Accueil Blog Page 1440

RDC : la petite phrase de Shadary qui ne passe pas, “Dieu a donné, Dieu a repris”

Le candidat du pouvoir à la prochaine Présidentielle s’est fait remarqué mercredi à travers un communiqué polémique au sujet des massacres dans l’Est du pays.

Si l’intention était sans doute politique, l’acte a laissé place à une vive polémique. Emmanuel Ramazani, chef du parti au pouvoir en République démocratique du Congo et dauphin désigné du président Joseph Kabila à la prochaine Présidentielle s’est attiré une vive critique à la suite d’un message des condoléances destiné aux victimes de la récente attaque à Beni.

L’élu congolais a, au nom de la coalition politique du Front Commun pour le Congo (FCC), adressé ses condoléances “les plus attristées aux familles biologiques des illustres disparus“, avec “l’assurance de toute ma compassion“, avant d’ajouter: “Dieu a donné, Dieu a repris, Que son nom soit glorifié, puisse les âmes de nos compatriotes reposer en paix “.

Une phrase qui a suscité des vives critiques sur internet notamment. “Dois-je conclure que le FCC pense que ceux qui massacrent la population à Beni travaillent pour Dieu? Ils accomplissent la volonté de Dieu en tuant la population ? 17 ans au pouvoir, la RDC est devenue un abattoir humain” a réagi entre autres Michael Tshibangu, un des Conseillers de l’opposant Moïse Katumbi.

“C’est une déformation malsaine du message adressé par son Excellence Shadary. Il n’a jamais dit ce qu’ils affirment. Nous compatissons face à cette tragédie et les efforts ne seront pas ménagés pour y mettre fin. Qu’ils continuent avec leurs campagnes de désinformation”, rétorque pour sa part un proche de M. Shadary.

Politico

RDC – Présidentielle : « Si Ramazani perd notre régime perd vous imaginez les conséquences? » s’interroge Aubin Minaku

Le secrétaire général de la Majorité Présidentielle, Aubin Minaku, dans une vidéo ce mercredi 26 septembre 2018, a recommandé aux cadres de sa famille politique de mettre leurs sentiments de côté, pour mettre en place des stratégies électorales efficaces de manière à faire triompher Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin du président Kabila et candidat président de la République de la majorité présidentielle sous le label de la coalition politique Front Commun pour le Congo (FCC).

Selon le président de l’Assemblée nationale, une défaite à la prochaine présidentielle du dauphin du chef de l’État risquerait d’être lourde de conséquences.

« Au-delà des sensibilités, des sentiments de chacun, c’est le régime. C’est Joseph Kabila Kabange, c’est Mzee, c’est toute cette démarche. Et donc, nous devons travailler parce que si Ramazani perd, notre régime perd vous imaginez les conséquences? », s’est demandé A. Minaku.

Il a ainsi invité les uns et les autres à trouver des voies et moyens pour permettre à leur candidature de gagner démocratiquement la bataille électorale.

« Et donc, chacun doit réfléchir pour que nous communiquions comme il se doit, afin que notre candidat rafle la mise », a conclu le secrétaire général de la Majorité Présidentielle.

Cette conscientisation du président de la chambre démontre que certains cadres ne sont pas enthousiastes à l’idée de battre campagne en faveur de Ramazani.

Sauf désistement de certains candidats au profit des autres, Emmanuel Ramazani Shadary fera face à 20 autres challengers, pour tenter de briguer la magistrature suprême, le 23 décembre prochain.

Jephté Kitsita

La réaction de Jaz Kavulhu sur l’arrestation de Niamakor

VIDEO. La réaction de Jaz Kavulhu sur l’arrestation de Niamakor. Regardez

Boketshu Wa Yambo soutient Jean-Pierre Bemba et demande aux opposants de boycotter les élections

VIDEO. Boketshu Wa Yambo soutient Jean-Pierre Bemba et demande aux opposants de boycotter les élections. Regardez

Présidentielle : Vital Kamerhe présente son programme ce vendredi

Candidat à la présidentielle du 23 décembre, Vital Kamerhe va présenter, ce vendredi 28 septembre, son projet de société et programme de gouvernance au Centre interdiocésain, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Le 4 août, lors de son investiture par l’Union pour la nation congolaise (UNC) comme candidat président de la République, Kamerhe avait présenté un plan de développement du pays chiffré à 114 milliards de dollars américains pour une durée de 5 ans.

