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L’ex-président français Nicolas Sarkozy a été placé mardi en garde à vue à Nanterre, près de Paris, selon une source judiciaire. Il est entendu dans le cadre de l’enquête sur le possible financement libyen de sa campagne de 2007.

Selon Mediapart et Le Monde, qui ont révélé l’information, c’est la première fois que Nicolas Sarkozy est entendu dans le cadre de cette affaire depuis l’ouverture d’une information judiciaire en 2013.

Les magistrats étudient la piste d’un possible financement de la campagne électorale de l’ancien chef d’Etat, il y a plus de dix ans, par la Libye de Mouammar Kadhafi.

L’enquête porte sur des chefs de corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel de ces infractions.

Selon la même source judiciaire, l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, est également entendu mardi en audition libre. En 2012, le site Mediapart avait rapporté qu’il avait servi d’intermédiaire.

Nicolas Sarkozy a toujours nié
L’ancien président français, qui a quitté le pouvoir en mai 2012, a toujours formellement démenti les faits allégués notamment par un autre homme de réseaux, le franco-libanais Ziad Takieddine. Contactés par Reuters, les avocats et l’entourage de Nicolas Sarkozy n’étaient pas disponibles dans l’immédiat.

Dans cette affaire, qui a émergé en 2012 après la publication par Mediapart d’une note laissant penser à un financement libyen de la campagne du politicien, l’ex-secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant a été mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

Un autre intermédiaire, un homme d’affaires présenté comme un personnage clé de l’enquête, a été arrêté en janvier à Londres. Il y est actuellement placé en détention, dans l’attente d’une audience sur son éventuelle extradition en France, prévue en juillet.

La garde à vue de Nicolas Sarkozy peut durer 48 heures. Il pourrait ensuite être présenté aux magistrats afin d’être mis en examen.

reuters/afp/tmun

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