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Ni épuisé, ni fatigué. Très vif, l’homme est de nouveau là. Un Régulier d’Air France l’a ramené au pays avec une santé de fer. Tshibala Nzenzhe qui n’a pas de langue en poche, n’a pas caché sa satisfaction de retrouver son pays en paix. Il dit devoir consacrer l’essentiel de ses forces à la matérialisation du processus électoral, pour la tenue effective des élections, le 23 décembre 2018. Tel est son pari cardinal.

Eclipse ?

Après son éclipse d’environ un mois, Bruno Tshibala Nzenzhe, arrivé aux affaires en avril et investi en mai 2017, est revenu hier, dimanche 1er avril 2018, à Kinshasa, capitale de la RD. Congo. Il retrouve ainsi la terre bénie de ses ancêtres, alors que l’Udps dont il a été désigné ‘’Autorité Morale’’ est au centre de la controverse, avec la recommandation tranchante formulée dernièrement par le CNSA, lui demandant, par exemple, de se réconcilier avec ses ex-colistiers restés dans la frange de Limete ou, à la limite, de créer son propre tout nouveau parti. Tshibala Nzenzhe, en super forme, est de nouveau à la pointe de l’actualité, pour reprendre en mains, les leviers des commandes de l’Exécutif Central. Peu avant de quitter l’aéroport international de N’djili, après un long vol via un Régulier d’Air France, il a félicité José Makila Sumanda, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports qui a assumé son intérim en son absence. Puis, il a confirmé avoir revu ses médecins pour un contrôle de routine en France où il avait subi, depuis septembre 2017, sa première opération à Marseille.

Vent impétueux

Dès les premières heures de ce matin, il se remet au travail où, d’ailleurs, plusieurs dossiers l’attendaient. Parmi les plus brûlants, il y a notamment, cette affaire du CNSA qui, littéralement, a mis en sens dessus-dessous, toutes les perspectives de son combat.

Il devra, certainement, y donner coup de mortier ou une nouvelle impulsion et lever l’équivoque sur ce qu’il va faire, pour répondre à la recommandation du CNSA.

Déjà, Tharcisse Loseke, le Président Délégué, a balayé d’un revers de la main, le vendredi dernier, tous les arguments du CNSA. Il ne comprenait pas la forme et le fond du document produit par le CNSA œuvrant sous la férule de Joseph Olenghankoy. Tantôt, disait-il, le document avait la forme d’un Procès-verbal. Tantôt, il avait la forme d’un compte rendu. Ou alors, il avait celle d’une décision qui se terminait, malheureusement, par une simple recommandation, sans pour autant désigner l’institution appelée à en assurer l’exécution.

Au passage, Tharcisse Loseke disait que l’Udps/Tshisekedi n’avait de statuts, d’existence légale. Et que pour le reste, seule, la compétence des Cours et Tribunaux, déjà saisis, devrait trancher ce litigieux. Car, selon lui, l’Accord de la Saint Sylvestre recommandait notamment, au Ministère de l’Intérieur de ne pas s’immiscer dans les affaires des partis, ni d’interférer dans celles pendantes en justice. Autrement dit, Loseke, parlant au nom de l’Udps pro-Tshibala, réaffirmait qu’il irait avec le procès engagé devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete jusqu’au bout et que le congrès dont les assises ont pourvu à la succession d’Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017, à Bruxelles, en désignant son propre fils, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la fois, comme Président de l’Udps et, en même temps, candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre 2018, seraient sans effets.

Comme pour dire que le dur était encore à faire et que le défi de replâtrer les différents morceaux d’Udps était entier. De part en part, de Limete à l’Hôtel du Gouvernement, tant que Tshibala et Félix rechercheront, chacun, sa place au soleil, cette unité, loin de se concrétiser, serait bien une illusion. Loseke qui rejetait, en bloc, les recommandations du CNSA, ironisait en parlant d’une plaisanterie de mauvais goût.

Donc, la guéguerre au niveau de tous les faisceaux d’Udps continue. Puisqu’au-delà de tout, Mubake Valentin, de son côté, annonce la convocation imminente d’un conclave de l’Udps. Tandis que François Lusanga Ngiele, un des vieux co-équipiers de Tshisekedi, au niveau du Collège de Fondateurs, avait un tout autre langage qui n’était, vraiment, pas de nature à rejoindre les prises de position de Limete, ni de Tshibala.

Il y va de même de Corneille Mulumba qui, au nom des pionniers de ce même parti, remue, à sa manière, ciel et terre et veut revendiquer la même étiquette, pour faire face aux prochaines empoignades électorales, celles fixées en décembre 2018.

A tout prendre, dans cette escarcelle sans cesse élargie, Tshibala Nzenzhe, lui qui trône au nom de l’Udps et du Rassemblement à la Primature, doit remettre les jaquemarts à l’heure.

Actions rapides

Tous les problèmes ayant défrayant la chronique de l’actualité ces derniers jours, alors qu’il était en dehors du pays, vont remonter à la surface. C’est le cas, par exemple, de la gestion de la Primature, avec le départ fracassant de son Directeur de Cabinet, Michel Nsomue, du train de vie quotidienne de l’ensemble du pays. Bref, toutes les urgences soumises au rythme saccadé de grèves annoncées à gauche à droite, comme celle que les fonctionnaires veulent déclencher aujourd’hui, pour un problème du SMIG, seront au menu de ses priorités.

Pas de prétexte

Bien plus, la sempiternelle question d’élections est et demeure à l’épicentre de ce qu’il doit faire pour permettre à la CENI dont l’almanach, publié le 5 novembre 2017, fixait l’appel à candidature au 23 juin 2018, de ne point trouver des arguments pour renifler, ni chuchoter.

En tout état de cause, il aurait intérêt à se casser en mille morceaux, aussi longtemps que son bail à la Primature n’aura pas expiré, pour faire aboutir le processus électoral à son terme.

Ainsi, aura-t-il contribué tant soit peu à l’avancée de la roue de l’histoire du pays vers les rêves croisés de tous qui, depuis des lustres, en appelaient aux élections pluralistes et décisives en termes d’alternance démocratique au summum du pays.

La Prosperité

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