« Nous sommes porteurs d’une vision. Nous avons un programme avec 20 piliers qui part de l’instauration d’un nouveau leadership exemplaire et visionnaire jusqu’à l’appropriation du peuple congolais de sa culture. C’est l’homme au centre de notre pays. Il nous faut seulement cinq ans pour qu’il (Congo) devienne le Brésil. Nous avons des atouts innombrables », avait déclaré Vital Kamerhe après le dépôt de sa candidature à la CENI.

Cette cérémonie interviendra à 24 heures du grand meeting prévu par les partis de l’opposition dont l’UNC à l’esplanade du boulevard Triomphal, en face du stade des Martyrs.

Fonseca Mansianga

Exclusivité : Enfin la vidéo de Niamakor devant la prison parle de Fally Ipupa

Exclusivité : Enfin la vidéo de Niamakor devant la prison parle de Fally Ipupa. Regardez

Sundiata Maniata dévoile les vérités sur Mike La Duchesse et affaire Poison de Vue de loin

VIDEO. Sundiata Maniata dévoile les vérités sur Mike La Duchesse et affaire Poison de Vue de loin. Regardez

Rétro : Quand Fally Ipupa parle de Ferre Gola ça donne « Eloko Oyo » Big LOL

Rétro : Quand Fally Ipupa parle de Ferre Gola ça donne « Eloko Oyo » Big LOL. Regardez

Tokomi wapi du 26 septembre 2018 : Ndeko Eliezer parle de la candidature unique et de toute l’actualité de la RDC

Tokomi wapi du 26 septembre 2018 : Ndeko Eliezer parle de la candidature unique et de toute l’actualité de la RDC. Regardez

Exclusivité : Ndeko Basile face à Ndeko Eliezer

Exclusivité : Ndeko Basile face à Ndeko Eliezer. Regardez

Mike Kalambay – Mon Histoire (Live)

VIDEO. Mike Kalambay – Mon Histoire (Live)

Mike Kalambay – Moninga Malamu (Live)

VIDEO. Mike Kalambay – Moninga Malamu (Live).

Kyungu : « L’opposition tient à aller aux élections, unie »

L’opposition politique congolaise est prête pour affronter sans peur ni crainte les élections du 23 décembre, à condition qu’elles soient inclusives, a déclaré le coordonnateur provincial de la plate-forme « Ensemble pour le changement » dans le grand-Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Il a fait cette déclaration au cours d’une conférence de presse jeudi 25 septembre à Lubumbashi, après sa participation à la réunion des opposants tenue la semaine dernière en Afrique du Sud.

Pour Gabriel Kyungu wa Kumwanza, l’heure n’est plus au boycott du processus électoral. Mais, ces élections doivent être crédibles, transparentes et inclusives, a-t-il exigé.

« L’opposition tient à aller aux élections, unie, pour le mois de décembre. Nous tenons à cette date et nous irons aux élections à cette date-là, sans machine à voter », a affirmé l’opposant.

« La machine à voter, ils doivent l’oublier. Parcourrez la loi électorale, nulle part on a parlé de machine à voter. On a plutôt parler des bulletins de vote. Voilà, nous nous en tenons à ça. Nous sommes des légalistes. Ce qui est prévu par la loi c’est le bulletin de vote et non la machine à voter.Ça, c’est l’invention de ces gens-là pour tout simplement frauder », a estimé M. Kyungu.

Tous les acteurs politiques qui ont été écartés, selon lui, par le pouvoir doivent venir participer aux élections du 23 décembre.

Radio okapi

Mike Kalambay – Trop C’est Trop (Live)

VIDEO. Mike Kalambay – Trop C’est Trop (Live)

Mike Kalambay – Azali Se Ye Moko (Live)

VIDEO. Mike Kalambay – Azali Se Ye Moko (Live). Regardez

RDC : le président Kabila évoque à l’Onu un Congo de fiction

Analyse par Marie-France Cros

Devant des rangs clairsemés de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi, le président hors mandat Joseph Kabila a réclamé le « début effectif » du retrait des casques bleus d’un pays qu’il veut voir en voie d’ »émergence » après ses 17ans de pouvoir.

« En dépit des défis encore énormes (…), je réaffirme le caractère irréversible de la tenue des élections » présidentielles et législatives « à la fin de l’année », a indiqué le chef d’Etat congolais, soit le 23 décembre prochain, avec un peu plus de deux ans de retard sur le prescrit légal. Bien qu’il n’ait rempli aucune des obligations auxquelles avait souscrit sa famille politique par l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016 – qui, sous l’égide de l’Eglise, balisait un chemin vers des élections apaisées et crédibles – l’orateur a ajouté que « tout sera mis en œuvre pour garantir le caractère apaisé et crédible du scrutin ».

