Ecoutez cet article

La mesure présidentielle décrétant l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri est le sujet phare qui domine l’actualité dans les colonnes des journaux parus à Kinshasa ce lundi.

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, décrète l’état de siège pour les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri afin de ramener la paix et la sécurité dans cette partie du pays, annonce l’Agence congolaise de presse, qui se réfère à la communication du chef de l’Etat lors du premier Conseil des ministres du gouvernement Sama Lukonde tenu vendredi dernier à la cité de l’Union africaine (Ua).

Une ordonnance présidentielle sanctionnant cette décision sera rendue publique dans les prochaines heures, a indiqué le ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya.

Dans le même registre, L’AVENIR précise que lorsque des circonstances graves menacent, d’une manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du territoire national ou qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions, le président de la République proclame l’état d’urgence ou de siège après concertation avec le Premier ministre et les présidents des deux chambres conformément aux articles 144 et 145 de la Constitution.

Dès que l’état de siège est proclamé, les deux chambres du Parlement se réunissent de plein droit pour donner un contenu juridique à l’état d’urgence.

LE PHARE fait état d’une « Agitation suspecte chez les parrains des groupes armés », suite à la proclamation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu.

Pour le confrère, les parrains et complices des forces négatives, locales comme étrangères, s’agitent non pas pour réclamer des libertés individuelles mais plutôt pour pérenniser l’Etat de non droit, qui leur a permis pendant plus de deux décennies de s’enrichir sans cause, au détriment du grand nombre, grâce au trafic illicite des ressources naturelles, aux taxes illégales, etc.

Entre des libertés individuelles qui favorisent l’insécurité et l’absence de l’autorité de l’Etat, et leurs restrictions, porteuses de paix et de sécurité, le choix est clair, estime LE PHARE. Ne peuvent s’agiter que des concitoyens ayant des agendas cachés.

FORUM DES AS se fait l’écho de la réaction de Delly Sesanga au sujet de la proclamation de cet état de siège. « J’aurais fait quelque chose de différent… », a déclaré le leader de l’Envol au cours d’une matinée politique organisée le samedi 1er mai au quartier Badiadingi dans la commune de Selembao. Delly Sesanga pense que le Président Félix Tshisekedi a beaucoup plus d’éléments pour pouvoir aller dans le sens de l’état de siège, mais il estime que le chef de l’Etat avait d’autres possibilités que d’aller directement vers l’état de siège. L’élu de Luiza dit avoir une recette, mais qu’il ne dévoile pas encore, préférant laisser le débat s’enrichir.

CONGO NOUVEAU constate que les mesures annoncées par le Président Tshisekedi laissent pourtant sceptique le mouvement citoyen Lucha. Habitués aux effets d’annonce sur le retour de la paix à l’Est depuis Joseph Kabila jusqu’à Félix Tshisekedi, les Congolais se lassent de voir Kinshasa impuissant face aux groupes armés. La Lucha redoute que l’état de siège ne soit qu’une mesure cosmétique destinée à donner l’impression qu’on agit pour mettre fin aux massacres alors qu’en réalité, on maintient le statu quo.

Pour Lucha, le Président Félix Tshisekedi doit faire le ménage dans l’armée et relever de leur fonction les officiers affairistes ou criminels. Il faudra aussi punir ceux qui détournent le solde des militaires.

St Théodore Ngangu Ilenda

DiaspoRDC TV

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici