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Les sénateurs ont adopté en seconde lecture le projet de loi portant ratification de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), au cours de la séance plénière de ce vendredi 2 avril à la salle des conférences internationales du Palais du peuple.

Sur 78 sénateurs qui ont pris part à cette plénière, 75 ont voté « Oui », 1 a voté « NON » et 2 « Abstentions ».

Cette adoption effectuée en des termes identiques avec l’Assemblée nationale est intervenue après les réponses du ministre de Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa aux préoccupations des élus des élus.

Dans ses éléments de réponse, le ministre du Commerce extérieur qui a présenté ce projet de loi a souligné la nécessité dans la consolidation des États africains.

« L’adoption du projet de loi portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine est un projet qui tiens à coeur le président de la République sous son leadership à la tête de l’Union africaine mais aussi un projet qui va consolider les échanges entre nos états d’Afrique », a-t-il déclaré.

Cependant, au cours de la plénière du jeudi 1er avril sur la présentation de ce projet de loi sur la ZLECAF, plusieurs sénateurs avaient notamment émis des réserves sur les avantages de cet accord pour la République démocratique du Congo.

Sur 23 sénateurs qui s’étaient exprimés, certains avaient notamment exprimé des inquiétudes sur le non-encadrement des importations ou exportations au niveau des frontières.

Par ailleurs, ce projet de loi est examiné pour une seconde fois au niveau de la chambre haute du Parlement après son adoption au mois de février dernier, sous le bureau Thambwe Mwamba, en des termes différents avec l’Assemblée nationale.

Pour rappel, le président de la République avait lors de sa prise des fonctions à la tête de l’Union africaine, noté l’importance de la Zone de libre-échange.

« C’est ici le lieu de saluer les progrès accomplis dans le processus de ratification de l’Accord de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF), le démarrage des échanges commerciaux en début de cette année et l’action du président Mahamadou Issoufou pour le rôle qu’il a joué dans le lancement de la ZLECAF. Certes, le démarrage des échanges, en ce mois de janvier 2021, dans le cadre de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine, représente un acte d’indépendance économique mais il existe des défis certains au regard de disparités dans le développement industriel de nos différents pays », avait-il déclaré.

Joël Otshudi & CL
Actu30

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