Ancien secrétaire général de l’organisation de l’Union africaine et facilitateur au Dialogue politique de la cité de l’Union africaine en octobre 2016 en RDC, Edem Kodjo a rendu une visite de courtoisie au Président de la République Démocratique du Congo Felix Antoine Tshisekedi ce mercredi 30 janvier 2019 à la cité de l’Union Africaine .
Ancien premier ministre togolais, Edem Kodjo s’est dit fier de l’aboutissement du processus électoral dans lequel il était impliqué.
Ce dernier était accompagné de Cornelius Aidam, Ancien ministre et membre de la mission de médiation en RDC.
Contrairement aux rumeurs relayées dans les réseaux sociaux selon lesquelles, le président du Mouvement de Libération du Congo, MLC, aurait fait allégeance à Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba parle des affirmations fallacieuses.
“Des affirmations fallacieuses et erronées me concernant circulent sur les réseaux sociaux. Je n’ai aucunement commenté l’actualité de ces derniers jours en RDC auprès d’aucun média”, a-t-il indiqué via twitter.
En dehors de quelques partis et cadres de Ensemble de Moïse Katumbi qui ont pris acte et salué la victoire de Félix Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba reste fidèle et derrière Martin Fayulu.
Ève Bazaiba secrétaire générale du MLC avait lors de sa dernière sortie médiatique déclaré que son parti ne va pas participer au futur gouvernement.
Les élections des sénateurs initialement prévues le 6 mars auront lieu le 14 du même mois, annonce ce mardi la commission électorale nationale indépendante (CENI), qui évoque des contraintes légales, techniques et opérationnelles.
La période des dépôts des candidatures des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs des 24 provinces est prorogée de 5 jours. La clôture intervient le 4 février au lieu de 30 janvier comme repris dans le calendrier initial.
Les provinces du Nord Kivu et Maï-Ndombe ne sont pas concernées par ces activités car elles devront attendre l’organisation des élections législatives dans les circonscriptions électorales de Beni ville, Beni territoire, Butembo et Yumbi. La CENI a annoncé la mise en place d’une équipe technique afin d’examiner les questions opérationnelles et arrêter la date de la tenue des législatives nationales et provinciales qui devraient avoir lieu au plus tard le 31 mars. Elles étaient reportées pour des raisons sécuritaires et sanitaires dans ces 4 entités.
Les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs ont été également reprogrammées pour le 26 mars alors qu’elles devraient se tenir le 18 mars. Les nouvelles assemblées provinciales où seront élus les représentants des provinces à la chambre haute du parlement et les dirigeants des provinces sont en pleine période d’ouverture et installation.
Après l’installation du bureau provisoire de la chambre basse du parlement en RDC lundi 28 janvier 2019, s’en est suivi la cérémonie de remise et reprise entre l’ancien président Aubin Minaku et Gabriel Kyungu wa Kumwanza mardi 29 janvier.
A cette occasion, Gabriel Kyungu le plus âgé de tous les députés nationaux, a déclaré que l’heure est au travail et à la reconstruction.
“Il y a un temps pour se brouiller pour se chamailler et il y a un temps pour construire”, a-t-il dit.
Gabriel Kyungu a aussi fait un clin d’oeil à feu Étienne Tshisekedi en disant qu’il avait dit le ”peuple d’abord”. Il a demandé à ce que ce voeu de son compagnon de lutte et ‘icône de l’opposition soit honoré.
Auparavant, ”Baba” avait que le nouveau président Félix Tshisekedi est son fils et qu’il ne le combattrait pas, l’essentiel étant l’alternance obtenue pour laquelle il s’est battue.
Ce nouveau bureau provisoire composé du plus âgé et de deux cadets, aura 3 mois avec comme mission de préparer l’installation du bureau définitif de l’Assemblée Nationale.
En RDC, les tractations vont bon train au Front commun pour le Congo du président Kabila. Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante, cette coalition mise en place avant les élections domine largement l’Assemblée nationale et les Assemblées provinciales. En théorie, le futur Premier ministre doit donc être nommé dans ses rangs tout comme l’essentiel des postes de gouverneurs. Mais les différents partis qui composent cette coalition jouent des coudes au sujet de la répartition des postes ministériels et des candidatures aux postes de gouverneurs.
