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Affaire mort de Vasco Mabiala : Le petit frère de Ferre Gola met les points sur les i

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RDC – Kabund : L’UDPS ne va pas s’engager dans les élections si la CENI maintient machine à voter

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) exprime des doutes sur la crédibilité des élections avec la machine à voter, les six millions d’électeurs sans empreintes et avec le maintien de Jean-Pierre Kalamba au poste de rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Dans une interview accordée à actualite.cd, le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, déplore un processus électoral «bâclé » qui, d’après lui, met en cause la crédibilité des élections qui auront lieu au mois de décembre de l’année en cours.

«Il est clairement établi que la machine à voter présente un problème au processus électoral. Le fichier électoral corrompu ne rassure pas l’issu de celui-ci. Nous, étant un parti qui concourt aux élections avec ambition de les gagner, nous ne pouvons pas nous hasarder à des élections moins crédibles», a-t-il déclaré.

L’UDPS dénonce également le maintien de Jean-Pierre Kalamba, son délégué au poste de rapporteur de la CENI.

«Nous continuons à réclamer le départ de Kalamba parce qu’aujourd’hui nous ne savons pas qu’est-ce qu’il représente à la CENI étant donné qu’à l’UDPS nous l’avions désavoué, et que nous voulons le remplacer par un autre membre du parti. Le processus électoral actuel est biaisé et ceux qui sont appelés à organiser les élections sont sous les ordres du pouvoir », martèle-t-il.

L’UDPS reste réticente à l’idée de continuer à prendre part au processus électoral bien que son candidat président, Félix Tshisekedi, a été retenu parmi les challengers autorisés à concourir à la prochaine présidentielle.

«La CENI veut nous organiser des élections bâclées avec la machine à voter et un fichier corrompu, aussi des animateurs contestés par leurs partis. Nous disons clairement que ce processus est vicieux et nous ne pouvons pas nous y engager », a-t-il renchéri.

A quatre mois des élections, le débat sur le nettoyage du fichier électoral et de la mise à l’écart de la machine à voter reste inchangé. La France et l’Union africaine ont, toutes les deux, appelé à un consensus autour de ces sujets qui divisent la classe politique congolaise.

Will Cleas Nlemvo

VIDEO. Héritier Watanabe ambassadeur suprême et son père Werrason ambassadeur de la paix

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RDC – Présidentielle 2018 : Les leaders exclus « doivent » participer aux discussions sur la candidature commune de l’Opposition (Kabund)

Le secrétaire général de l’UDPS, Jean Marc Kabund préconise que tous les leaders de l’opposition même ceux qui sont invalidés par la Cour constitutionnelle de la présidentielle puissent participer aux discussions sur la candidature commune.

« Si l’opposition est responsable, elle ne peut pas s’empêcher d’avoir un candidat commun. Ceux qui sont exclus sont des leaders, ils ont des masses derrières eux. Ils doivent prendre part, ils n’ont rien perdu de leurs leaderships et de leurs capacités de mobiliser », a-t-il dit ce vendredi 7 septembre à actualite.cd.

En août, Katumbi, premier exclu de la course avait affirmé que l’opposition est “responsable” pour parvenir à une candidature commune.

“Nous sommes une opposition très responsable. Aujourd’hui il y a eu des gens qui ont postulé, moi, on me l’a interdit. J’ai fait un recours au Conseil d’Etat, donc j’attends le résultat. Nous allons nous mettre ensemble autour d’une même table pour dire parlons du candidat de l’opposition”, avait-il dit.

“Celui qui ne va pas aller dans ce schéma-là, c’est quelqu’un qui n’aime pas le peuple et sera voué à l’échec”, avait prévenu Katumbi.

Mais au-delà de la bataille sur la candidature commune, Kabund estime que l’opposition devrait poursuivre le combat pour obtenir la crédibilité des élections avec le retrait de la machine à voter et la fiabilisation du fichier électoral.

« La candidature commune maximise les chances à gagner les élections mais l’opposition devrait mener un double combat: la candidature commune et le combat pour la crédibilité du processus électoral. Parce que sans des élections transparentes, crédibles et inclusives même avec un candidat commun l’opposition va perdre. Mais nous avons un processus crédible non vicieux comme c’est l’état actuel, le candidat du FCC sera très loin du candidat de l’opposition », a-t-il martelé.

