est pas le moment, dit-il, de créer des dissensions au sein de la famille politique. Il faut d’abord digérer l’échec et analyser les choses froidement.

RFI

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