Avec 830 élus sur 1 200 postes dans les différentes Assemblées, la position du FCC est en théorie confortable. Mais cette coalition reste une plateforme électorale composée de dizaines de partis ou autres regroupements. Ce n’est pas un groupe parlementaire. Le ralliement de ses différentes composantes à une majorité n’est donc pas automatique.
L’élection passée, chacun fait désormais valoir ses intérêts, en vue d’obtenir un maximum de postes et pourquoi par celui de Premier ministre. Des tractations « houleuses », selon plusieurs sources.
Deux partis ont déjà pris position
Dans un courrier adressé lundi soir au coordonnateur du Front commun, Bahati Lukwebo, deuxième force parlementaire avec l’AFDC et ses alliés, rappelle que le PPRD, le parti du président Kabila et ses satellites ne représentent que 33% du poids politique des nouvelles assemblées. Il réclame une répartition « proportionnelle » des postes.
Même démarche pour les responsables de AABC, autre regroupement, qui dans un autre courrier réclament quatre postes de gouverneurs et de vice-gouverneur. Ce qui ne les empêche pas de rappeler leur attachement « à l’autorité morale du FCC », à savoir le président Kabila, et d’insister sur « la nécessité de ne pas aboutir à des frustrations ».
Vers la nomination d’un informateur ?
Jean-Pierre Kambila, ex-directeur adjoint de cabinet de Joseph Kabila et membre du PPRD, estime qu’il faut attendre la désignation d’un Premier ministre pour que « ces problèmes soient réglés ». Il assure aussi que le mode de désignation des gouverneurs a fait l’objet d’un accord il y a plusieurs semaines et qu’il est convenu que dans chaque province le parti politique ayant obtenu le plus grand nombre de sièges soit prioritaire.
Surenchères internes au FCC ou risque d’éclatement ? Du côté de la coalition Cash du président Félix Tshisekedi, minoritaire dans la nouvelle Assemblée, on se défend en tout cas de chercher à créer des dissidences. « Nous restons prudents et nous observons », assure Vidye Tshimanga, l’un de ses porte-parole, pour qui « l’objectif » reste de former avec le FCC « la majorité la plus large possible ». La question du choix ou non de nommer un informateur pour s’acquitter de cette tâche devrait être tranchée dans les prochaines 48 heures.
Pour nombre d’observateurs, les considérations sociologiques, géopolitiques et sentimentales passeraient avant le mot d’ordre de la puissante organisation de l’Eglise catholique rd congolaise.
C’est suffisamment rare pour être souligné. Effet Fatshi ? Les Congolais enregistrent des sons de cloche discordants au sein de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Après l’élection confirmée du nouveau Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi, les évêques de la RD Congo semblent ne plus émettre d’une même voix. Bien au contraire. Les princes de l’Eglise catholique donnent l’impression d’éclater en deux blocs. D’un côté, les évêques de l’Ouest. De l’autre, ceux du Centre. Pour preuve, les différentes réactions contradictoires à l’élection de Fatshi.
Dans un message rendu public le 26 janvier au chef-lieu de la province du Kasaï central, les évêques de la province apostolique de Kananga, donc l’espace Grand Kasaïen, membres de l’ASSEPKA, ont salué l’élection de Félix Tshisekedi comme président de la RDC. Ce faisant, ils se sont démarqués de la position de l’Episcopat de l’Eglise catholique qui n’a de cesse de réclamer la vérité des urnes !
» Nous bénissons Dieu pour le nouveau Président de notre pays, monsieur Félix Tshisekedi Tshilombo « , écrivent les sept des huit évêques du Grand Kasaï, fief sociologique du nouveau Chef de l’Etat de la RDCongo.Ce n’est pas tout. » Nous remercions Dieu aussi pour la première alternance pacifique et démocratique au sommet de l’État par la voie des urnes « , obtenue le 30 décembre 2018, marquant le début des « temps nouveaux ? en RDC », poursuivent les signataires du message.
