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Au lendemain de l’annonce de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri par le président de la République, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) apporte sa contribution à la mission parlementaire qui sera diligentée dans l’Est du pays. À travers un mémorandum déposé, lundi 3 mai au bureau de l’Assemblée nationale, les prélats catholiques mettent à la disposition de la République des éléments de preuve accablant certaines autorités internes qui jouent le jeu de l’ennemi en complicité avec certaines multinationales et des pays voisins. Par ce geste, a précisé le porte-parole de la Cenco, l’Église catholique entend appuyer les efforts du Parlement et du président de la République qui ont pris des initiatives louables dans le sens du rétablissement de la paix et de la sécurité dans les provinces troubles du pays, spécialement le Nord-Kivu et l’Ituri.

L’abbé Donatien N’Shole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a rendu visite, lundi 3 mai 2021, à Christophe Mboso Nkodia Pwanga, président de l’Assemblée nationale, au Palais du peuple. Motif : remettre un mémorandum de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Association des conférences épiscopales d’Afrique centrale (ACEAC) pour appuyer le travail de recherche de la paix dans l’Est du pays.

Pour le secrétaire général de la Cenco, qui s’est confié à la presse au sortir de l’audience, il s’agit de la contribution de l’Église catholique du Congo et celle de toute l’Afrique centrale pour appuyer les efforts du Parlement et du président de la République qui, chacun en ce qui le concerne, rappelons-le, a pris des initiatives louables dans le sens du rétablissement de la paix et de la sécurité dans les provinces troubles du pays.

Si l’Assemblée nationale a diligenté une commission d’enquête parlementaire, le président de la République a décrété un « état de siège » pour résoudre durablement la crise humanitaire et sécuritaire qui sévit dans la partie orientale du pays ; crise qui a culminé ces dernières heures sur l’assassinat de l’imam Cheikh Ali Amini de Beni, en plein culte dans la grande mosquée de la ville de Beni.

« Les évêques membres de la CENCO avaient pris l’engagement d’accompagner les institutions de l’Etat pour le bien-être de la population. Et le Parlement est une des grandes institutions qui méritent l’accompagnement de nos pères, les évêques qui, sans être politiciens, veillent sur le même peuple dont les députés ont aussi la charge », a déclaré l’abbé Donatien N’Shole.

À propos de la situation de l’Est, a enchaîné le secrétaire général de la CENCO, « nous ne pouvons pas dormir tant que la situation n’évolue pas là-bas. Vous avez appris qu’on y a tué un religieux, c’est un musulman. Demain, ça sera un catholique, un protestant … Donc, nous sommes tous concernés. Nous avons salué la dynamique mise en place par le président de l’Assemblée nationale jusqu’à diligenter une enquête parlementaire dans l’Est du pays. Bien avant ça, l’ACEAC et la CENCO avaient diligenté une mission de réconfort et solidarité dans l’Est du pays ».

Fort de cette mission, ils ont fait un plaidoyer adressé, le 20 février 2021, au chef d’État. Et les évêques avaient pris l’engagement de mener le même plaidoyer auprès du Parlement et du gouvernement en termes de contribution à la mission parlementaire dans l’Est.

Le Potentiel

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