“Il y aura, naturellement, une sanction politique à cette attitude (du ministre de la justice) qui a été décriée par le Chef de l’Etat mais)”, déclare le porte-parole du gouvernement, Jolino Makelele.

Mais pour l’heure, “il n’y a pas d’acte officiel de démission ni de révocation”, précise-t-il.

Sur TOP CONGO FM, le ministre de la Communication et Médias souligne que par sanction politique, il ne faut “pas forcément”, entendre un remaniement gouvernemental.

“Il y a plusieurs modalités de sanctions et c’est le Chef de l’Etat qui appréciera laquelle conviendra à la situation”, souligne-t-il.

Jolino Makelele note, par ailleurs, que “lorsque, d’une manière ou d’une autre, on n’a plus la confiance du Chef de l’Etat, parce que le Chef de l’État a estimé que la loyauté n’a pas été appliquée dans le cas d’espèce, il est franchement de bon aloi d’en tirer les conséquences”.

Seulement, “il appartient au vice-Premier ministre (Tunda) lui-même d’en tirer les conséquences, sinon c’est une affaire qui devrait être réglée entre le président de la République et le Premier ministre”, indique le ministre de la communication et médias.

Membre du Front commun pour le Congo, Il est reproché à Célestin Tunda ya Kasende (Photo) d’avoir transmis à l’Assemblée nationale l’avis favorable du gouvernement, sans en avoir informé le conseil des ministres que préside, d’ordinaire, le président de la République.

Brièvement interpellé et présenté en procédure de flagrance devant le procureur général près la Cour de cassation, pour faux et usage de faux, l’ex-secrétaire général adjoint du PPRD a été interdit de participer à la dernière réunion du gouvernement.

Éric Lukoki

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