Dans leur communiqué, les évêques de l’espace Grand Kasaï insistent : » Dans ce Congo nouveau, l’Église ne sera jamais ni distraite ni partisane « . Les prélats du Grand Kasaï font savoir par ailleurs, que » cette première alternance pacifique et démocratique » est » une opportunité unique » pour que » chacun de nous entre dans une nouvelle culture politique « .
Pour ces prélats du Grand Kasaï, l’avènement de Félix Tshisekedi « se veut aussi une étape dans la réalisation du rêve de la démocratie et du progrès social de tout le peuple congolais « .
Cette position tranche nettement avec celle de l’épiscopat de l’Eglise catholique basé à Kinshasa qui, quelques heures seulement après la publication, le 10 janvier des résultats provisoires de la présidentielle,avait considéré que ceux-ci n’étaient pas conformes aux données récoltées par ses « 40.000 observateurs » dans les différents bureaux de vote.
Malgré la confirmation des résultats par la Cour constitutionnelle, la Conférence épiscopale nationale du Congo persiste qu’ils ne correspondent pas aux données qu’elle a collectées à travers différents Centres de dépouillement et de compilation des résultats. L’archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo l’a redit au cours de l’interview qu’il a accordée le 22 janvier à France 24. Le successeur du Cardinal Laurent Monsengwo n’a pas été vu à la cérémonie d’investiture du cinquième Président de la République. » Une invitation n’est pas une convocation. Ce serait comme nous renier nous-mêmes « , avait-t-il répondu deux jours plus tôt à une question de France 24.
Réagissant à cette posture de ses paires d’Eglise, Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite du diocèse de Mweka dans le Kasaï et oncle paternel de Félix Tshisekedi avait eu cette réplique : » la Cenco est allée trop loin « . C’est tout dire et même tout comprendre. Même si, renseignement pris, l’abbé Georges Kalenga, 2ème Secrétaire général adjoint de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, avait pris part comme délégué de celle-ci à la cérémonie d’investiture de Félix Tshisekedi, le 24 janvier, on note que le cas Fatshi divise la CENCO. Les considérations sociologiques, géopolitiques et sentimentales gênent l’organisation de l’Eglise catholique quant à son homogénéité, sa cohérence voire sa cohésion par rapport à la situation actuelle. La structure de la CENCO dans le Kasaï n’a pas attendu que celle de Kinshasa (niveau national) dicte la conduite à adopter pour qu’elle salue, sans nuance, l’avènement de Fatshi. En un mot comme en mille, les considérations sociologiques viennent avant le mot d’ordre de la CENCO.
L’HONNEUR DE L’EGLISE AVANT TOUT
A plus d’un égard, cette cacophonie aux allures d’une querelle de chapelle, ne participe pas au prestige de l’Eglise, comme Magistère. La politique ou plus exactement les acteurs politiques se succèdent et passent. Mais l’Eglise demeure. Et, espérons qu’elle demeurera toujours, tant que rien ne présage un changement de la doctrine. De ce point de vue, nombre d’analystes se recrutant parmi les fervents fidèles catholiques, estiment que l’Eglise du Congo ferait œuvre utile en se tenant très à distance des intrigues politiques voire politiciennes.
Il est vrai que dans sa mission, l’Eglise a la lourde responsabilité de veiller à la justice sociale et dénoncer les inégalités. Cependant, d’aucuns pensent les avis opposés des évêques sur un sujet d’intérêt national, ne doivent sous aucun prétexte, être étalés sur la place publique. Parce que la Cenco fait corps, des observateurs se convainquent, non sans raison, que toute prise de position bénéficie du sceau de l’inopposabilité et que, par conséquent, devrait engager tous les membres de la Conférence. Ce serait alors une formule du genre : » la Cenco a dit « . Moralité, aucun autre évêque ne devrait aller à contre-courant ou prendre le contrepied de la déclaration qui engage toute l’Eglise, quand bien même celle-ci n’aurait pas contenté tout le monde, pour des raisons évidentes. Vivement l’unicité de l’Eglise, corps du Christ !
