En RDC, nouveau cri d’alarme du clergé catholique de Kananga. L’ensemble des prêtres dénoncent l’insécurité qui prend encore une fois de l’ampleur. Les signataires l’ont fait dans un mémorandum dont le destinataire n’est autre que le nouveau gouverneur de la province du Kasaï-Central, Denis Kambayi Cimbumbu.
Pour les prêtres de Kananga, le forum pour la paix tenu au mois de septembre 2017 n’a rien apporté. Selon ces religieux, « l’espoir de voir la paix revenir enfin n’a duré que l’espace d’un matin ». Les prêtres recensent alors plusieurs meurtres, des cas d’extorsion et d’autres abus commis par des hommes en uniforme sur la population. « Enlèvements et arrestations arbitraires se poursuivent, de jour comme nuit », expliquent ensuite les signataires du mémorandum.
Le clergé s’étonne surtout du silence des dirigeants provinciaux face aux cris de détresse et d’indignation de la population. « Comment comprendre des tels actes dans une ville où les services de sécurité civils et militaires sont omniprésents ? » « Comment dans ces conditions, la population ne pourrait-elle pas penser à des actes commis avec la bénédiction des dirigeants ? » Deux questions posées par les signataires de la lettre, les mêmes qui invitent les autorités à supprimer le secteur opérationnel du Kasaï et favoriser la cohabitation pacifique entre les forces de sécurité et la population.
Denis Kambayi, le nouveau gouverneur de la province du Kasaï-Central a annoncé une rencontre ce lundi avec l’archevêque de Kananga, Mgr Marcel Madila Basamuke. Ils devraient aborder la question de l’insécurité évoquée dans le memorandum des prêtres catholiques.
Il y a un an jour pour jour, aux environs de 17h, heure locale, deux experts des Nations unies, l’américain Michael J Sharp et la suédoise Zaida Catalan, ont été sauvagement assassinés non loin de Bunkonde dans la province dans du Kasaï-Central, en pleine insurrection des adeptes du chef Kamuina Nsapu. Depuis, leurs accompagnateurs congolais, Betu Tshintela, Isaac Kabuayi et Pascal Nzala sont toujours portés disparus. Un procès a été ouvert en République démocratique du Congo le 5 juin 2017, les audiences sont suspendues depuis le 22 octobre. Le secrétaire général de l’ONU a d’abord nommé un comité d’enquête qui a rendu un premier rapport puis un procureur canadien et des experts pour suivre cette procédure congolaise.
Pour Kinshasa, l’affaire est simple : les experts de l’ONU n’ont pas averti et consulté les autorités, ils se sont rendus dans une zone dangereuse tenue par des « terroristes ». C’est ainsi qu’elles qualifient les adeptes du chef insurgé Kamuina Nsapu, tué des mois auparavant par l’armée congolaise, le 12 août 2016. Malgré sa mort, les populations de certains villages se sont soulevées dans cinq provinces. Une insurrection réprimée dans le sang. Michael Sharp et Zaida Catalan sont partis au Kasaï-Central enquêter sur l’origine des violences.
« Nous pensons que ceux qui sont derrière l’assassinat de Zaida et Michael, ce sont ceux qui tuent au Kasaï, affirme la mère de Zaida Catalan, Maria Morseby, jointe par RFI. Nous espérons que les auteurs de ces violences seront arrêtés et que l’impunité prendra fin. On le croit parce qu’ils étaient en train d’enquêter sur ces atrocités, des crimes de guerre et ils étaient les enquêteurs derrière les sanctions. Nous pensons qu’ils ont pu faire peur à certaines personnes qui commettent ces atrocités. »
Pour les autorités congolaises, en tout cas, les miliciens Kamuina Nsapu sont à l’origine de ce double assassinat. Un scénario également retenu par un comité d’enquête de l’ONU. Les deux experts seraient tombés sur des villageois, miliciens depuis quelques mois, qui les auraient dépouillés, détenus pendant des heures avant de se décider à les tuer. Ils auraient pensé à filmer le meurtre en caméra cachée. Michael Sharp et Zaida Catalan auraient juste été au mauvais endroit au mauvais moment.
L’autre version
Mais ce n’est pas ce qui ressort de l’enquête de RFI et Reuters sur la base d’éléments de preuves qui sont entre les mains de la justice militaire congolaise et de l’ONU.
Quand ils arrivent à Kananga le 8 mars 2017, Michael Sharp et Zaida Catalan ne se doutent pas que Jean Bosco Mukanda, principal témoin de leur meurtre trois jours plus tard, échange déjà avec un colonel de l’armée congolaise, Jean de Dieu Mambweni. Celui qui va aider les experts à organiser cette mission qui va leur coûter la vie. Plus troublant encore, le futur témoin du meurtre, un ex-chef de milice et informateur de l’armée, parle aussi déjà avec Vincent Manga, l’un des chefs coutumiers qu’il va accuser de cet assassinat. Il y a, autour des experts, tout un réseau d’agents de l’Etat et d’affiliés qui communiquent entre eux et vont les suivre pas à pas…
Outre le colonel, l’informateur de l’armée, il y a des agents de renseignement ou ex-agents de renseignements, leur présumé traducteur Betu Tshintela ou son cousin José Tshibuabua. Ce sont eux qui vont mentir aux experts la veille de leur mort sur la situation et les conditions de sécurité à Bunkonde. Si l’experte suédoise a été dépouillée par des miliciens, elle est toujours en possession de son portable en main à 16h49. Elle appelle à l’aide sa famille. 26 minutes plus tard, à 17h15, le témoin-vedette Jean Bosco Mukanda confirme à l’armée congolaise la mort des deux experts et de leurs accompagnateurs congolais.
La suspension du procès interroge
Le rapport du procureur canadien nommé par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est attendu pour la mi-mai. La ministre suédoise des Affaires étrangères a déjà déclaré qu’elle serait prête à soutenir un nouveau mécanisme d’enquête internationale si toute la lumière n’était pas faite.
Il y a quelques semaines, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, avait interpellé le chef de la diplomatie congolaise, lui demandant ce que son président Joseph Kabila avait fait de sa liste de suspects, sans donner plus de précisions.
Le procès officiellement en cours devant le tribunal militaire à Kananga est interrompu depuis le 22 octobre. Une suspension de longue durée que dénoncent les avocats des accusés. Me Serge Miseka va même plus loin, il dénonce des tentatives de manipulation du procès.
Des composantes de partis politiques membres du Rassembement des forces politiques et sociales acquises au changement/Kasavubu, réunies vendredi 9 mars dernier à la suite de « scandales à répétition » observés depuis l’avènement de Bruno Tshibala à la primature, désavouent ce premier ministre.
Selon ces composantes, Bruno Tshibala a « déshonoré, humilié et trahi » le Rassop, s’écartant ainsi de la ligne politique léguée par Étienne Tshisekedi.
« Nous retirons notre confiance au premier ministre Bruno Tshibala », peut-on lire dans une déclaration publiée ce week-end.
Il est donc demandé à Tshibala de déposer sa démission, et à Olenghankoy de présenter une nouvelle liste de candidats premiers ministres de l’Opposition/Rassop, conformément à l’accord de la Saint Sylvestre.
Parmi les signataires de cette déclaration, figurent l’AR, FAC/Opposition, Debout Congolais, SET, Convention des Républicains…
Mgr Fridolin Ambongo a qualifié de « modèle de transition » sa prise de fonction ce dimanche 11 mars 2018 comme Archevêque Coadjuteur.
Il a circonscrit sa mission en ces quelques termes : » L’accueil, la préparation l’organisation », et « l’humble » attitude affiché par l’archevêque de Kinshasa Laurent Monsegwo à son égard depuis sa nomination comme archevêque coadjuteur de Kinshasa, Fridolin Ambongo pense que cela devrait inspirer.
« Si je dois décrire ma mission comme je l’entends, j’emprunterai les paroles du prophète Esaïe: l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés », a-t-il dit après cette prise de fonction.
Nommé le 6 février dernier par le Pape François, Mgr Fridolin Ambongo déclare vouloir être le pasteur de tout le monde « sans exception ».
« Je viens pour une mission d’évangélisation », a-t-il précisé en ajoutant « aussi pour le salut intégral ». Salut intégral qui, selon Mgr Fridolin Ambongo, implique quatre dimensions notamment spirituelle, économique, et politique.
Il a aussi rappelé que lors de son ordination épiscopale en 2005, il avait placé son ministère sous le signe de la lumière. « la lumière qui sait distinguer le vrai du faux,le bien du mal ».
Cédric Bakambu et le Beijing Guoan ont empoché leur 1ère victoire (2-1) de la saison ce dimanche 11 mars en allant s’imposer sur la pelouse du Jiangsu Suning. C’était pour le compte de la 2ème journée du championnat.
L’attaquant international congolais commence à justifier son transfert. Il a inscrit le 2ème but de son équipe à la 62ème minute. C’est un succès plus qu’encourageant pour cette formation qui a été balayé d’entrée le week-end dernier.
Pour la prochaine journée, ils se produiront encore à l’extérieur sur le terrain du Dalian Yifan. Ce sera leur 3ème déplacement en autant de journées. Le match se jouera le vendredi 16 mars à 12h35’, heure de Kinshasa.
Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de Tous les cookies. Cependant, vous pouvez visiter "Paramètres des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.
Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site Web. Parmi ceux-ci, les cookies classés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels au fonctionnement des fonctionnalités de base du site Web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site Web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de désactiver ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation.
Les cookies nécessaires sont absolument essentiels au bon fonctionnement du site Web. Ces cookies assurent les fonctionnalités de base et les éléments de sécurité du site Web, de manière anonyme.
Cookie
Durée
Description
cookielawinfo-checkbox-analytics
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Analytics".
cookielawinfo-checkbox-functional
11 months
Le cookie est défini par GDPR cookie consent pour enregistrer le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Fonctionnel".
cookielawinfo-checkbox-necessary
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Les cookies sont utilisés pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Nécessaire".
cookielawinfo-checkbox-others
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Autre.
cookielawinfo-checkbox-performance
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Performance".
viewed_cookie_policy
11 months
Le cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent et est utilisé pour stocker si l'utilisateur a consenti ou non à l'utilisation de cookies. Il ne stocke aucune donnée personnelle.
Les cookies fonctionnels aident à exécuter certaines fonctionnalités telles que le partage du contenu du site Web sur les plateformes de médias sociaux, la collecte de commentaires et d'autres fonctionnalités tierces.
Performance cookies are used to understand and analyze the key performance indexes of the website which helps in delivering a better user experience for the visitors.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site Web. Ces cookies aident à fournir des informations sur les métriques du nombre de visiteurs, du taux de rebond, de la source du trafic, etc.
Les cookies publicitaires sont utilisés pour fournir aux visiteurs des publicités et des campagnes marketing pertinentes. Ces cookies suivent les visiteurs sur les sites Web et collectent des informations pour fournir des publicités personnalisées.