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Félix Tshisekedi et Charles Michel, respectivement président de la République démocratique du Congo et président du Conseil européen, résolvent de travailler ensemble pour relever les défis de la sécurité qui se posent dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans la quête des réponses à la problématique sécuritaire dans la partie Est du pays, le chef de l’État Félix Tshisekedi n’écarte aucune option. C’est ainsi, assure-t-il, qu’il entrevoit, des mesures radicales pour toutes ces régions en difficulté, en proie à la violence, à savoir l’Ituri, le Nord et le Sud-Kivu. Comme d’autres partenaires majeurs internationaux, l’Union européenne se dit « disposée » à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité congolaises. Pour Charles Michel, l’UE « est prête à s’engager » avec d’autres partenaires dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies. Bien plus, l’Union européenne dit privilégier le dialogue engagé avec Kinshasa mais aussi la formation des forces de sécurité congolaises dans le cadre de la coopération bilatérale. Mais pour résoudre la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, Charles Michel salue « les efforts qui ont été faits sur le plan des relations avec les voisins ».

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a eu un tête-à-tête, jeudi 29 avril au Palais de la nation, avec le président du Conseil européen, Charles Michel. Les échanges ont tourné notamment autour de l’appui de l’Union européenne à la présidence en exercice de l’Union africaine. Plus tard dans l’après-midi, les deux personnalités avaient procédé à l’inauguration, au port de la SCPT à Gombe, de deux bateaux destinés au balisage du fleuve Congo dans son bief navigable. M. Charles Michel a clôturé son séjour par un banquet qui lui a été offert par le chef de l’État à la Cité de l’Union africaine.

Arrivé à Kinshasa mercredi 28 avril, à la tête d’une importante délégation des officiels européens en provenance de Bruxelles, Michel a été accueilli à l’aéroport de N’Djili par le tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala ainsi que quelques collaborateurs du chef de l’État dont son Directeur de cabinet, Guylain Nyembo.

Au cours d’une conférence de presse conjointe animée, jeudi, avec le chef de l’État Félix Tshisekedi, Charles Michel a indiqué que l’Union européenne se dit « disposée » à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité congolaises dans le cadre de la coopération bilatérale.

L’UE promet son soutien

« Dans le cadre des Nations-Unies, plusieurs États européens sont membres du Conseil de sécurité, il y a régulièrement des évaluations, des discussions sur les différents mandats en lien avec les missions et certainement, c’est le cas pour la Monusco. L’Union Européenne, les États membres, on est prêt à être engagé avec les partenaires internationaux, bien entendu avec les autorités de la République Démocratique du Congo sur ce sujet-là. Sur le plan Européen, sans parler nécessairement de la comparaison avec Artémis, il y a une capacité, une volonté aussi dans le dialogue qui était entrepris depuis quelques temps maintenant avec le Président pour voir comment on peut mobiliser du support, par exemple, en termes de renforcement des capacités, de soutien pour faire des réformes nécessaires dans le domaine de sécurité, de formation également pour avoir cette capacité de jouer un rôle positif, stabilisateur mais chaque fois en lien avec les priorités de la République Démocratique du Congo », a précisé Charles Michel.

La réponse de Charles Michel est en lien avec la demande de déploiement d’une force à l’instar de Artémis à la suite des manifestations vécues pendant trois semaines contre la Monusco dans la province du Nord-Kivu. La mission de l’ONU est accusée de passivité face aux tueries des civils notamment à Beni et en Ituri. Mais pour résoudre la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, Charles Michel a salué « les efforts qui ont été faits sur le plan des relations avec les voisins ».

« Il faut aussi prendre en considération cette dimension régionale et ce dialogue qui est engagé pour traiter aussi dans une perspective régionale un certain nombre des situations », a-t-il dit.

La visite du président de la Commission de l’UE en République démocratique du Congo qui intervient 48 heurs après l’investiture du nouveau gouvernement par l’Assemblée nationale, constitue une première dans les annales du Conseil européen. Il s’agit de la toute première fois qu’une personnalité de son rang vient en visite officielle au pays de Tshisekedi.

Il sied de rappeler que l’Union européenne, participe au développement politique et humain de la RDC, en déployant une approche globale qui a notamment permis d’organiser les premières missions sécuritaires européennes sans participation de l’Organisation de l’Atlantique Nord (OTAN). Depuis, la réforme de la police et celle de l’armée ont été initiées.

L’UE a également participé activement aux efforts de la communauté internationale pour restaurer la paix et la démocratie en RDC, en soutenant financièrement le referendum constitutionnel de 2005 et les processus électoraux de 2006 et de 2011, tout en y déployant d’importantes missions d’observation électorale. Elle attache une grande importance à la stabilité régionale et s’est aussi impliquée dans les efforts internationaux pour la stabilité avec la nomination dès 1996 d’un représentant spécial pour la région des Grands Lacs.

La contribution à la consolidation de la RDC, au-delà des aspects politiques et militaires, s’appuie sur un important soutien au développement dans le cadre de l’accord de Cotonou signés en 2000. L’enveloppe pour la période 2014-2020 (11ème Fonds européen de développement) est une des plus importantes sur le plan bilatéral avec plus de 620 millions d’euros mobilisés sur quatre axes prioritaires, à savoir la santé, l’environnement, le renforcement de la gouvernance et de l’état du droit, ainsi que les infrastructures.

Ce partenariat prévoit un dialogue politique soutenu qui permet à l’UE et à la RDC d’échanger régulièrement et ouvertement sur les sujets d’intérêt commun et notamment la préservation de l’espace politique et le respect des droits humains.

Le Potentiel

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