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Si les acteurs politiques qui ont changé de camps ont des préoccupations de positionnement, dans le camp du FCC, il y en a qui ne font que ruminer les représailles contre les anciens collègues passés dans le camp adverse. C’est-ce qui ressort de la déclaration de Ferdinand Kambere, Secrétaire Permanent Général Adjoint du PPRD, qui menace tous ceux qui ont quitté leur Parti Politique ou leur Regroupement Politique sans l’aval de ceux-ci. Il affirme que cela est conforme à l’article 110 de la Constitution. Sans doute, il se réfère à l’alinéa 7 qui dit que le mandat du Député National ou du Sénateur prend fin en cas d’exclusion conforme à la loi électorale.

En d’autres termes, le Secrétaire Permanent du PPRD cherchera à ce que tous les Partis ou Regroupements membres du FCC qui n’ont pas rejoint l’Union Sacrée pour la Nation excluent ceux de leurs membres qui ont quitté leur Parti et leur Regroupement. De ce fait, pour éviter l’exclusion, les Députés qui se seraient repentis devraient rentrer dans les rangs et recommencer à voter selon les injonctions du FCC.

C’est-ce qui explique sans doute la position du Premier Ministre qui fait la sourde oreille aux demandes qui fusent de partout pour qu’il puisse démissionner. Le FCC semble croire encore à une reprise en mains des brebis égarées qui se seraient repenties pour avoir voté selon les intérêts contraires à la ligne tracée par la hiérarchie du FCC.

Cette interprétation de la Constitution avait en son temps suscité l’ire du Député National Pierre Lihau, que le même Kambere avait menacé d’exclusion du Parti. Lihau l’avait renvoyé à ses études de droit, parce qu’il excluait cette éventualité. Les stratèges de l’Union Sacrée pour la Nation ne semblent pas envisager les choses également sous cet angle. Parce que si cette éventualité de sanction était envisageable, toute transhumance politique à l’Assemblée Nationale, quelle que soit la forme qu’on lui donne, serait impossible durant une législature.

De toutes les manières, il y a des jurisprudences qui les protégeraient. En effet, sous l’impulsion de la Plénière de l’Assemblée Nationale, les dissidents du regroupement Politique AFDC-A ont subsisté jusqu’à ce jour dans l’Assemblée Nationale malgré les vociférations de Modeste Bahati, qui ne s’est pas incliné devant l’usurpation de son regroupement politique, fruit de ses efforts ardus. C’est maintenant que leur sort semble scellé avec l’évolution inédite de la situation dans l’hémicycle de la Nation.

De toutes les manières, cette ultime stratégie de bataille ne manquera pas de mettre la puce à l’oreille de stratèges de l’Union sacrée qui chercheront des parades à cette ultime botte de leurs adversaires. De toutes les manières, ce n’est pas le FCC qui tranchera dans une affaire comme cela. Ce sont les Cours et Tribunaux.

C’est une affaire à suivre.

LB
La prospérité

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