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L’idée d’une révision constitutionnelle refait surface. Hier, un tout nouveau regroupement de la jeunesse de la majorité présidentielle a vu le jour : le Groupe d’action des jeunes nationalistes a lancé une campagne de récolte de 100 000 signatures nécessaires pour obtenir un référendum constitutionnel.

Son principal soutien est le numéro 2 de la majorité. Selon Aaron Mukula, président de l’association, l’objectif est de donner la chance à tous ceux qui possèdent plusieurs nationalités d’être éligibles. Et pour la première sortie, le GAJN a choisi le quartier populaire de Masina.

Seul à prendre la parole à cette occasion, le numéro 1 du GAJN a, d’entrée de jeu, déclaré son attachement indéfectible à Joseph Kabila. Ensuite, l’orateur a invité l’assistance à soutenir l’idée d’une révision de la Constitution pour régler, selon lui, la question de la double nationalité. Et permettre ainsi à plusieurs citoyens de devenir éligibles. Ici le cas Moïse Katumbi a été évoqué.

« Avec nos amis de la plateforme Ensemble, le plan A, c’est Moïse Katumbi, le plan B Moïse Katumbi, plan C Moïse Katumbi, jusqu’à Z c’est Moïse Katumbi. Mais dites-moi : pendant que la Constitution est verrouillée, qu’est-ce qu’on va faire ? Nous avons une Constitution porteuse de germes et de conflits. Nous souhaitons aujourd’hui qu’il y ait au moins l’inclusivité par rapport aux élections », explique Aaron Mukula.

Mais la démarche ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion, y compris dans la majorité présidentielle. « Pendant que le président de la République est dans le schéma des élections, Aaron lui évoque la question du référendum. C’est un non-sens », a dit le communicateur de la majorité Ardent Kabambi.

Dans l’opposition, nombreux sont ceux qui parlent d’une astuce pour trouver une occasion de maintenir le président Kabila au pouvoir.

RFI

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