Moto ezo pela entre Fabregas et Héritier Watanabe, Suivez la cause du problème. Regardez
Constant Omari et deux de ses vice-présidents aux arrêts
Constant Omari, Roger Bondembe Bokanianga, Théobald Binamungu Rubambura, respectivement président et vice-présidents de la FECOFA, ainsi que Barthélemy Okito Oleka, secrétaire général aux Sports et Loisirs, ont été interpellés et placés en garde à vue au Parquet de Kinshasa-Matete depuis mardi 17 avril 2018 suite à une action menée par les inspecteurs judiciaires au service de Luzolo Bambi, conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le terrorisme.
D’après les informations, les enquêtes débutées depuis avril concernent la justification des fonds reçus de l’Etat qui concernent également les clubs congolais engagés en compétitions africaines.
En décembre 2017, Narcisse Lembo et Dido Ilembwa, respectivement directeur général et directeur général adjoint de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK), étaient brièvement detenus à la Prison Centrale de Makala.
Ils étaient poursuivis pour faux en écriture, corruption et détournements de biens publics évalués en millions de dollars américains. Adolphe Mabulena, secrétaire général à l’Urbanisme et à l’Habitat, Joseph Kiyanga, fonctionnaire dirigeant de l’ACGT/ZÉNIT, Rudy Kalala, directeur chef de brigade DGRK, et Felly Ngobila, inspecteur fiscal DGRK faisaient partie du même groupe.
En mars dernier, Luzolo Bambi affirmaient que le blanchiment et la fuite des capitaux causent des pertes de plusieurs millions de dollars en RDC. D’après lui, il est impératif qu’il y ait une collaboration et une réflexion d’ensemble entre la Banque Centrale du Congo, les Banques commerciales, les intermédiaires financiers et autres institutions avec la cellule nationale des renseignements financiers, l’inspection générale des finances et la police dans l’objectif de lutter contre ces Fléaux.
actualite.cd
Quand Ken Mpiana se moque de Carine Mokonzi ça donne ça
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Deux ans après la disparition de l’artiste, un « Mémorial Papa Wemba » sera inauguré le 24 avril au village Molokaï
Deux ans après sa mort, Papa Wemba aura droit à un monument commémoratif. Ainsi en ont décidé les autorités congolaises. Tout est mis sur pied pour que cela soit concrétisé le mercredi 24 avril, à l’occasion des activités marquant la deuxième année de la disparition de l’artiste-musicien.
La décision des autorités urbaines est une réponse aux nombreuses démarches menées par la famille biologique et les proches de l’artiste. On se souviendra, que le 12 avril dernier, la veuve de Papa Wemba a été reçue par le Premier ministre. Marie-Rose Luzolo, de son vrai nom, a sollicité l’implication des autorités pour la construction, en faveur de feu son époux, d’une sépulture digne de l’artiste, deux ans après sa mort.
Mme Luzolo a indiqué qu’elle a notamment parlé avec le Premier ministre, du lieu d’enterrement de son défunt mari, mort sur scène le 24 avril 2016 au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo, à Abidjan (Côte d’Ivoire), à l’âge de 66 ans. Papa Wemba a été inhumé à la Nécropole « Entre Terre et Ciel », dans la commune de la Nsele (Est de Kinshasa).
S’agissant de Viva la Musica, « Mère Amazone », comme d’aucuns aiment l’appeler affectueusement, a expliqué que l’orchestre fonctionne normalement, mais traverse, comme d’autres formations musicales, une période de difficultés liées à « l’embargo » imposé, depuis 2010, par les jeunes Congolais de la diaspora, hostiles à certains musiciens évoluant au pays.
UN OUVRAGE EN GESTATION
Des démarches sont en cours pour l’organisation de la cérémonie de vernissage et de présentation du livre intitulé « Papa Wemba sur le trône de la rumba ». Selon toute vraisemblance, la cérémonie devrait être présidée par la ministre de la Culture et des arts Astrid Madiya.
Le Centre international de civilisation bantu (CICIBA), qui a produit l’ouvrage depuis le mois de février dernier, explique que ce livre est destiné à mieux renseigner sur le côté professionnel et social du chanteur.
Ce livre de 618 pages illustrées a été rédigé sous la plume de Manda Tchebwa et de l’écrivain congolais Foshino Ntumba Mukundulu. Il a été préfacé par le ministre des Médias, Lambert Mende, et postfacé par Patrick Mougiama-Daouda, professeur à l’Université Omar Bongo de Libreville.