Addy Loba reçoit l’opposant congolais, Gabriel Mokia qui parle de la politique congolais et de Moise Katumbi qui selon lui travaille toujours avec le président sortant Joseph Kabila.
Alors qu’hier, il appelait Fayulu à se préparer pour la prestation de son serment comme président de la République au stade Afya de Goma au Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbulumbu, a finalement abandonné ce projet en félicitant Félix Tshisekedi pour sa victoire à la présidentielle de décembre 2018.
“Encore une fois, en ma qualité de Notable du Nord Kivu(1), Député Provincial élu de Lubero(2) et President National du PLD, membre de l’A.R(3), je prends acte de la position prise par ma plate forme l’A.R et présente mes sincères félicitations au nouveau President de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo”, écrit Lumbulumbu.
A lui de poursuivre, “le PLD lui promet son soutien pour la réussite de son mandat et l’invite à faire face aux multiples défis notamment sécuritaire dans la province du Nord-Kivu”.
Pour rappel, l’AR, regroupement politique Katumbiste, membre de Lamuka, a, dans une déclaration mardi 29 janvier à Kinshasa, décidé de rejoindre le camp du nouveau président, après avoir pris acte de son investiture par la Cour Constitutionnelle.
Pour le Comité Laïc de Coordination, “CLC”, malgré la polémique sur la vérité des urnes de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, la population congolaise a, du moins pour sa toute première fois, assisté à la passation du pouvoir civilisée et démocratique au sommet de l’État.
“Au-delà de l’opacité à la base de la controverse sur l’absence de la vérité des urnes, les congolais ont au moins vécu l’expérience inédite de la passation du pouvoir entre un ancien et un nouveau président”, a déclaré Isidore Ndaywel mardi 29 janvier dernier lors de la messe organisée à la paroisse Saint Joseph en mémoire des victimes des manifestations de décembre 2017, janvier et février 2018 organisées par le CLC.
Pour rappel, malgré que la République Démocratique du Congo a un nouveau président en la personne de Félix Tshisekedi, l’opposant Martin Fayulu continue d’exiger la vérité des urnes.
Selon lui et la coalition de l’opposition LAMUKA qui le soutient, le vainqueur de la présidentielle proclamé provisoirement par la CENI et confirmé par la Cour Constitutionnelle, n’est pas celui qui a été élu par le peuple.
C’est dans ce cadre que LAMUKA projette un meeting populaire le 2 février prochain à la place Saint Thérèse dans la commune de N’djili à Kinshasa autour de Martin Fayulu Madidi.
L’attaquant congolais Yannick Yala Bolasie pourrait signer son retour au sein de son ancien club. D’après nos confrères de ‘the Guardian’, l’ailier d’Everton serait encore dans le viseur de Crystal Palace.
Le crack congolais est sous contrat avec Everton jusqu’en 2021 mais il pourra prendre finalement une autre direction un peu loin de Goodison Park, malgré ses premières ambitions de vouloir regagner Everton en écourtant son séjour à Aston Villa qui l’utilisait en prêt.
Nos confrères de The Guardian révèlent que Crystal Palace serait très intéressé par le retour de l’attaquant congolais Bolasie.
L’ailier de 29 ans révolu n’a pu exploser avec Everton comme il l’aura fait avec Crystal Palace ou avec sa sélection de léopards à la CAN 2O15.
Visiblement Crystal Palace commence à s’afficher très heureux de revoir son ancien animateur de couloir. Mais reste à savoir s’il arrivera à convaincre Everton son club.
Les dirigeants du Comité Laïc de Coordination (CLC) sont tous sortis de la clandestinité environ treize mois après le lancement des actions pour exiger l’alternance politique en RDC et quelques jours après l’investiture de Félix Tshisekedi comme nouveau président de la République.
« Pour nous, c’est la fin de la clandestinité, parce qu’on a combattu pour qu’il y est des élections, et les élections ont bel et bien eu lieu, donc maintenant nous estimons qu’on a bien fait notre travail. Les premiers volet a été fait et nous pouvons sortir » , a déclaré Gertrude Ekombe membre du directoire du CLC , au sortir de la messe en mémoire des victimes de la répression des marches organisées par les laïcs catholiques.