Les Congolais n’y croient pas

Une promesse à laquelle les Congolais ne croient pas, comme le montrent une foule de marques de défiance depuis la fin du dernier mandat du Président, en 2016, marques qui vont des chansons anti-Kabila dans les stades jusqu’aux manifestations ou, plus récemment, l’appel du Comité laïc de coordination (CLC) à « des élections crédibles ou rien! » , voire le refus du public de l’ex-gouverneur du Maniema, Prosper Tunda, de l’entendre même citer le nom du candidat du pouvoir à la Présidence, Emmanuel Ramazani Shadary, pourtant originaire de la province: « Ne le cite même pas, on ne l’aime pas! ».

Devant des rangs très clairsemés de l’Assemblée générale de l’Onu – qui témoignaient de l’isolement du chef d’Etat congolais – ce dernier a encore dit que la RDC, « confinée il y a quelques années au rang d’Etat failli, affiche aujourd’hui des ambitions d’émergence incontestable, tant les signaux économiques, sécuritaires et politiques sont encourageants ».

« Le propriétaire » a parlé

Pour ce qui est des signaux économiques, il est vrai que les chiffres macro-économiques se sont améliorés (pendant plusieurs années, le pays a atteint les 7 à 9,5% de croissance annuelle), grâce au boom minier. Mais il y a très peu de retombées pour la population, qui reste parmi les plus pauvres du monde (le PIB par tête est de 1,25 dollar par jour) et devrait se consoler de vivre au pays du « miracle géologique » alors que la famille Kabila s’est considérablement enrichie (le Président n’est-il pas ironiquement surnommé par la population, « le propriétaire », en raison du nombre de ses acquisitions?), ainsi que celles de ses proches. La RDC était, en 2017, le 166ème pays le plus corrompu sur 183, selon Transparency International. Les Congolais, eux, sont de plus en plus frappés par des épidémies (choléra et typhoïde, par manque d’eau potable; malaria; rage canine; peste, fièvre d’Ebola, etc…).

Et si Joseph Kabila avait annoncé, après son élection en 2006, les « cinq chantiers » qu’il allait entreprendre – infrastructures, création d’emplois, éducation, eau et électricité – il n’a que quelques routes à mettre à son crédit une dizaine d’années plus tard. La « révolution de la modernité », qu’il avait annoncée à l’occasion des élections de 2011 – jugées « non crédibles » par les observateurs internationaux – devait transformer le Congo en « un pool d’intelligence et de savoir-faire », « un grenier agricole, une puissance énergétique et environnementale, une terre de paix et de mieux-être, une puissance régionale au cœur de l’Afrique ». Or le pays dépend de plus en plus des importations alimentaires – alors que seuls 10% de ses terres arables sont exploitées – et un nombre grandissant de Congolais dépendent des distributions alimentaires d’ONG ou de l’Onu. Les entreprises minières ne peuvent s’agrandir faute d’électricité suffisante. Violences et massacres vont crescendo et le Congo est diplomatiquement de plus en plus isolé en Afrique en raison de la masse de réfugiés qu’il déverses sur ses voisins.

Multiplication des conflits armés

Car, s’agissant du sécuritaire, le règne de plus en plus autoritaire et égoïste de Joseph Kabila a non seulement failli à rétablir la paix au Kivu, mais a entraîné l’émergence de nouveaux conflits civils au Tanganyika (province issue du démembrement de l’ex-Katanga), dans le grand Kasaï et en Ituri (ex-Province orientale). La criminalité a explosé dans plusieurs grandes villes du pays. Le Président hors mandat, qui vit loin des Congolais, retranché dans son palais et protégé par des troupes partiellement étrangères, ne s’en rend-il vraiment pas compte?

Enfin, Joseph Kabila a réclamé à New York « le début effectif » du retrait de la Monusco (Mission de l’Onu au Congo), forte de 17.000 hommes. « Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale ». Nombre de Congolais – notamment au Kivu, où ils sont principalement déployés – se plaignent, en effet, du peu de réactivité des casques bleus face à certains massacres de civils. Mais beaucoup soulignent que « ce serait pire encore » sans eux. Dans tout le pays, alors que le régime Kabila a annoncé son refus de toute observation extérieure des prochaines élections – histoire d’empêcher une constatation objective de fraudes? – des citoyens et ONG soulignent qu’ils seront les principaux étrangers à pouvoir témoigner d’éventuels dérapages.

La libre Afrique