Une vive tension est observée à Sange, dans le territoire d’UVira au Sud-Kivu, après l’assissinat de 12 personnes par un militaire FARDC en état d’ivresse la nuit du jeudi 30 juillet 2020.

Depuis le matin, les jeunes ont barricadé la Route nationale numéro 5 et les activités socio-économiques sont paralysées.

Selon Bernard Kadogo, président de la société civile de Sange, une partie du camp de la MONUSCO de Sange a été incendiée par des jeunes en colère.

« Depuis le matin, on s’est réveillé, tout le monde, très agité, ils brûlent les pneus. Ils ont pris tous les corps, ils ont étalés sur la RN n°5, ils ont incendié le camp de la MONUSCO », a-t-il dit à Actu30.cd.

À l’en croire, la population exige le départ de cinq membres permanents du Conseil de sécurité de Sange, notamment les commandants de FARDC et de la Police, l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) et la Direction Générale de Migration (DGM).

Dans un communiqué publié ce vendredi 31 juillet 2020, le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje, a adressé un bilan définitif de 12 morts et 9 blessés graves par ce militaire en état d’ébriété.

Il a, de ce fait, présenté ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées et annonce qu’il compte se rendre sur place pour évaluer la situation.

Joseph Mwema
Actu30

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