Rachidi Mabandu
Forum des As
Ba nani balingi ba boma Vieux Gaou? Botala ndenge alobeli ba ennemis ya vie na ye
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Migration vers la TNT en RDC : Plusieurs chaines de télévision de la RDC risquent d’afficher «noir» à partir du 30 avril!
Bien que cette option avait été levée depuis 2015 par l’Union internationale des télécommunications pour éteindre le signal analogique et basculer sur la télévision numérique, cette exigence risque de compromettre de nombreux emplois à travers le pays.
En RD Congo, plusieurs chaines de télévision risquent d’afficher noir après le 30 avril 2018, particulièrement pour celles qui ne sauront pas basculer de l’analogie vers la télévision numérique. Il faudra être alors dans un bouquet pour diffuser.
Une migration qui devait s’opérer depuis le 17 juin 2015, mais suite au retard pris par de nombreux Etats africains, membres de l’Union internationale des télécommunications (UIT), notamment la RD Congo, surtout pour es raisons financières, le délai n’avait pas été respecté.
C’est ainsi qu’au niveau international, l’UIT est revenue à la charge pour exiger à l’Etat congolais de migrer avant ce nouveau dernier délai fixé au 30 avril 2018 pour ne pas voir les écrans de télé afficher noir. Au niveau la commission nationale mise en place pour assurer la migration vers la TNT, les choses ne sont toujours pas prêtes trois ans après le premier délai fixé par l’UIT (Union internationale des télécommunications), relèvent certaines sources.
Même du côté de la Renatelsat (Réseau national de télécommunications par satellite), aucune disposition ne semble être prise jusqu’aujourd’hui. Il faut, à l’heure actuelle, travailler pour se conformer aux exigences de l’UIT, si le gouvernement veut laisser tous les Congolais suivre encore la télévision même pour ceux qui n’ont des postes téléviseurs numérisés, du genre écran plat.
Pour rappel, c’est par l’arrêté interministériel signé par le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, et celui de la Communication et Médias que la migration vers la TNT avait été définie.
Il s’agit de l’arrêté interministériel n°002/TNT/CAB/MCM/LMO/2015 et n°CAB/VPM/PTNTIC/TLL/0002/2015 du 25 avril 2015 portant définition des acteurs du nouveau paysage audiovisuel congolais, récupération par l’Etat congolais des fréquences analogiques octroyées aux chaines de télévision et interdiction d’importation en RD Congo des récepteurs analogiques.
Dans cet arrêté interministériel du 25 avril 2015, un comité de pilotage du Comité national de la migration vers la TNT a été mis sur pied. Il a été aussi soutenu, dans son article 1èr que la RD Congo s’engageait dans le processus d’arrêt de la diffusion télévisuelle analogique en bandes UHF et VHF.
Le nouveau paysage audiovisuel congolais adapté à la télévision numérique terrestre était constitué également d’un certain nombre d’acteurs; éditeur de programmes, opérateur de multiplex, et autre fournisseur des services (Télé-distributeur).
C’est dans ce cadre que l’Etat congolais devait récupérer toutes les fréquences analogiques octroyées aux chaines de télévision pour la diffusion de leurs programmes, au plus tard le 17 juin 2015 qui était la date butoir de l’arrêt de la diffusion télévisuelle analogique en bande UHF (470-862 MHz), et au plus tard le 17 juin 2020, date butoir de l’arrêt de la diffusion télévisuelle analogique en bande VHF (174- 230 MHz).
La production et l’importation d’appareils récepteur TV non conformes à la TNT norme DVB-T2 et codage vidéo MPEG4 ont été même interdites dans le pays une fois que l’arrêté interministériel n°002/TNT/CAB/MCM/LMO/2015 et n° AB/VPM/PTNTIC/TLL/0002/2015 entrait en vigueur.
Sans oublier toutes concessions, autorisations et licences d’exploitation de services audiovisuels affectées par le numérique sont soumises à l’avis préalable et conforme du Comité national de la Migration de la télévision analogique vers la télévision numérique terrestre.
Le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, soutenait à l’époque que la migration de la télévision analogique vers la télévision numérique terrestre (TNT) devait se faire en 4 phases en RD Congo.Selon lui, dès le 17 juin 2015, un réseau pilote devait être mis en œuvre avec une dizaine de chaînes de télévision qui devaient desservir les villes de Kinshasa et Lubumbashi. L’extinction du signal analogique devait aussi être également lancée à compter de ce jour-là, avait-il laissé entendre.