Le jeudi 6 septembre dernier, le secrétaire général de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Jean Baudouin Mayo, “regrettant” l’exclusion de Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Moïse Katumbi de la course présidentielle, avait déclaré que la question de la candidature commune devrait se jouer autour de quatre candidats de l’opposition restés en lice, à savoir Felix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu.

Stanys Bujakera Tshiamala

En direct – Nice Press du 07 septembre 2018 : les machines à tricher arrivent le 20 septembre

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RDC – Le Palu de Gizenga : du paradis à l’enfer

Triste fin de carrière pour celui que d’aucuns vénéraient comme un petit « dieu ». Le Patriarche Antoine Gizenga méritait mieux que ce scénario d’une disqualification humiliante à la présidentielle. Cette mort politique certaine sonnera le glas de la fin d’un mythe vivant.

Le grand Palu, fils ainé de l’opposition congolaise, est-il devenu ce dindon de la farce qui a été tourné en bourrique par un allié, la MP, après s’être servi de lui en 2006 et 2011 comme marchepieds afin d’asseoir son pouvoir ? À l’affirmative, on dirait que le Palu a été roulé par la Majorité présidentielle ; à la négative, on remarquera que le parti de Gizenga paye les frais de ses guerres intestines.

Conséquence : Gizenga et Muzito éliminés de la course, le Palu n’alignera aucun candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018, laissant ainsi l’électorat comme des brebis sans berger. Quel gâchis !

Qu’à cela ne tienne, nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes. Si le Patriarche Antoine Gizenga avait pris soin de céder à temps la direction du Palu (Parti lumumbiste unifié), il serait plus facile d’identifier l’auteur du présent quiproquo, ainsi que de ce fiasco électoral éventuel pour le Palu.

Entre temps, le « Vieux » est là et maintient encore sa signature malgré les plus de 90 ans qui pèsent sur ses épaules.

Seulement, il parait que son authenticité pose problème. Suspensions « injustes » par-ci, participation autorisée ou « tolérée » aux regroupements politiques n’ayant rien de commun avec le Palu par-là; conflit d’intérêt à gauche, défaut de signature à droite; cerise sur le gâteau: une communication de la hiérarchie contredite de manière flagrante par celle de la Céni sur les motifs d’invalidation de la candidature d’Antoine Gizenga.

Vu son âge et toute la déférence qui va avec, tout le monde évite de lui tirer des flèches. À juste titre. Alors, chacun se trouve une cible à sa taille, à son goût et, finalement, ça ressemble à un jeu de règlement de compte. Gizenga est-il mal entouré ? Sinon, qui en veut réellement au Patriarche et au Palu ?

En vérité, avancer dans cette politique de l’autruche ne fera qu’empirer la crise.

Savoir partir à temps

Il est important que le Vieux Antoine Gizenga cède ce pouvoir de signature et prenne son repos ; le repos bien mérité d’un vaillant combattant du peuple. En effet, faudra-t-il rappeler que même Dieu le Père, dans sa toute puissance, « se reposa » le septième jour et délégua aux faibles humains le pouvoir de continuer son œuvre créatrice. D’ou vient que des hommes veuillent diriger jusqu’a fatiguer et ne céder le pouvoir qu’a titre posthume ?

Antoine Gizenga au repos, cela permettra deux choses :

1. Qu’il se rende compte de son vivant s’il a su bâtir un parti politique où les militants sont regroupés autour d’une idéologie, (ça sera un succès) ou plutôt, il n’a fondé qu’une secte où tout le monde se regroupe autour d’un personnage mystico-religieux, un messie, (ce qui est un échec);

2. Qu’il y ait au moins quelqu’un connu qui signe, assume sa signature et la justifie auprès de la base par une communication claire.

Et donc, quelqu’un à qui la base peut poser toutes les questions et exiger toutes les explications sans avoir ce fameux scrupule d’écorcher un mythe.

Pour l’instant, cette rhétorique polie du genre « Laisser le patriarche en dehors de ça ! », « ça ne vient pas du patriarche ! », « Patriarche ya batu te, c’est X », alors que les documents sont signés Antoine Gizenga. Cette rhétorique, disions-nous est bien polie. Mais, elle ne résout rien.

