Le groupe dit ” G-13 ” poursuit sa campagne touts azimuts visant à obtenir des reformes électorales sur des matières spécifiques, avant les élections de 2023. Ces réformes concernent entre autres la Constitution du 18 Février 2006, le rétablissement de la présidentielle à deux tours ou pour la loi électorale, la suppression du seuil d’1 % des suffrages exprimés sur le plan national pour avoir un siège de député. Le G-13 étant aussi composé de députés nationaux, ceux-ci initieront des initiatives de propositions de lois à ce sujet car, soit dit en passant, ils ont compris que ces réformes ne peuvent se faire en dehors des Institutions notamment le Parlement.

Ce dernier est dominé pour la législature en cours de la majorité parlementaire du FCC du Raïs Joseph Kabila. Or justement le FCC ne cache pas son hostilité vis-à-vis de ces réformes portées par le G-13. Le FCC est catégorique et a tenu à l’exprimer haut et fort par un communiqué et même par des déclarations des Présidents de ses groupes parlementaires. D’après la kabilie, pour cette législature, il n’y aura pas de révision de la loi électorale ni encore moins de la loi organique sur la CENI. Il n’est pas non plus question de revenir à deux tours de la présidentielle.

Raison pour laquelle son Coordonnateur Néhémie Mwilanya a réservé une fin de non-recevoir à une rencontre avec le G-13. C’est tout dire. Faudra-t-il un dessin pour comprendre que le FCC qui a la majorité parlementaire et le G-13 n’émettent pas sur une même longueur d’ondes, en ce qui concerne les réformes à mener pendant cette législature ? Il appert dès lors que le Parlement qui est dominé par le FCC ne votera pas les réformes électorales portées par le G-13. Ils l’ont fait savoir dans toutes les langues.

On ne voit pas bien ce que le G-13 a prévu pour contourner cette difficulté de taille du groupe par qui passe toute réforme. Ce qui, en soi est déjà un mauvais signal pour le camp des pro-réformes qui n’ont pas une majorité parlementaire. Il ne faudra surtout pas perdre de vue le fait que le FCC a ses propres réformes pour cette même législature.

Comme par exemple la proposition de loi de révision de la Constitution controversée du député national-PPRD Alphonse Ngoyi Kasanji destinée à faire passer la présidentielle du suffrage universel direct au suffrage indirect, au Parlement.

Ce qui avait soulevé un tollé indescriptible. Mais le FCC a coutume d’opérer par des ballons d’essai pour voir la réaction de l’opinion publique. C’est le cas avec la réforme judiciaire de Garry Sakata et Aubin Minaku. Pour sa part, le Président de la République Félix Tshisekedi a, à plusieurs de ses sorties médiatiques, laissé entendre qu’il est pour le retour de la présidentielle à deux tours exactement comme ce que propose le G-13.

Mais, même là, il ne saurait passer de la parole à l’acte pour le rétablissement de deux tours de la présidentielle. D’autant plus que lui aussi avec son CACH tout comme le G-13 n’a pas une majorité parlementaire. Il devra alors négocier avec ses alliés du FCC pour la présidentielle à deux tours. Ce qui ramène toujours au fait que le FCC démontre qu’il est à ce jour incontournable pour toute réforme de loi ou de la Constitution. Comment entend-on l’entrainer dans la vision des réformes électorales avant les élections de 2023 ? Comment lui trouver un intérêt qu’apparemment ils ne voient pas dans les réformes électorales proposées jusque-là ?

Autant de questions auxquelles les pro-réformes doivent trouver réponses. Tout en ayant à l’esprit le fait que le FCC est composé de Congolais et non d’étrangers ni d’extraterrestres. Ils doivent montrer qu’ils sont à l’écoute de la population comme ils ne cessent de le clamer haut et fort. En tout cas, l’écrasante majorité de la population réclame ces réformes électorales avant les élections de 2023. On ne voit pas le FCC ramer à contre-courant.

Kandolo M.
Forum des As

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici