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La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a fait état d’un certain nombre d’inquiétudes quant à l’aboutissement « aisé » du processus électoral en RDC.

L’épiscopat congolais a tenu son assemblée plénière du 25 au 28 juin au cours de laquelle, elle a notamment noté le désaccord entre les parties prenantes au processus électoral au sujet de la machine à voter.

« Nous constatons qu’il n’y a toujours pas de consensus sur l’utilisation ou non de la machine à voter. A ce sujet, certains menacent même de boycotter les élections, apparemment sans en évaluer les conséquences », déplore la CENCO dans une déclaration faite ce vendredi 29 juin 2018.

La CENCO se dit préoccupée par le fichier électoral récemment audité par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui contient 16,6 %, soit 6,7 millions d’électeurs que la CENI devrait élaguer.

«Nous n’irons pas d’audit à audit », avait répondu Corneille Nangaa, président de la CENI sur RFI.

Les prélats catholiques jugent également «inacceptable» le non-parachèvement des mesures de décrispation politique.

«Le non-parachèvement des mesures de décrispation prévues dans l’accord de la Saint-Sylvestre est inexplicable et inacceptable. Le maintien en prison ou en exil des cas emblématiques pour leurs opinions politiques, n’est pas de nature à favoriser les élections inclusives et apaisées que nous voulons tous », disent-ils.

Ils redoutent aussi l’insécurité dans différentes provinces malgré, disent-ils, l’impressionnante militarisation du pays.

«Paradoxalement, cette situation contraste avec l’impressionnante militarisation du pays, entre autres dans le Nord-Kivu. Cette insécurité, vraisemblablement entretenue, ne risque-t-elle pas de servir de prétexte au refus d’organiser les élections dans le délai ?», s’interrogent la CENCO.

La CENI a officiellement ouvert les bureaux de réception et traitement des candidatures le 24 juin dernier sur l’ensemble du pays pour les élections prévues à la fin de cette année. Mais plusieurs questions dont la machine à voter et le fichier électoral laissent planer le doute sur la participation de certains partis aux scrutins.

Patrick Maki

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