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Dans un schéma révolutionnaire, mieux de planification de rupture avec le passé, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi qu’on a cessé de présenter dans l’ombre de Joseph Kabila s’est révélé grand stratège en renversant avec tact et sans effusion de sang ou de chaos sécuritaire, toute l’emprise de son prédécesseur. Pour Franck Diongo, président du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), le cinquième président de la RDC a fait montre d’un coup de génie politique qui rend périmé, le discours « passéiste » de Martin Fayulu. Ce dernier ne cesse de considérer Félix Tshisekedi comme sa cible favorite à chaque sortie médiatique.

Dans une sortie médiatique, vendredi 12 février au siège de son parti le MLP, Franck Diongo, proche de Félix Tshisekedi, n’a pas raté de réserver une réponse appropriée aux propos du candidat malheureux de la présidentielle de 2018, Martin Fayulu. Ce dernier s’en est pris, vingt-quatre heures avant, au cours d’une conférence de presse, à sa cible favorite depuis toujours, le chef de l’Etat.

« Une marionnette reste une marionnette », a-t-il assené tout en ironisant sur « une deuxième grossesse », au moment d’évoquer l’Union sacrée prônée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Car selon lui, rien ne dit que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila se sont séparés.

Dans la foulée, le leader de l’Ecidé a estimé que l’accession de Félix Tshisekedi à la tête de l’Union africaine discréditait cette organisation continentale.

Face à la presse, Franck Diongo se sentant, dit-il, dans le devoir de vérité, s’est vu dans l’obligation de recourir à l’histoire pour développer « le combat d’Etienne Tshisekedi face à la situation politique actuelle en RDC ». Une thématique qui n’est pas anodine dès lors qu’elle éclaire sur le rapprochement tout autant naturelle, biologique que politique entre Félix Tshisekedi et son père, Etienne Tshisekedi.

« Le fils (Ndlr, Félix Tshisekedi) est sur les traces de son père. Il incarne bel et bien la continuité du combat de son père », a-t-il souligné.

Le discours « passéiste »

Dans ce rapprochement, Franck Diongo répondant à la question d’un journaliste de Congoweb Tv sur Fayulu et ses propos, a réfuté au leader de l’Ecidé la qualité de disciple d’Etienne Tshisekedi.

« Il est vrai que Martin Fayulu a été, au début, à la Conférence nationale souveraine. Et après, il est parti dans ses affaires privées en dehors du pays… Il n’était pas dans le combat politique. C’est lors des élections de 2006 qu’il est rentré au pays pour être candidat indépendant aux législatives nationales.

Et l’Ecidé, son parti, sera créé en 2011… Fayulu est revenu chez Tshisekedi à la naissance de la Dynamique Tshisekedi Président (Une plateforme électorale de soutien à la candidature d’Etienne Tshisekedi) au mois d’avril 2011. Et même en cette période-là, le suppléant de Martin Fayulu à l’Assemblée nationale, devenu député parce que Fayulu ayant opté pour l’Assemblée provinciale, était dans la Majorité de Kabila. Il figurait au sein de l’AFDC de Bahati, en son temps, membre de la mouvance Kabila… », a-t-il rappelé.

Présentant ainsi ce qui apparait clairement comme le déboulonnement du système Kabila, Franck Diongo, dans la casquette de disciple d’Etienne Tshisekedi, estime que le président de la République Félix Tshisekedi s’est révélé comme grand stratège en renversant sans effusion de sang, ni chaos sécuritaire, toute l’emprise de son prédécesseur. Il s’agit là, d’un coup de génie politique qui rend périmé, le discours « passéiste » de Martin Fayulu. « Je vous invite à ne plus suivre ce que Martin Fayulu dit. J’ai pitié de mon frère. Il n’a plus de discours… Il doit créer autre chose. Il n’est pas sur la ligne d’Etienne Tshisekedi et il n’est pas le porteur du combat d’Etienne Tshisekedi, moins encore le continuateur. Il fait la politique de la haine… », a-t-il déclaré, en réponse aux questions des journalistes.

Kagame, le bouc-émissaire

Et de poursuivre : « Hier, il a qualifié Félix Tshisekedi de marionnette. Et il ne cessait de dire s’il est vrai président qu’il fasse ceci, qu’il fasse cela… Tout est fait. Aujourd’hui, plus de discours et le bouc-émissaire, c’est maintenant le président Kagame, son argumentaire n’est plus raisonnable ».

Dans la foulée, Franck Diongo fait des révélations qui sous-tendent la stratégie de s’opposer le jour et vouloir négocier la nuit. Selon lui, à travers deux prêtres catholiques connus, l’un en Belgique et l’autre à Kinshasa, Martin Fayulu a mené des démarches secrètes pour rencontrer Félix Tshisekedi… La démarche, dit-il, a encore été pareille lors des consultations présidentielles. Le président du MLP indique que l’opposant Martin Fayulu avait, par l’entremise d’un chef d’Etat africain, demander de rencontrer le président de la République…

Pour bien des observateurs, le candidat malheureux de la présidentielle de 2018 reste figé dans un discours populiste obsolète du genre : « Kabila qui dirige via Tshisekedi, Kagame qui dirige via Tshisekedi, Tshisekedi n’a pas de pouvoir, il viole toutes les lois, il est marionnette… »

Pour rappel, le Rwanda, de son côté, n’a pas tardé à réagir aux propos du coordonnateur de la coalition Lamuka, via son ambassadeur accrédité à Kinshasa, M. Vincent Karega. Ce dernier a, dans un tweet, réagi en ces termes : « A ma connaissance, le Rwanda n’a ni protectorat, ni colonies au monde entier, sauf dans la tête de Martin Fayulu et de certains charlatans derrière la thèse chimérique d’une balkanisation imminente de la RDC par le Rwanda… ».

Le potentiel

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