“Cette manière d’agir de l’UDPS qui, tout le temps, vante la rue est une menace contre la démocratie. C’est vraiment très grave”, déplore le secrétaire permanent adjoint du PPRD en réaction au communiqué du parti présidentiel qui demande au FCC de retirer ses 3 propositions sur la réforme de la Justice initiées par les députés nationaux Aubin Minaku et Gary Sakata, sinon il fera parler la rue

Dans ce communiqué signé par le secrétaire général de l’UDPS, le parti de Félix Tshisekedi estime que ces 3 propositions de lois sont “inopportunes, inconstitutionnelles et violent le principe de l’indépendance de la magistrature” et a menacé “d’opposer à la Majorité artificielle du Palais du peuple, la majorité populaire, véritable détentrice du pouvoir au cas où ces propositions ne seraient pas retirées”.

Pour Ferdinand Kambere, “c’est vraiment malheureux. On vante trop l’État de droit, en même temps on ne veut pas que les députés puissent faire des propositions au niveau du Parlement”.

Débats au Parlement, pas dans la rue

“Un ou deux députés peuvent s’unir, réfléchir et faire une proposition de loi et ça reste une proposition de loi. Les débats, c’est au niveau de députés et pas dans la rue. On croit que c’est la rue qui doit régler cette question alors qu’on est au pouvoir?”.

Ferdinand Kambere affirme que “les réformes de la justice ne sont pas achevées. Je suis un praticien du droit, un avocat, je sais ce que valent les propositions de lois qui ont été faites”.

Il rassure que “cela n’a rien à voir avec la fin de la coalition FCC-CACH. Je crois que ce sont des débats démocratiques et humblement, je demande que les gens laissent le Parlement mener des débats, ce qui est reconnu constitutionnellement aux députés”.

Ferdinand Kambere rappelle même que “le député initie la loi, mais c’est tout un processus pour qu’une proposition devienne une loi”.

Dieumerci Lusakumunu

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