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L’Observatoire des dépenses publiques (ODEP) révèle que le trésor public a débloqué 7 805 327 USD pour le fonctionnement du Conseil National de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) entre 2017 et 2019 sur une prévision de 17 073 994 USD. Avec seulement 23 membres au lieu de 28 prévus, cette institution est au cœur d’une gabegie financière décriée par des personnes la composant.

Certains de ses membres ayant échoué aux élections de 2018 et qui ont tenté de réintégrer le CNSA ont vu être mis à la porte. Mais les fonds décaissés n’ont pas été minorés.

« Pour payer ses membres, le bureau prélevait une quotité des fonds alloués au fonctionnement, sur base d’une liste de présence aux plénières. Une prime de prestige de 8,800 millions de francs congolais (5.216 USD) est octroyée à chaque membre 5, soit une enveloppe mensuelle d’environ 24,640 milliards de francs congolais (146.058 USD). », dit le rapport de l’ODEP.

ODEP signale toutefois, que le salaire des membres du CNSA ont commencé à être payé en septembre 2019, soit deux ans après la mise en place de l’institution.

« Selon les états de suivi budgétaire du Ministère du Budget, de septembre 2019 à avril 2020, environ 818.250 USD ont été décaissé pour le compte de la rémunération du personnel du CNSA, dont 409.125 USD de janvier à avril 20207. A qui est destiné ce fonds, alors qu’il en reste que 9 prestataires ? », s’interroge l’ODEP.

Le rapport accuse le CNSA d’une malversation de 3.087.630 USD sur les primes et salaires de 10 membres restants. Au regarde de la « gabegie » et du caractère « budgétivore » de cette institution, l’ODEP appelle le chef de l’Etat à dissoudre le CNSA.

Le député Delly Sessanga a déposé mardi au bureau de l’Assemblée nationale un projet de loi organique visant la dissolution du CNSA.

Actualite.cd

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