« Honor onus est ». Le patriarche est le chef, c’est lui qui signe et donc c’est à lui qu’incombe cette gestion quasi apocalyptique du Palu.

La meilleure façon de lui rendre service et de sauver le patrimoine commun qu’est le Palu, c’est de designer un nouveau commandant du parti dont l’âge et la personnalité seront en adéquation avec le choc et la critique auxquels doit être exposé tout dirigeant dans un espace à vocation démocratique ! Agir ainsi, ne serait pas une offense au Patriarche.

Fait privé soit-il, un parti politique affecte sinon la vie publique, du moins celle du public, alors, il faut qu’on soit moins complaisant. L’image actuelle du Palu ne correspond pas avec sa qualité de » Parti- doyen »! Pour le devoir de vérité, le Palu mérite mieux.

Rich Ngapi
Le Potentiel / MCP

RDC – Kabange à JP Bemba : « Nous ne sommes pas une République bananière… »

Le ministre de l’Aménagement du territoire et Rénovation de la ville, Félix Kabange Numbi, rend coup pour coup. Le porte-parole ad intérim du Gouvernement a répondu hier jeudi 6 septembre à Jean-Pierre Bemba. Au lendemain de son exclusion définitive de la course à la présidentielle par la Cour constitutionnelle, le leader du MLC a pris à parti, sur RFI, le pouvoir l’accusant de vouloir imposer non seulement « un Etat de non droit en RDC », mais aussi « d’avoir inféodé à sa solde les institutions du pays ».

Réplique de Félix Kabange Numbi : « Nous ne sommes pas une République bananière où, pour des raisons d’inclusivité, les personnes qui ne remplissent pas les conditions d’éligibilité soient tout simplement validées parce qu’il faut être inclusif. Ce n’est pas seulement qu’il faut être obligatoirement, impérativement candidat à l’élection présidentielle. Si ce n’est pas possible, pour des raisons de droit, il faut être sportif et accepter », a-t-il déclaré sur RFI.

Pour Félix Kabange Numbi, le président de la République, Joseph Kabila, a donné un exemple en respectant la Constitution. Il est demandé à tous les acteurs politiques de faire de même.

Il demande également à l’ancien Vice-président de la RDC de « se rappeler qu’il y a aussi une vie en dehors de la présidence », avant de l’inviter à faire la part des choses entre l’inclusivité et le respect de la Constitution et des lois de la République. « J’ai l’impression que lorsque les décisions d’une certaine juridiction, les décisions de la Céni, sont en faveur d’une personne, à ce moment-là nous sommes dans un Etat de droit. Lorsque ce n’est pas en faveur de quelqu’un, nous sommes dans un Etat de non-droit… », déplore le porte-parole par intérim du Gouvernement.

Contre une éventualité de boycott des élections par les candidats disqualifiés, Félix Kabange Numbi souhaite voir l’opposition participer au processus électoral mais prévient que le train ne va pas s’arrêter si cette opposition se retire d’elle-même.

On rappelle que vingt quatre heures après l’invalidation de l’ancien Vice-président de la République, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a tenu une réunion dite de « crise » au cours de laquelle le parti cher à Jean-Pierre Bemba et ses alliés se sont engagés à « évaluer, dans un bref délai, l’ensemble du processus électoral en vue de communiquer la décision de leur participation ou non au processus en cours ». En des termes voilés, le MLC est tenté par l’option du boycott.

Kabange Numbi rappelle, « en 2006, l’UDPS n’a pas participé au processus mais cela n’a pas empêché les élections d’avoir lieu ».

Didier Kebongo
Forum des As / MCP

Ferre Gola : Toute la vérité sur la « révocation » de Vasco Mabiala

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RDC – Kabund : “L’exclusion de Bemba, Katumbi et Muzito est la conséquence des élections avec Kabila à la tête du pays”

Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a affirmé ce vendredi 7 septembre 2018 que l’exclusion de Jean-Pierre Bemba, Moise Katumbi et Adolphe Muzito de la présidentielle est la conséquence de l’organisation des élections avec Joseph Kabila à la tête du pays au-delà de son mandat.

“L’exclusion de ces leaders (Bemba, Katumbi et Muzito) c’est la conséquence des élections avec Kabila”, a déclaré à actualite.cd, le SG de l’UDPS, qualifiant de “drame” les élections à venir.

Kabund est l’un des opposants qui ont soutenu à plusieurs reprises une “transition sans Kabila” en vue d’organiser de “bonnes élections”.

“Kabila présente un grand danger pour la démocratie dans notre pays, il présente un grand danger pour l’issue de notre processus électoral (..) de bonnes élections ne peuvent venir que si Kabila est mis à l’écart”, a-t-il ajouté.

Les candidatures de Bemba et Muzito ont été invalidées lundi dernier par la Cour constitutionnelle après que la CENI les a déclarées irrecevables, tandis que Katumbi lui, a été “empêché” de retourner au pays en vue de déposer son dossier de candidature à la Commission électorale nationale indépendante.

Le numéro 2 de l’UDPS estime que l’opposition est en train de subir les conséquences de sa “passivité” vis-à-vis du pouvoir.

“La solution se trouve dans des grandes réactions musclées de la part de l’opposition, aussi longtemps que nous serons là en train de subir le coup de Kabila, nous serons là en train de discuter sur les futilités. Nous regretterons combien des fois? Il faut que l’opposition se mette debout. Aujourd’hui l’opposition paie son absence de pro activité, on agit désormais en aval et on perd”, a-t-il regretté.

Quatre candidats de l’opposition restent désormais en lice pour la présidentielle. Il s’agit de Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu et Freddy Matungulu, autour desquels la “candidature commune” de l’opposition devrait se jouer.

Stanys Bujakera Tshiamala

TRINA Fukiau – LOBOKO YA NZAMBE (Clip Officiel) – Moise Mbiye

TRINA Fukiau – LOBOKO YA NZAMBE (Clip Officiel) – Moise Mbiye. Regardez

RDC – Modalités de désignation d’une candidature commune de l’opposition : une réunion prévue ce vendredi à l’UDPS

A en croire la radio France internationale (RFI) l’opposition congolaise envisage une réunion ce vendredi 07 septembre 2018 au siège de l’UDPS.

L’idée serait du président de l’UDPS qui tient à se rassurer si toutes les composantes sont sur la même longueur d’ondes s’agissant du processus électoral en cours.

Il sera aussi question
de trouver un compromis sur les modalités ou mécanismes de désignation d’un candidat président de la République commun de l’opposition.
Faut-il une primaire, un consensus ou débat pour désigner le candidat unique de l’opposition ?
Autant des questions auxquelles devront répondre les opposants.

Mais d’ores et déjà pour certains leaders de l’opposition, au delà de la candidature commune, il faut accentuer la pression pour obtenir des élections crédibles et transparentes et éviter de participer à un processus où l’échec serait programmé d’avance pour l’opposition.

A noter que cette réunion est la première du genre au sein de l’opposition après l’invalidation définitive de Jean-Pierre Bemba et de Adolphe Muzito de la présidentielle prévue en décembre prochain.
Le MLC après cette mise à l’écart de son chef a mis en place un comité de crise. Ce parti n’écarte plus désormais l’hypothèse de boycotter les prochains scrutins.

Une autre réunion des leaders de l’opposition est prévue au courant de ce mois de septembre cette fois-ci à l’extérieur du pays.

Pour rappel, après les invalidations de Bemba et Muzito ainsi que l’élimination de Katumbi de la course présidentielle, il ne reste plus que Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu comme principaux opposants au président Joseph Kabila Kabange.

Élysée Odia

Enfin les causes du conflit Fally Ipupa et Celeo Scram révélées

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Les préparatifs avant le concert au Zénith de Paris : Ecoutez le nouveau Héritier de Werrason, Nicodème…

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A trois mois des élections : la RDC de nouveau dans l’incertitude

La Cour constitutionnelle et la Ceni accusées de partialité, le CSAC complaisant et le CNSA inopérant, les extrémistes de tous bords dans l’irresponsabilité, la misère noire complique.