Des mandats d’arrêt ont été émis en janvier 2018 contre cinq des huit responsables du CLC pour avoir appelé à des marches pour réclamer l’application intégrale de l’Accord de la Saint-Sylvestre.
En février 2018, le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba avait confirmé les poursuites contre les responsables du CLC.
« On ne peut pas interrompre les poursuites pour les gens qui ont été invités par la police et qui ne se sont pas présentés (…) Ils sont en cavale parce qu’ils ne se sont pas présentés devant la police (…) si la police vous invite et que vous ne vous présentez pas, vous fuyez vous-même, ça veut dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas », avait-il dit.
A présent, Gertrude Ekombe se sent en sécurité et témoigne de sa confiance aux actuels dirigeants.
« Je ne crains pas ce nouveau régime. J’ai confiance », a-t-elle ajouté évoquant des ces mois passés en dehors de son toit.
Décidément, le candidat malheureux à l’élection présidentielle du dimanche 30 décembre 2018, Martin Fayulu Madidi, est un véritable jusqu’au-boutiste. Contre vents et marrées, il a su rester égal à lui-même. Il est catégorique quant à sa position, celle de ne pas travailler au sein du Gouvernement, fut-il d’union nationale, dont le Président de la République, à l’en croire, serait illégitime, n’ayant pas gagné au scrutin électoral. « Je ne travaillerai jamais avec Félix ! », a-t-il lancé. Malgré la main tendue du nouveau Chef de l’Etat, lors de son discours d’investiture tenu au Palais de la nation. Visiblement, il n’est toujours pas prêt à collaborer avec son ancien compagnon de l’opposition.
Le candidat de la coalition « Lamuka », continue à réclamer sa victoire. Il a invité Félix Tshisekedi à dire la vérité au peuple congolais, dans la mesure où, le chef de l’Etat actuel, ne serait pas élu mais plutôt nommé par son prédécesseur, Kabila. Cette contestation continue à susciter plusieurs interrogations. L’heure est-elle encore aux réclamations ? Surtout, quand on sait qu’il y a eu remise-reprise entre le Président sortant et l’entrant, le weekend dernier. Mais, jusqu’où est disposé Martin Fayulu à aller ? Va-t-il maintenir sa position du départ ? Ou dans les jours à venir, décidera-t-il d’accepter enfin la main tendue de son ex. compagnon de lutte au sein du Rassemblement ? Difficile à affirmer pour l’instant.
Après l’investiture de Félix Tshisekedi comme nouveau chef de l’Etat, Martin Fayulu n’avait-il pas tardé à réagir par rapport à la proposition qu’avait faite Félix Tshisekedi, lors de son discours solennel. « Je n’ai aucunement besoin d’un poste au gouvernement. Je ne trahirai pas le peuple qui m’a élu », avait-t-il indiqué. Malgré le fait que sa requête ait été rejetée par la Cour constitutionnelle, il se considère désormais comme le président élu et affirme ne pas être disposé à travailler avec Fatshi.
Pour rappel, dans son discours d’investiture, Félix Tshisekedi avait rendu hommage à Fayulu. « C’est ici l’occasion de témoigner de notre respect et sincère considération à l’endroit de notre frère Martin Fayulu Madidi avec lequel nous avons mené ce combat politique depuis plusieurs années. L’engagement de ce véritable soldat du peuple est un exemple pour la vitalité de notre démocratie et la responsabilité civique de chaque congolais », lâchait le nouveau locataire du Palais de la nation.
Dans l’entretemps, la coalition « Lamuka », estime que cette main tendue par l’UDPS serait un piège. Les ténors de cette coalition jugent que l’actuel Chef de l’Etat se moque du pays, de Fayulu et du peuple congolais. « C’est un vol électoral qui a été commis. Tshisekedi est un président non élu désigné par un accord avec joseph Kabila », confiait Pierre Lumbi à une station radio de la place.
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