“Nous dénonçons et condamnons la démarche malicieuse de certains acteurs politiques et de la Société civile, sous l’influence de certaines officines que nous connaissons, tendant à déstabiliser la République sous couvert d’un prétendu dialogue national sur la matière électorale qui relève pourtant de la compétence des institutions légalement établies”, déclarent les députés et sénateurs du Front commun pour le Congo (FCC) dans une déclaration.

Crainte d’un glissement

Ces parlementaires convient, par contre, “le Bureau de l’Assemblée nationale à poursuivre sa mission de facilitation auprès des parties prenantes devant désigner leurs membres à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), conformément à l’article 10 de la Loi-organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, afin qu’à la session de septembre 2020, l’Assemblée nationale procède à l’entérinement des membres de cet organe d’appui à la démocratie”.

Cette prise de position est pour ces élus du camp de l’ancien president Joseph Kabila, une façon de refuser “de porter la responsabilité d’un éventuel glissement du calendrier électoral souhaité tacitement par certaines formations politiques”, avancent-ils.

Ils se disent, par ailleurs, “positivement ouverts pour statuer sur ces questions électorales à la session de septembre”.

C’est depuis le 11 juillet dernier, que 13 personnalités politiques, toutes tendances confondues et ainsi que de la Société civile ont lancé un appel au consensus sur la question des réformes électorales.

Depuis, ils ont entamé “un pèlerinage” auprès des Chefs des institutions, partis et regroupements politiques afin d’obtenir leur adhésion à cette initiative jugée salutaire pour la bonne tenue des élections de 2023.

C’est ainsi, qu’ils ont eu à rencontrer, notamment, le président de la République, le premier ministre et Jean-Pierre Bemba, un des leaders de Lamuka (grande coalition de l’Opposition dont Martin Fayulu, Moïse Katumbi sont des ténors) ainsi que le président de la CENI

Éric Lukoki
Top Congo

1 COMMENTAIRE

  1. Les derniers jours du FCC

    Lentement mais sûrement, le FCC, un parti politique qui ne vaut que par la corruption et la terreur tend à sa chute. Si le FCC est présentement majoritaire au Parlement, c’est l’UDPS qui décide désormais de son avenir. La situation du FCC se dégrade quotidiennement d’autant plus qu’après deux décennies de règne, le FCC a totalement échoué d’organiser des élections libres et démocratiques. Bien plus, la poursuite de la quasi-totalité de ses cadres pour crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale fragilise la sante cette organisation que beaucoup définissent comme persona non grata sur le territoire congolais. Pire encore, l’entérinement précipité et hors-loi de Ronsard Malonda et son non-assentiment par Felix Tshisekedi, le president de la RDC constitue une autre preuve tangible que le FCC est en proie à de graves pratiques antidémocratiques. Comme conséquence, le Parlement ne jouit ni de la confiance de la population congolaise ni de celle du Chef de l’Etat. En tant que garant suprême de la sécurité sur l’ensemble du territoire congolais, Felix Tshisekedi jouit du droit de faire recours à un referendum si moindre soit-il pour l’organisation d’une élection transparente. Le vrai problème du FCC n’est pas du tout lié à la perte de l’élection en 2023. Le traumatisme qui gangrène les membres de ce parti politique n’est autre que l’après-chute. Après avoir torturé les innocents congolais au gré de leur volonté, comment voudront-ils vivre les mêmes exactions une fois hors du pouvoir ? Point n’est besoin de pronostiquer. Seul, l’avenir nous éduquera.

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