Mais, dans la réalité des choses, on doit reconnaître aujourd’hui que la majorité d’opérateurs évoluant dans ce secteur en RDC ainsi que la population dans sa grande partie ne sont pas prêts pour ce basculement exigé par l’UIT.
C’est dire que si une nouvelle dérogation n’est pas accordée, plusieurs chaines de télévision risquent d’afficher noir après le 30 avril 2018. Cette situation risque d’avoir aussi une incidence malheureuse au sein de plusieurs entreprises évoluant dans ce secteur.
Il faut notamment craindre la fermeture de plusieurs chaines et la mise en congé technique de nombreux pères de familles qui viendraient ainsi allonger la liste des chômeurs en République Démocratique du Congo. Sous d’autres cieux, de telles conséquences devraient préoccuper les décideurs politiques. En RDC, cela ne semble malheureusement pas être le cas !
Lucien Kazadi T
La tempete des Tropique
Quand Fiston Saï Saï recadre Ken Mpiana en pleine émission
Quand l’artiste comédien Fiston Saï Saï recadre Ken Mpiana en pleine émission. Regardez
Télé Réalité : Carine Mokonzi akebisi Vincent et Jaz Kavulhu sur l’Affaire Celeo, Bitumba ya ba nzoko ba kota te
Télé Réalité : Carine Mokonzi akebisi Vincent et Jaz Kavulhu sur l’Affaire Celeo, Bitumba ya ba nzoko ba kota te. Regardez
Rencontre de la cite de l’UA : Kabila prépare-t-il sa propre succession ?
Après la retraite gouvernementale du jeudi 12 avril 2018 dans sa ferme de Kingakati, le chef de l’Etat s’est adressé, hier lundi à la Cité de l’Union africaine, aux députés de la MP, auxquels étaient associés ceux du Palu. Contrairement à l’objet de la rencontre de Kingakati, à la Cité de l’UA, Joseph Kabila s’est présenté en commandant des troupes, réglant avec subtilité, assortie de fermeté, sa succession au-delà des impératifs de paix et de développement ainsi que des contraintes du processus électoral.
En l’espace d’une semaine, le président Joseph Kabila s’est retrouvé face à ses principaux soutiens politiques. Jeudi 12 avril dernier, il avait réuni dans sa ferme de Kingakati le gouvernement pour, selon le communiqué diffusé par le secrétariat général du gouvernement, procéder à « l’évaluation de la situation politique au regard du processus électoral en cours et des impératifs de paix et de stabilité du pays ». Selon le même communiqué, une réunion similaire est prévue cette semaine, sans doute, dans le même format pour approfondir les discussions du jeudi 12 avril 2018.
Moins d’une semaine après, revoici Joseph Kabila, hier lundi 16 avril, devant les députés et sénateurs de la Majorité présidentielle dans une réunion organisée à la Cité de l’Union africaine. Malgré certaines tourmentes qui ont secoué leur alliance, les parlementaires du Palu ont été associés à cette rencontre. Autrement dit, l’alliance MPPalu est repartie sur de nouvelles bases. Ce qui devrait dissiper tous les malentendus de ces dernières semaines.
Lundi à la Cité de l’UA, Joseph Kabila est apparu dans son costume de commandant en chef d’une majorité qu’il est prêt à conduire à la victoire par les urnes. « Le processus des élections est sur les rails », a indiqué le chef de l’Etat, comme pour apaiser ses troupes, leur demandant de « ne pas avoir peur ». Pour ceux de sa famille politique qui douteraient encore de sa capacité de rebondir pour, éventuellement faire sauter le verrou de l’article 220 qui bloque la voie à un troisième mandat constitutionnel, le président Kabila a semblé dire, lundi dernier à ses députés et sénateurs, qu’il avait le contrôle de la situation. Décidément, il donne l’impression d’être sûr de lui.
A la cité de l’UA, Joseph Kabila a parlé élections, double nationalité et sécurité, spécialement dans les provinces agitées de l’Est et du Grand Kasaï. Pendant près de deux heures, il s’est adressé à ses parlementaires, sans que son intervention ne soit suivie d’aucun débat. Le ton était apparemment celui l’autorité morale qui commençait à voir venir des signes de faiblesses, voir une tendance à s’écarter de la ligne tracée depuis la charte de Kingakati qui a créé la MP. Même le Palu qui semblait prendre ses distances avec la MP a été ramené dans le rang. Députés et sénateurs de la MP et du Palu ont reçu, non seulement des instructions précises mais aussi des assurances à tenir ferme jusqu’à la victoire.
