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Dans le collimateur de la justice congolaise de suite de plusieurs plaintes déposées contre lui, l’ancien Administrateur général de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), Kalev Mutond a annoncé le matin de ce jeudi 10 mars être encerclé par “des policiers lourdement armés” dans sa résidence de Macampagne à Kinshasa. Dans un entretien accordé à POLITICO.CD, l’un de ses principaux plaignants, le Bâtonnier honoraire du barreau de Lubumbashi et Président national de la SCODE Jean-Claude Muyambo, estime plutôt que Kalev Mutond joue à la comédie.

L’ancien AG de l’ANR, selon le bâtonnier Muyambo, “nargue la justice.” C’est ainsi qu’il invite le Procureur général à mettre la main sur lui.

“J’ai appris ce matin qu’il est encerclé par des policiers dans la résidence de sa fille qui est Députée nationale. C’est une distraction. C’est une façon pour lui de narguer la Justice. Et je pense que le Procureur avec tous les pouvoirs qu’il a, finira par mettre la main sur lui”, a-t-il déclaré avant d’ajouter que : “on est toujours dans le plan A. Il y aura un mandat d’amener. On va le chercher par force. C’est une comédie. Il veut à ce qu’on puisse avoir pitié de lui. On ne peut pas avoir pitié d’un criminel comme lui”.

Question de justice

Pour le bâtonnier Muyambo, “c’est une question de justice” et rien à voir avec “l’acharnement”. Il affirme que Kalev Mutond a le “mépris” de la justice, ce qui explique son “refus” de répondre à la convocation et le mandat de comparution du parquet. Le Président de la SCODE insiste sur le fait que Kalev Mutond “doit répondre de ses actes”.

“Ce n’est pas un acharnement. C’est une question de justice. Il a fait du mal à des personnes. Les gens ont souffert. Il doit répondre de ses actes. On n’a pas besoin d’avoir un autre Kalev dans ce pays. S’il est innocent, s’il pense qu’il n’a rien fait de mal, qu’il aille répondre à la justice et présente ses moyens de défense”, a-t-il renchéri.

Jean-Claude Muyambo invite Kalev Mutond à “ne pas confondre l’ANR et sa propre personne”. Il pense que beaucoup de chefs d’accusation retenus à sa charge sont fondés puisqu’il se prenait pour “un petit dieu, un super flic”.

“Est-ce que c’est l’ANR qui lui avait demandé de venir me chercher à 3h du matin ? Est-ce que c’est l’ANR qui lui avait demandé de tirer sur le magistrat Mbuyu ? C’est l’ANR qui lui avait demandé d’arrêter, torturer Christopher Ngoy ? C’est toujours l’ANR qui lui avait demandé d’arrêter Gecoco et le torturer ?”, s’interroge-t-il.

Stéphie MUKINZI
Politico

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