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Retour confirmé. Meeting préparé. Discours annoncé. Fayulu et Muzito, les deux ténors de l’aile inoxydable de Lamuka, reviennent ce samedi 22 août à Kinshasa. A Nouvel Elan et l’Ecidé, cadres et militants sont mobilisés. Ils vont retrouver le sol béni de leurs ancêtres dans un contexte marqué par des pleurs et grincements des dents, après autant de ravages de Covid-19 et la descente aux enfers de toutes les strates de l’économie nationale.

Ils retrouvent ainsi leur Etat congolais écartelé, tiraillé et rongé par les difficultés de toutes sortes. Au fait, le temps passé en dehors du pays aura-t-il permis à ces deux leaders de Lamuka d’évoluer dans leur combat pour le triomphe de la vérité des urnes ? Telle est la question lancinante à laquelle ils doivent, en principe, répondre, dès leur arrivé ce jour-là à Kinshasa. Katumbi et Bemba sont également signalés à l’almanach de ce grand retour.

L’un et l’autre avait, chacun, produit des schémas et réflexions pour contribuer à la sortie de crise. Ils semblaient se rabattre autour de la bataille pour trouver un consensus national. Là où Fayulu parlait d’un Haut Conseil des Réformes Institutionnelles à gérer par Lamuka, préconisait une transition de 18 mois et la gestion de cette transition par l’actuelle coalition FCC-CACH, Muzito versait, à sa manière, des larmes sur les années de la ménopause imposée à la RD. Congo. Ils reviennent pour dire quoi et faire quoi ?

La RDC sur le cric

L’affolement des prix, l’instabilité du taux de change, sans compter cette perte substantielle du pouvoir d’achat, pour des citoyens privés, depuis des temps immémoriaux, d’un minimum vital.

Dans cette situation maussade, fonctionnaires et agents de l’Etat, médecins et professeurs, infirmiers et magistrats, élèves et étudiants broient du noir. Rien mais, alors, rien ne permet d’espérer l’embellie de sitôt. A moins d’un miracle, toutes les solutions administrées pour contrer la dérive monétaire ont démontré leurs limites. Qu’il s’agisse de l’injection des masses de dollars américains pour racheter les francs congolais, qu’il s’agisse de l’augmentation du taux directeur de la Banque Centrale, qu’il s’agisse, enfin, de la réduction du train de vie dans le fonctionnement des institutions de la République, toutes ces mesures-là, n’ont donné que de maigres résultats.

Ce week-end, le gouvernement est allé plus loin jusqu’à interdire certaines dépenses en mode d’urgence et à préconiser moins de paiements en termes des sorties des fonds en liquide.

Confinement, fin ou faim ?

Là aussi, les experts sont unanimes. Ils disent, à haute voix, que pour s’en sortir, l’Etat congolais devait normalement réduire au maximum ses propres dépenses. Or, depuis un certain temps, de nouvelles institutions naissent comme des champignons, des nominations pleuvent comme la pluie diluvienne. Bien plus, l’Etat congolais, devenu un géant aux pieds d’argile, est privé de ses moyens traditionnels, depuis que la Covid-19 est venue imposer ses marques sur l’échiquier.

La pression fiscale en a subi un coup. Car, les activités étaient littéralement paralysées avec le confinement de la Gombe et l’état d’urgence sanitaire décrétée, depuis le 24 mars 2020. Les opérateurs économiques, premiers contributeurs au niveau des recettes de l’Etat, sont réduits jusqu’à la moelle épinière. Leurs affaires fermées n’ont été rouvertes qu’après ce longtemps de confinement, de fin ou de faim. D’ailleurs, les difficultés actuelles liées notamment, au redémarrage de toutes les activités économiques, des cris de cœur lancés au travers des grèves, démontrent combien le pays est en pleine crise économique aux conséquences multiples.

La prospérité

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