Lundi à la cité de l’UA, le président Joseph Kabila s’est débarrassé de l’étoffe du laboureur (Fables de la Fontaine) qui sentirait sa fin approcher. C’est plutôt en chef des troupes, sûr et fort de la méga-plateforme politique qui l’entoure, qu’il s’est adressé à son principal état-major politique, ci-devant députés et sénateurs qui siègent dans les deux chambres du Parlement. Puisque sa communication a été écrite à l’avance, des indiscrétions rapportent que Joseph Kabila a pris le soin de zapper les questions qui font débat, notamment celles liées à la machine à voter et à l’audit du fichier électoral. Selon lui, la Céni serait en mesure de respecter son calendrier électoral publié le 5 novembre 2017. Par ailleurs, il n’a pas fait non plus allusion à la question de son éventuel dauphin à la prochaine présidentielle.
Ce suspense est un message qui en dit long sur ses vraies ambitions. Si la Constitution lui interdit jusqu’à ce jour de prétendre à un troisième mandat présidentiel, Joseph Kabila se réfère néanmoins à la même Constitution pour couper court sur le débat autour de la double nationalité. « Ma position, c’est de défendre la Constitution », a lancé le président Kabila ; une pique indirectement destinée à Moïse Katumbi, candidat d’ « Ensemble pour le changement » à la prochaine présidentielle.
ET APRÈS ?
Après cette nouvelle apparition du chef de l’Etat, il n’y a plus de doute à faire sur ses intentions réelles par rapport à l’avenir immédiat. A tout prendre, son attitude, laissent entendre maints observateurs, indique que Joseph Kabila ne serait pas prêt à rendre le tablier. La question n’est donc pas à l’ordre du jour. Il va se battre jusqu’au bout.
Face à l’incertitude qui menaçait les fondations de la MP, allant jusqu’à pousser le Palu, son vieil allié, à reconsidérer son alliance de 2006, Joseph Kabila s’est lancé dans l’arène. Il se présente en commandant des troupes que députés et sénateurs à la Cité de l’Ua, ont écouté religieusement. C’était ni plus ni moins une séance de réarmement moral de la MP et de son allié, le Palu.
En lançant « n’ayez pas peur », le président Kabila lance un message qui va bien au-delà du cadre étriqué de sa famille politique. Ce discours est en réalité destiné à toute la classe politique. A travers ce message, le chef de l’Etat veut dissuader tous ceux qui envient son siège présidentiel : il ne lâchera pas de si tôt. Ce n’est pas pour rien qu’il se présente en fervent défenseur de la Constitution, dont il exploite avec délectation l’article 70, lequel lui offre la possibilité de rester en poste jusqu’à l’élection du nouveau président. C’est tout dire. Il ne fait donc pas se leurrer. Le président Kabila reste au centre de tout. Il a la maitrise de tout. Autrement dit, les élections se feront certes, mais rien ne devrait s’organiser sans lui ou en dehors de lui.
Le plus évident est que le processus électoral reste toujours incertain. Sans doute, le chef de l’Etat est-il en train de préparer un grand coup. On ne sait dans quel sens. Mais, sa rencontre avec les parlementaires, précédée, jeudi dernier, d’une retraite dans sa ferme de Kingakati avec l’ensemble du gouvernement rentre dans un schéma bien tracé. Il y a une grande coalition qui se met en place autour de Kabila. A côté de son ancienne famille politique, Joseph Kabila voudrait élargir ses soutiens en incluant tous les partis qui se retrouvent dans le gouvernement. C’est avec cette mégaplateforme politique qu’il entend négocier son avenir politique. Mais encore, c’est avec celle-ci qu’il espère faire sauter le verrou de l’article 220 de la Constitution.
Le Potentiel
Kabila et la Majorité présidentielle à la rencontre de leurs alliés du Palu
Joseph Kabila et les députés de la Majorité présidentielle ont finalement rencontré les élus du Parti lumumbistes unifiés (PALU), leurs alliés, lundi 16 avril 2018. Pendant un peu plus de deux heures, la communication de Joseph Kabila a tourné autour des élections et surtout de la situation sécuritaire du pays.
Sur les élections, Joseph Kabila n’a pas évoqué la machine à voter, ce système de vote par écran tactile rejeté tant par l’opposition, que par certains partenaires internationaux, dont les Etats-Unis.
