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La Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) dit constater une intensité et une complexité sur la relation qui unit les Nations unies et la République démocratique du Congo (RDC), rarement vues ailleurs.

Selon Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en RDC et chef de la Monusco, l’« on peut dans un même souffle nous reprocher de n’avoir jamais rien fait et nous remercier d’avoir stoppé la rébellion du Mouvement du 23 mars [M23]. On peut dans la même phrase nous accuser d’avoir échoué en tout, tout en reconnaissant que la violence armée n’existe plus, que dans quelques provinces, alors que le pays tout entier était sous occupation étrangère et dans une très grande instabilité lorsque la mission a été autorisée par le conseil de sécurité des Nations unies », s’est lamentée la cheffe de la Monusco, le jeudi 15 avril 2021, dans une conférence de presse en ville de Beni.

La cheffe de la Monusco dit avoir rencontré toutes sortes de réaction lors de ses récentes visites en RDC. Selon elle, au Kasaï, des populations regrettent le départ en cours de la Monusco de leur province et à Lubumbashi, la population dit être orpheline de ce départ.

Néanmoins à l’Est, les représentants de la société civile expliquent que la population dans son ensemble souhaite le départ de la Monusco. « Où est la vérité ? » s’interroge-t-elle et de réponde que la vérité est un peu partout. Pour la cheffe de la Monusco, la vérité est que la Monusco partage depuis longtemps un destin commun, semé de difficultés, de déceptions mais aussi d’avancées remarquables.

Bintou Keita a annoncé le déploiement de 4 unités « mobiles », « plus réactives », « plus rapides », et « plus flexibles », pour mieux soutenir les opérations de l’armée congolaise. Le personnel policier et civil va intensifier son engagement avec la population, « y compris avec ceux qui la critique », pour identifier tout les domaines elle doit et peut faire des progrès, notamment dans le système d’alerte.

La cheffe de la Monusco dit continuer à mener les plaidoyers pour que les autorités congolaises travaillent à améliorer les conditions de vie et de travail des Fardc et de la police, pour qu’ils remplissent leurs responsabilités convenablement.

Pour y arriver, Bintou Keita sollicite l’appui de la population et l’appelle à « ne pas se laisser distraire par ceux qui ont besoin de la confusion pour continuer à exister ».

Tous ces propos ont été dits pendant que la population demande le départ de la Monusco du sol congolais. La population déplore les massacres « odieux » des civils malgré les opérations en cours des Fardc, appuyées par la brigade de force d’intervention (FIB) de la Monusco contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) à qui sont attribuées toutes ces tueries depuis plusieurs années.

Delphin Mupanda
Media Congo Press

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