Les arrêts de la Cour constitutionnelle invalidant l’ex vice-président et sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo et d’autres candidats, parmi lesquels Adolphe Muzito, le chairman du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’a pas mis de gants pour accuser la Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’être aux ordres du pouvoir.

« Évidemment qu’on a instrumentalisé la justice pour m’écarter comme d’autres candidats de l’opposition », a souligné Bemba. Selon lui, tout juriste sérieux sait que la subornation n’est pas corruption. « Tout le monde se rend compte que tout ça est une stratégie pour que le candidat du pouvoir ne puisse pas avoir des candidats sérieux devant lui », a insisté le numéro un du MLC.

D’après lui, le 23 décembre, on assistera à une « parodie d’élection » car le pouvoir, d’après lui, choisit ses opposants.

Bien avant lui, Adolphe Muzito, autre personnalité politique dont la candidature a été invalidée par la Ceni, avait fait savoir qu’il n’avait pas confiance en la Cour constitutionnelle. Réaction très grave quand on sait que l’on doit aller aux élections avec ces institutions-là. Ce que, du reste, a recommandé le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, à Jean-Pierre Bemba Gombo.

La Majorité présidentielle tient un autre discours pour s’accrocher au pouvoir

Le président Kabila ayant fait sa part, même s’il a tergiversé pendant deux ans, il a respecté la Constitution. Ceux qui l’encourageaient à « glisser » ont vite changé de discours, en le présentant désormais comme « le père de la démocratie congolaise ».

Mais on dirait que ces sociétaires de la Majorité présidentielle n’ont pas changé de méthode. Ils tiennent un autre discours pour s’accrocher au pouvoir. Ils ont confié la mission aux médias publics, leur appendice, de faire capoter le processus électoral. Les mesures du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), censées veiller à la distribution équitable de la parole dans les médias, ne sont pas d’application.

Il n’y a pas longtemps, cette institution d’appui à la démocratie a rendu public un communiqué contre la campagne électorale précoce avec chansons et images à la gloire du parti ayant présenté un candidat, même s’il se présente comme candidat indépendant. A travers la ville, s’affichent des panneaux de sa gloire.

Comme l’a fait remarquer un observateur : « Faut-il féliciter quelqu’un qui n’a fait que respecter la Constitution, comme il avait d’ailleurs prêté serment. » L’institution CSAC semble dormir sur ses lauriers. De son côté, le Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA) assiste impuissant à toutes ces accusations portées contre les candidats par rapport à la matière qu’il est censé gérer. De toutes les façons, le CNSA n’est même pas installé.

Tout de même, il faut saluer Kabila qui n’a pas suivi les extrémistes de son camp, qui ne désarment pas du tout. Dans l’opposition, les leaders, provoqués à longueur de journée, restent sereins. On s’imagine bien, si chaque leader cherchait à emboiter le pas à ses sociétaires, on aurait déjà assisté à un embrasement, alors qu’on est à trois mois des élections.

Il sied de demander à l’opposition de prendre toutes les mesures d’encadrement qui s’imposent par rapport à cette cruciale étape. Eviter par exemple de se lancer des quolibets, alors qu’il faut chercher les voies et moyens pour affronter les candidats de l’autre camp qui jouissent de la confiance de certaines personnalités de leur camp, alors qu’il y a des enjeux comme la machine à voter, qu’il ne faut pas se contenter de rejeter. Il y a par ailleurs la formation des témoins pour surveiller les élections, qui ne semble pas avoir lieu chez les opposants.

Pendant ces temps, la situation socio-économique se dégrade davantage comme si le pays n’était pas gouverné. Plusieurs parents gardent les enfants chez-eux, faute de moyens de les envoyer à l’école. De nombreux travailleurs peinent de nouer les deux bouts de chaque mois. Des investisseurs envoient des agents en congé technique en attendant des lendemains sûrs. Ils espèrent de se positionner après la date du 23 décembre.

De part et d’autre, le triomphalisme est vraiment déconseillé pour éviter d’être à la risée d’autres peuples.

K. Kap
La Tempête des Tropiques

Label Moise Mbiye – TRINA Fukiau – OZUAKI NGA NA ZERO (Clip Officiel)

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Exclusivité: Qui dit mieux à propos de Wenge Musica MM de Werrason? Demukuse Roi David sort du silence

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