La Commission d’enquête mixte sur les manifestations du 31 décembre et du 21 janvier a rendu les conclusions de son rapport ce samedi 10 mars. C’était au siège du ministère des Droits Humains dans la commune de la Gombe.

Ce rapport conclu que le gouvernement aurait dû prendre toutes les mesures possibles pour qu’il n’y ait pas d’atteintes à la vie causées par certains éléments des forces de l’ordre, ni par des particuliers (les manifestants) dans leurs rapports interindividuels.

En outre, il constate que l’interdiction générale et la durée indéterminée des manifestations publiques est parmi les conséquences des violations et atteintes aux droits de l’homme. Le déploiement d’important dispositif policier et militaire ces jours-là ainsi que l’usage de la force par certains agents des forces de l’ordre, s’étaient faits en violation des instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux.

Pour ce faire, des recommandations ont été faites à toutes les autorités politiques et publiques du pays notamment au Président de la République. Il lui est demandé de veiller à l’amélioration de la protection et de la promotion des droits de l’homme par les institutions publiques et la poursuite de la mise en œuvre des mesures de décrispation. Pour le gouvernement, il lui a été recommandé, entre autres, de lever l’interdiction générale des réunions et des manifestations publiques et pacifiques à quelques mois des échéances électorales…,de créer un fond pour la réparation au profit des victimes et de prendre en charge les soins de santé des victimes toutes les manifestations publiques.

Cette commission a été mise en place le 1er février dernier. Elle était composée des délégués du ministère des Droits humains, du ministère de la Justice, de la Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH), de la société civile, du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme (BCNUDH) et du Bureau de liaison de l’Union Africaine (UA). Elle était présidée de Mme Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits humains et Mr Georges Kapiamba en était le rapporteur désigné par la société civile.

On rappel que ces manifestations ont fait dans l’ensemble, selon ce rapport, 14 morts soit 7 pour celles du 31 décembre 2017 et 7 pour celles du 21 janvier 2018.

Michel TOBO

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