Condamné à 20 ans des travaux forcés pour détournement des fonds destinés au programme de 100 jours dans son volet maisons préfabriquées, Vital Kamerhe ne s’avoue pas vaincu. Le leader de l’Union pour la Nation congolaise (UNC) n’entend pas assister passif à sa mort politique, déjà programmée dans les rangs de ses adversaires, qui ne voudront pas le voir sur la liste des candidats à la présidentielle de 2023.

Hier lundi 3 août, le directeur de cabinet du président de la République a fait le déplacement pour la Cour de cassation en vue d’assister à l’audience sur l’arrêt de la Cour d’appel qui a rejeté sa demande de liberté.

«Le DirCab du Chef de l’Etat a été entendu ce jour devant la Cour de cassation siégeant en appel, en chambre du conseil. La cour doit statuer sur la liberté provisoire refusée par la Cour d’Appel», a signalé sur son compte Twitter Michel Moto, son assistant personnel.

Après son audition, Vital Kamerhe a regagné sa cellule de Makala. La Cour de cassation qui a pris sa demande de liberté provisoire tranchera, dans 48 heures.

Bien avant de se rendre à la Cour de cassation, l’ancien président de l’Assemblée nationale a introduit, dans la même instance judiciaire une requête qui prend à partie trois magistrats. Il s’agit de Bakende Mvita, le juge président du procès qui l’a cloué à Makala à 20 ans de travaux forcés, et deux autres juges de la composition, Kasunda et Mukaya.

Pour des raisons de clarté, il sied d’exposer sommairement, outre les faits, et les rétroactes, les éléments de recevabilité d’une part, et d’autre part les griefs, constitutifs du dol reproches aux magistrats précités pour enfin solliciter leurs œuvres et la réparation conséquente », peut-on lire dans sa requête déposé depuis le 31 juillet à la Cour de cassation.

Eric WEMBA
Forum des as

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici