Des consommateurs et revendeurs des pains accusent les opérateurs économiques du secteur de la panification d’avoir réduit les grammages des pains suite à la décision du gouvernement de surseoir toute augmentation des prix des pains à travers la ville de Kinshasa et en provinces.
Quelques acheteurs et revendeurs des communes de Limete, Ngaba ,Lemba , Matete et Ndjili interrogés samedi par l’ACP à ce sujet, signalent que les pains de 30 et 40 grammes qui se vendent à 200 FC viennent de connaitre une réduction de grammage de 10 mg et 5 mg environ par pain, au mépris des consommateurs.
Selon les revendeurs, les opérateurs du secteur continuent à manifester leur mécontentement du fait que le ministère de l’Economie les a obligés de maintenir les prix des pains à 200 FC sans pour autant prévoir des facilités pour compenser les pertes subies dans l’exploitation.
Le maintien des prix des pains sur les marchés kinois a soulagé plusieurs familles, souligne la source qui précise que la gestion des prix dans ce secteur vital doit être surveillée pour éviter de mécontentement de la population.
La « présence » de mercenaires autour de l’opposant Moïse Katumbi remonterait « à partir de novembre 2015 », selon un rapport confidentiel de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Le Parquet, lui, situe les faits une année plus tôt.
En RDC, services de sécurité et Parquet sont-ils en train de se mélanger les pinceaux ? En tout cas, dans l’affaire dite « des mercenaires », le responsable de la redoutable Agence nationale de renseignement (ANR) et le procureur général de la République ne semblent pas être sur la même ligne lorsqu’il faut situer le moment de l’infraction.
Dans un document confidentiel intitulé « Rapport d’enquête actualisé sur le recrutement des mercenaires par sieur Katumbi Chapwe Moïse », adressé le 16 décembre 2016 au procureur général de la République – avec copie notamment à Joseph Kabila, chef de l’État -, et dont Jeune Afrique a pu consulter quelques extraits ce lundi 9 avril, l’ANR rappelle les faits et les situe vers la fin de l’année 2015.
« À partir de novembre 2015 »…
« Après la démission du sieur Katumbi Chapwe Moïse, le 29 septembre 2015, de ses fonctions de gouverneur de l’ex-province du Katanga, il a été notoirement observé, à partir de novembre 2015, dans son entourage immédiat, la présence des gardes du corps d’origine étrangère, notamment le sieur Toon Jr III Leonardo O’Neal, alias LT, sujet américain, qui a séjourné à Lubumbashi, du 29 décembre 2015 au 3 janvier 2016, avant de disparaître momentanément de la circulation », peut-on lire dans ce document de 208 pages, dont 39 annexes.
C’est d’ailleurs à la suite de ce « constat » qu’Évariste Boshab, alors vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, avait publié, le 5 janvier 2016, un communiqué officiel « rappelant l’obligation faite à toute personne physique ou morale, bénéficiaire d’une garde rapprochée, d’en faire déclaration au plus tard le 15 janvier 2016 au commandant de la police nationale congolaise le plus proche de sa résidence ou de ses installations », poursuit le texte.
… où « courant 2014 » ?
Mais, dans sa requête aux fins de fixation d’audience datant de 16 mars 2018 et authentifiée auprès de Jeune Afrique, le parquet général de la République situe les faits reprochés à Moïse Katumbi en 2014, soit pendant qu’il était encore aux commandes de l’ex-province du Katanga.
« Sans préjudice de date plus précise mais au courant de la période allant de l’année 2014 à l’année 2016, période non couverte par la prescription de l’action publique », l’ancien gouverneur est accusé d’avoir « levé ou fait lever des troupes armées, engagé ou enrôlé, fait engager, enrôler des soldats et leur avoir fourni des armes et munitions sans ordre ni autorisation du gouvernement », écrit le procureur général de la République au premier président de la Cour suprême de justice, appelé à fixer l’audience dans cette affaire.
Du côté de la défense de Moïse Katumbi, on dénonce une « tentative de vouloir soustraire l’accusé de son juge naturel pour le présenter directement devant la Cour suprême de justice qui rend ses décisions en premier et dernier ressort ». Autrement dit, sans possibilité de recours.
Extrait du rapport d’enquête actualisé sur le recrutement des mercenaires par sieur Katumbi Chapwe Moïse :
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) exprime sa consternation suite à l’assassinat dimanche dernier de l’abbé Etienne Nsengiyumva par des assaillants armés dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). La CENCO condamne ce forfait et rappelle d’autres cas des tueries et d’enlèvements des prêtres catholiques par des hommes armés dans cette partie du pays.
La CENCO indique que l’église catholique continue à payer le lourd tribut de l’insécurité grandissante en RDC. « Cette situation est intolérable », souligne le communiqué signé par le secrétaire général de la CENCO, l’abbé Donatien Nshole.
Les évêques invitent les autorités à garantir la sécurité des personnes et de leurs biens conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre.
«La CENCO rappelle à l’opinion nationale et internationale, que l’accord de la Saint-Sylvestre, dans son article IV.8.2, en rapport avec la sécurisation des personnes et des biens : “recommande au Gouvernement d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Les parties signataires ont encouragé la prise des mesures appropriées, entre autres la neutralisation des groupes armés tant nationaux qu’étrangers qui sévissent en RDC ; la récupération des armes détenues par des personnes non habilitées”, malheureusement jusque-là cette recommandation n’est pas prise en compte », écrit la CENCO, qui insiste sur la sécurité dans les provinces de l’Ituri, du Nord et du Sud-Kivu.
Le 1 avril, l’abbé Célestin Ngango avait été kidnappé dans le territoire de Rutshuru puis relâché quatre jours plus tard. Dans le territoire de Beni, l’église catholique n’a plus les nouvelles des trois pères assomptionnistes enlevés en octobre 2012 et deux abbés pris en otages depuis juillet 207 par des hommes armés.
Alors que plusieurs sources pronostiquaient sur le report du tirage au sort suite au décès dimanche d’un des juges, deux juges ont déposé ce lundi leurs démissions.
Prévu pour ce lundi 9 avril, le tirage au sort n’a pas eu lieu à la Cour constitutionnelle. Les juges Jean Louis Esambo et Banyaku Luape ont démissionné pendant les discussions. Aucune explication n’a été fournie à ce propos. Ces deux juges relèvent du quota du Parlement et du Conseil Supérieur de la Magistrature.
La Cour avait fixé pour ce lundi 9 avril 2018 le tirage pour le remplacement des trois de neuf membres juges qui la composent.
C’est une opération qui devait avoir lieu depuis le 4 avril 2018 soit trois ans après l’installation de la Cour constitutionnelle. Selon la constitution, le mandat des membres de cette Cour est de neuf ans non renouvelable. Cependant, la Cour est renouvelée par le tiers, tous les trois ans, à travers un tirage au sort.
Déjà dimanche 8 avril dernier, cette instance a perdu un de ses 9 juges en la personne de Kalonda Kele décédé à Kinshasa.
Juge de la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi, des édits et des règlements intérieurs des chambres parlementaires, cet organe reçoit des recours en interprétation de la Constitution et tranche des conflits des compétences entre les pouvoirs législatif et exécutif.
En matière électorale, la Cour constitutionnelle a la compétence de connaître les recours et trancher par ses arrêts les contentieux électoraux. Elle est également la seule instance ayant la compétence de juger le président de la République.
Les membres de la Cour constitutionnelle proviennent par pilier des trois: du président de la République, du parlement et du Conseil supérieur de la magistrature.
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