Il n’a pas non plus parlé du fichier électoral, mais il s’est appesanti sur la Commission électorale nationale indépendante qui, d’après lui, est aussi indépendante de la Communauté internationale. « Il a dit que la Ceni travaille déjà avec des experts en son sein, qu’il ne trouvait pas l’opportunité d’envoyer encore de nouveaux experts », explique le député Patrick Muyaya du Palu, qui a participé à cette réunion.
Joseph Kabila a également réitéré la volonté de son gouvernement de financer entièrement le processus électoral. Hormis les élections, Joseph Kabila a surtout parlé de la situation sécuritaire dans le pays. Il a regretté de n’avoir pas envoyé les forces de sécurité plus tôt dans le Kasaï.
Pour ce qui est du territoire de Beni, il a demandé aux députés non originaires de cette région de descendre sur terrain pour se rendre compte des efforts fournis. « Il a été très marqué, lorsqu’il a parlé, par exemple, du cimetière de militaires qui existe entre Beni et Eringeti. Là d’ailleurs, il nous a annoncé qu’il y a eu cinq morts ce matin », affirme Patrick Muyaya.
Pas de questions-réponses
Il a par ailleurs interpellé les députés sur le contrôle parlementaire, en ce qui concerne les interventions militaires. Le président a déclaré ne pas être « un obstacle à l’initiative du contrôle parlementaire », rapporte Patrick Muyaya, mais il s’est demandé « si la démocratie ne devrait pas être limitée, entre guillemets ».
Juste après cette communication qui n’a pas donné lieu au jeu des questions-réponses, les députés se sont retrouvés au Parlement où devait avoir lieu l’examen de la motion de défiance contre le ministre de la Défense.
RFI
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Kabila s’exprime sur l’attaque de sa résidence
Pour la première fois, Joseph Kabila s’est prononcé lundi 16 avril sur l’incendie de sa résidence l’année dernière par des assaillants armés à Musienene (Territoire de Lubero) au Nord-Kivu. Face aux députés de la MP et du PALU, le président a dénoncé implicitement les agissements des « amis du Nord-Kivu ». Le député Patrick Muyaya a fait part, du contenu de la rencontre avec le président de la république.
Joseph Kabila affirme qu’il a acquis sa résidence de Musienene, 17 kilomètres au sud de la ville de Butembo, en 2005, soit une année avant les élections à l’issue desquelles il a été élu pour son premier mandat.
« Les amis du Nord-Kivu construisent des maisons, des hôtels dans d’autres coins du pays à Kalemie, à Lubumbashi, à l’Equateur et si on se comportait de la même manière vis-à-vis d’eux, qu’est-ce qu’il aurait eu ? », s’est interrogé Joseph Kabila.
Le 25 décembre 2017, des hommes armés présentés comme des miliciens Mai-Mai avaient incendié la résidence du chef de l’Etat à Musienene. « Un policier qui gardait la résidence a été tué », a dit le président de la république.
En clair, Joseph Kabila n’a pas apprécié l’acte de vandalisme perpétré contre sa maison et estime qu’il y a une campagne de désinformation au sujet des actions menées notamment par l’armée contre les forces négatives, particulièrement les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Beni.
Mensonge intellectuel
En août 2016, le président Joseph Kabila arrive à Beni et réunit les couches sociales afin de chercher des solutions aux massacres des civils par des présumés ADF depuis octobre 2014. Le chef de l’Etat avait alors dénoncé le « mensonge » de certains « intellectuels » de la région suite aux rumeurs faisant état de la « vente » de cette partie du pays aux étrangers, suite à la persistance des violences attribuées aux ADF.
« Un intellectuel qui ment est comme un médecin qui injecte de poison à un patient », a tranché Joseph Kabila devant les députés, à propos de la situation à Beni.
Kabila au sujet de Jamil Mukulu
Il est le chef des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées présents dans le territoire de Beni depuis 1999. Jamil Mukulu a été arrêté en mars 2015 en Tanzanie puis extradé en Ouganda.
« J’aurais souhaité que Jamil Mukulu soit extradé en République démocratique du Congo », a dit le président Kabila.
Pour le chef de l’Etat congolais, ce chef rebelle devrait être extradé pour « pour qu’il réponde des crimes commis sur notre territoire ».
L’opération de « grande envergure » lancée le 13 janvier dernier par l’armée congolaise contre ces rebelles ougandais est toujours en cours. La résolution 2409 du Conseil de sécurité de l’ONU demande cependant aux autorités congolaises d’organiser « une nouvelle opération conjointement avec les forces de la MONUSCO » contre les groupes armés dans l’Est du pays.
Patrick Maki







