Le groupe des personnalités congolaises qui milite pour la réforme électorale accuse le FCC d’avoir délibérément refuser de le rencontrer.

Bien avant de s’envoler pour Kinshasa, après avoir pris langue avec l’opposant Moïse Katumbi, Delly Sessanga, l’un des membres de ce groupe, a fait la restitution de leur démarche qui, à l’en croire, vise le bien-être de la population.

“Le FCC au départ a voulu nous rencontrer, et très rapidement, ils ont souhaité nous répondre par des communiqués de presse. J’ai compris qu’ils ont changé d’option de ne plus nous recevoir parce que cette initiative était en-dehors du cadre institutionnel. Il y a lieu de pouvoir avancer et de trouver de consensus. Une large opinion est favorable à cette démarche”, a déclaré Delly Sessanga.

Pour ce dernier, la RDC se trouve en état de récession à cause des questions électorales. Il pense qu’il est temps que les congolais proposent des solutions quant à ce.

“Le congolais a le sentiment que nous avons un Etat qui fonctionne lui-même, tourné vers la classe politique et pas suffisamment sur la population. Pendant ce temps, quel est l’état de sécurité de notre pays ? Plus de 7 armées étrangères sur le territoire national, en même temps que le pays est en récession. Tous ces problèmes, il faut qu’on trouve le moment de les traiter. Ils ne sont pas traités parce que le pays est totalement accaparé par la question électorale avant, et après les élections”, a dit Delly Sessanga à la presse.

Et d’ajouter :

“Nous voulons, par cette initiative, trouver un consensus fort, chercher à libérer le pays pour qu’il soit concentré sur des questions économiques et sociales “.

Ces élus venus de Kinshasa, ont rencontré jeudi à Lubumbashi, l’opposant Moïse Katumbi Chapwe. Celui-ci a adhéré à leur initiative, et a promis d’apporter son équipe d’experts pour la requalification des réformes électorales, selon Henry Thomas Lokondo qui faisait la restitution après la rencontre avec Moïse Katumbi Chapwe.

Contexte

Composé des députés nationaux Delly Sessanga, Thomas Lokondo, Jacques Djoli, Juvénal Munubo, André Claudel Lubaya, Patrick Muyaya et de l’ancien VPM en charge du Budget Daniel Mukoko Samba, ces personnalités sont à la recherche constante du consensus autour du processus électoral. Ils étaient à 13 à signer depuis le 11 juillet, une déclaration commune dans laquelle ils appellent à la tenue d’un forum strictement limité au processus électoral “en vue de baliser la voie à un processus transparent et apaisé à l’horizon 2023”. Paul Nsapu de la société civile a quitté le navire le 1er août pour postuler au bureau de la CENI.

Ils se sont notamment, assignés l’objectif de consulter la classe politique congolaise et les organisations de la société civile en vue d’obtenir un consensus sur les réformes électorales à mener en RDC avant les scrutins prévus en 2023. Le cahier de charge sera déposé la semaine prochaine auprès des différentes institutions, en attendant le débat au parlement .

Ces acteurs politiques proposent un agenda axé sur la réforme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dont la composition de son bureau, la révision de la constitution. Ils proposent particulièrement que des discussions soient engagées sur le rétablissement du second tour de la présidentielle, les orientations essentielles sur la loi électorale, etc. Ils suggèrent aussi que les débats soient tournés vers l’élargissement du conseil supérieur de la magistrature.

José Mukendi, à Lubumbashi
Actualite.cd

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