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À travers un court message sur les réseaux sociaux, l’opposant Martin Fayulu s’oppose à la rencontre prévue ce vendredi 22 avril au Kenya, entre Félix Tshisekedi et les groupes armés, dans le cadre d’un dialogue « consultatif » initié par Kinshasa. « Il est inadmissible » de laisser Félix Tshisekedi « livrer le pays aux groupes armés », juge Martin Fayulu qui indexe « l’incompétence notoire » de l’actuel régime.

« Il est inadmissible qu’on laisse M. Félix Tshisekedi livrer le pays entre les mains des groupes armés instrumentalisés. L’incompétence notoire de ceux qui ont usurpé le pouvoir du peuple est en train de peser lourd sur l’avenir de notre pays. », dénonce Martin Fayulu.

« Des vielles méthodes »

Alors que le Président congolais, en séjour à Nairobi au Kenya, tient une série de dialogue « consultatif » avec les groupes armés qui écument la partie Est de la République démocratique du Congo, pour le député national et membre de la commission défense à l’Assemblée nationale, Juvénal Munubo, cette approche « des vielles méthodes du passé », n’aboutira pas aux résultats escomptés. Il estime que la solution reste la pression militaire le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion sociale des belligérants.

« Je n’encourage pas vraiment des rencontres directes entre dirigeants de la Région et groupes armés, qui ressemblent fort à des négociations.Ça serait refaire les vieilles méthodes du passé qui n’ont pas conduit à la paix. La Solution c’est la pression militaire et le DDR », dit-il.

« Le dialogue consultatif »

Le Président Félix Antoine Tshisekedi reçoit ce vendredi à Nairobi, au Kenya où il participe au deuxième Conclave régional sur la sécurité en RDC, les représentants d’une dizaine des groupes armés actifs dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu afin de les appeler à adhérer à l’option de la paix.

« Il ne s’agit pas des négociations avec un groupe armé spécifique mais plutôt d’une démarche accordée à tous ceux qui ont pris les armes contre leurs propres pays et qui doivent s’inscrire dans la logique de paix », a indiqué une source de la Présidence de la République.

D’après la même source, les Présidents Uhuru Kenyatta, Yoweri Museveni, Evariste Ndayishimiye, Félix-Antoine Tshisekedi et le ministre Rwandais des Affaires étrangères, représentant le Président Paul Kagame, qui ont pris part à ce conclave, se sont engagés àe soutenir le processus qui vise à mettre définitivement un terme à l’activisme des groupes armés locaux et étrangers en terre congolaise.

Ils ont également décidé de la mise en œuvre, dans le volet militaire, d’un processus visant la renonciation de lutte armée afin de s’engager dans le programme de désarmement, démobilisation, relèvement, communautaire et stabilisation (P-DDRCS), pour les groupes armés locaux, et le retour dans leurs États respectifs, pour les groupes étrangers, avec comme conséquence, à défaut, leur éradication par la force militaire régionale qui est mise en place.

Le sommet s’est félicité de l’engagement de l’ONU, de l’UA, de l’EAC, de la CIRGL, en qualité d’observateurs ainsi que le soutient des gouvernements américains et français comme interlocuteurs bilatéraux.

Stéphie MUKINZI M
Politico

SOMBA,TEKA Ofele

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