Le week-end qui vient de s’écouler a été riche en événements politiques lesquels continuent d’alimenter les débats et divers groupes sociaux.

D’abord, il y a le discours du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi à la Nation, prononcé le vendredi 22 octobre dernier, au cours duquel il a levé l’option de valider l’équipe de Denis Kadima pour diriger la Centrale électorale, en expliquant les raisons.

On rappelle que ce discours de 5 minutes 30 secondes intervient une année après celui historique dit de 6 minutes qui avait mis fin à la coalition Fcc-Cach, prononcé curieusement le même jour de la semaine. Soit le vendredi 23 octobre 2020.

Le discours venait ainsi de mettre définitivement fin à la polémique truffée de malhonnêteté, mensonge, calomnie, mauvaise foi, voire d’intimidation à l’égard de la plus haute institution de la République.

Le Chef de l’Etat ayant pris ses responsabilités devant la nation afin de libérer le processus électoral resté pendant des mois l’otage de quelques leaders des confessions religieuses, les choses ont brusquement pris une autre allure. Soudain, la polémique stérile qui avait submergé les réseaux sociaux, a cédé le pas aux coalitions. Mais, quelles coalitions ! Comme dans un film fiction, les Congolais assistent à l’annonce d’un mariage atypique, contre la nature, entre carnivores et herbivores, la chèvre et les feuilles de manioc, les requins et les tilapias.

La CENCO confirme son militantisme

Ayant floué l’opinion des années durant en faisant croire que l’église était apolitique et qu’elle ne se mêlait pas de la politique, la structure dirigeante de l’église catholique de la RDC, dont le mandat des animateurs est devenu presqu’à durée indéterminée, vient dévoiler publiquement son option de coaliser avec des acteurs politiques de carrière. Du coup, l’église qui aligne également ses structures CLC et CALCC dans la même coalition en gestation, affiche clairement ses couleurs et choisit son camp. La CENCO a carrément craché sur la mémoire des martyrs de la démocratie, Thérèse Kapangala, Rossi Mukendi, Hussein Ngandu…tombés sur le champ de bataille entre 2017 et 2018.

Hier, en organisant des marches pacifiques réprimées dans le sang par le régime des Kabilistes avec des nombreux sus évoqués, la CENCO présentait Joseph Kabila comme le problème. Curieusement, elle s’arrange lui et ses lieutenants qu’elle avait qualifiés d’assassins.

En plus, personne n’ignore le combat que l’église catholique avait mené pour que soit mis fin à la coalition Fcc-Cach. Curieusement, lorsque le Chef de l’Etat y avait mis fin, la CENCO n’a jamais ne fût-ce que remercié le Président Tshisekedi pour avoir réalisé ce vœu.

Retour aux vieilles amours

Pour les autres membres notamment ceux du FCC, Ensemble, Lamuka annoncés preneurs si pas animateurs de la fameuse coalition, rien d’étonnant pour les observateurs de les voir retourner à leurs vraies origines après avoir tenté vainement de rééditer leur exploit de caméléons politiques. Car, il n’est un secret pour personne que la fortune illicite que certains ont amassée au détriment de la communauté nationale, c’est grâce à leur longue participation au régime du FCC auquel ils doivent toute leur reconnaissance. Ce retour aux origines ne peut surprendre les Congolais qui suivent de près la situation politique de leur pays.

On se rappelle des discours xénophobes et fondamentalistes tenus par certains ténors de la fameuse coalition à mettre en place, pour raison de populisme. N’a-t-on pas entendu des gens jurer qu’ils ne pourraient jamais cohabiter avec Kabila ? Que diront-ils à leurs partisans devant qui ils juraient ?

Que les structures de l’église catholique, CLC et CALCC s’engagent à côté des acteurs bien connus, ce n’est que l’officialisation des relations demeurées longtemps dans la clandestinité. Des observateurs savaient qu’il y avait une main noire qui finançait l’organisation des manifestations desdites structures. Rien ne restera éternellement sans être découvert. Voilà le moment venu où le peuple congolais est en train de découvrir au fil du temps la vraie face des gens qui prétendent militer pour son bonheur.

En réalité, les analystes pensent que cette agitation qui s’observe aussi bien chez les acteurs politiques que les leaders religieux est un arbre qui cache la forêt. L’incapacité dont les chefs religieux ont fait montre pour trouver le consensus dans la désignation des animateurs de la Ceni en est la démonstration. En fait, la rigueur instaurée dans la gestion publique, avec la patrouille financière de l’IGF conduisant à ’interpellation des anciens gestionnaires, provoque des insomnies chez ceux qui ont des comptes à rendre à la République. Ceci explique cela.

Le Phare

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