Samih Jammal n’a perçu que 3%, soit 2,1 millions du montant global de 57 millions de dollars pour la construction de 3000 maisons préfabriquées et pas plus, révèle son avocat français, Jamal Taleb.

Invité du Magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO FM, il explique que son client, le libanais Samih Jammal condamné à 20 ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics et qui a fait appel de cette condamnation, “n’a pas attendu d’être payé, parce qu’un planning de décaissement a été envisagé, programmé et même signé. Il s’est tout de suite engagé, avec son partenaire turc, pour commencer la fabrication, parce que… nous sommes dans un programme d’urgence de 100 jours”.

Il insiste sur le fait que “nous sommes aujourd’hui à 1000 logements prêts à être livrés depuis la Turquie de la part du partenaire”, Samih Jammal.

Pas de détournement de deniers publics

À quelques heures de la reprise de ce procès en appel, son avocat rappelle que son client est poursuivi pour détournement de deniers publics, “une qualification qui ne le concerne pas, parce que Samih Jammal n’est pas agent public. Il n’est dépositaire des prérogatives de puissance publique, mais il n’est pas non plus chargé d’une mission de service à laquelle, il est appelé à gérer des fonds publics”.

Encore que “le procès de première instance (n’a pas) démontré que Samih Jammal ait été coupable de quoi que ce soit”, note Me Talep.

“Il n’y a donc pas de raison de penser qu’il y a lieu de détournement des deniers publics encore moins de non réalisation du travail pour lequel il a contracté avec l’État congolais”, tranche-t-il.

Graves erreurs d’appréciation

“Le jugement de première instance a été fait avec de graves erreurs d’appréciation, de forme et de fond”.

Raison pour laquelle Me Jammal Talep espère que “les juges d’appel, qui sont, généralement, des magistrats plus expérimentés, corrigent ces erreurs d’appréciation”.

Il signale que “nous attendons légitimement, de la justice congolaise notamment du juge d’appel qu’il rétablisse les faits, qu’il revienne à la situation telle qu’elle est et réhabilite Samih Jammal dans ses droits”.

Il plaide donc pour la relaxation de Samih Jammal “afin qu’il puisse reprendre avec la construction des maisons préfabriquées, interrompue suite à son incarcération”.

Bénéficiaires de 2 contrats de construction de maisons préfabriquées, dont 1500 logements pour la première citée et 3000 pour la seconde, dans le cadre du programme d’urgence du président Tshisekedi, le libanais Samih Jammal a été, le 20 juin dernier, condamné à 20 ans des travaux forcés pour “détournement des deniers publics, corruption et blanchiment d’argent”.

Il a fait appel de sa condamnation. La troisième audience de ce procès en second degré, à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine à la prison de Makala, a lieu ce 20 août, après les audiences du 24 juillet et 07 août derniers.

Éric Lukoki

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