L’international congolais, Jonathan Bolingi Mpangi Merikani a été admis dans un hôpital en Serbie, en raison de quelques problèmes de santé.
D’après un communiqué publié ce vendredi 15 septembre 2023 par son club, Vojvodina, l’avant-centre des Léopards a signalé, le jeudi dernier qu’il ne se sentait pas bien, et a été admis immédiatement aux urgences.
Ses poumons auraient été affectés par un virus dont on ignore encore l’origine. Le joueur de 29 ans, qui avait réussi ses débuts à Serbie (2 buts marqués) devrait être transféré à l’Institut des maladies pulmonaires de Sremska Kamenica, où il sera pris en charge par une équipe de spécialistes.
« Quand vous recevez une nouvelle comme celle-ci, le jeu est mis en veilleuse. Toutes nos pensées vont à Bolio et nous lui souhaitons un bon rétablissement. Je n’ai aucun doute qu’il gagnera son match. Mais quand de telles choses arrivent, rappelons-nous les priorités de la vie » s’est exprimé son entraîneur, Ranko Popović.
Pour rappel, Jonathan Bolingi était présent à Kinshasa, le samedi 09 septembre 2023, pour encourager ses coéquipiers à la victoire face aux Crocodiles du Nil du Soudan, dans le cadre de la 6ème et dernière journée des éliminatoires de la CAN Côte d’Ivoire 2023.
Officieusement, il était pratiquement le « vice-président de la République », le faiseur des rois dans l’entourage du chef de l’Etat. Plusieurs fois ministre et député national, Steve Mbikayi Mabuluki a publié jeudi à Kinshasa une tribune qui interroge. Pour l’ex-kabiliste devenu un radical de l’Union sacrée, la condamnation de Jean-Marc Kabund vient briser l’élan d’une carrière politique fulgurante.
Très écouté par Félix Tshisekedi suite notamment à des moments difficiles vécus ensemble dans l’opposition, l’apport de Jean-Marc Kabund dans la fragilisation du FCC et la recomposition de la majorité était remarquable. « Bien géré, sa position lui permettait de consolider davantage son leadership dans la majorité et je parie qu’il aurait dû être le dauphin de la majorité pour 2028 », spécule le leader du Parti travailliste (PT). Sa tribune consacrée à la condamnation de Kabund indique qu’il y a une différence entre l’ivresse du lait et celle de l’alcool. Et dans le deuxième cas, dit-il, la personne est consciente de son état.
Dans le premier, l’ivresse est très dangereuse parce qu’on ne s’en rend pas compte. Seuls les observateurs le constatent et en déplorent ses effets. «Jean-Marc Kabund est un acteur politique très brillant et courageux. Il l’a démontré à maintes reprises », reconnaît Mbikayi. Partant de ces qualités, il était dans les grâces du président de la République, fait-il observer.
– Il n’a pas su bien gérer son succès –
Le président du Parti travailliste estime que Kabund a mal géré sa proximité avec le chef de l’Etat au point de vouloir s’appuyer plus sur les relations d’amitié que sur celles d’un collaborateur avec l’autorité.
« Plusieurs commettent cette erreur dans leurs relations avec un membre de famille ou un ami élevé en dignité. Tout en gardant la même proximité, le subalterne doit se mettre à sa place même si le chef reste simple et plus accessible », relève Steve Mbikayi. Pour lui, l’ex-numéro un de l’Udps avait péché sur ce point. « Il avait fait un mauvais calcul. Si Kabund n’a pas su gérer son succès, d’autres n’ont pas non plus su gérer leurs frustrations. C’est le cas de Franck Diongo et Delly Sesanga », fait-il remarquer. Ceux qui, pour avoir combattu dans l’opposition, s’attendaient à occuper des positions confortables dans un système qu’ils ont considéré comme le leur, écrit-il. Ayant attendu longtemps sans rien recevoir, ils ont tourné casaque . « Mais, pour quelle finalité ? », se demande Steve Mbikayi. Appartenant à la même communauté que le prince, ils devaient savoir que leurs actions ne porteraient pas, souligne-t-il. « Ils auraient dû ruminer leur chagrin sans passer à l’acte. Il faut agir quand son action peut changer quelque chose. Sinon, il faut se résigner en attendant le jour meilleur », mentionne Mbikayi. Se mettre à crier dans le désert, se comporter en un crapaud qui jette de la salive à un aigle diminue davantage, note-t-il avant d’en conclure qu’il fallait bien gérer la déception.
– En prison jusqu’en 2030 –
Les 6 ans de plus qu’il pourrait passer derrière les barreaux joueront sûrement contre lui. « S’il les épurge, il en sortira en 2030 très affaibli politiquement, avec toutes les poches trouées », estime Steve Mbikayi Mabuluki. Il faudra à Jean-Marc Kabund À Kabund, de repartir à zéro sans espoir de récolter les mêmes succès. La leçon est qu’on ait tort ou qu’on ait raison, dit-il, il faut mesurer la portée du coup avant de le lancer. « S’il ne peut pas atteindre la cible, il ne faut pas gaspiller son énergie pour rien. Il faut attendre », conseille le député du haut de ses trente ans d’expérience politique : « Je sais que pareille condamnation se terminera sûrement par une grâce présidentielle », souhaite-t-il. Dans cette hypothèse, monsieur (Kabund) fera son come-back en politique et occupera un espace qui lui permettra de refaire la paix avec son mentor et de rebondir convenablement pour 2028. « Au cas contraire, il faudra organiser ses funérailles politiques », a-t-il prévenu dans sa tribune.
Malgré les protestations de plusieurs organisations de la presse et l’ultimatum de 72heures lancé au pouvoir, le brillant journaliste Stanis Bujakera a été mis au gnouf à Makala. La liberté de la presse est bâillonnée au Congo-Kinshasa, hurlent les professionnels de médias à travers une pétition exigeant la libération du correspondant de Jeune Afrique, signée aussi par de nombreux activistes pro-démocratie. Les journalistes demeurent mobilisés en soutien et pour la libération de leur confrère. À haute voix, ils exigent de revoir leur confrère dehors. Faute de quoi, ils vont dégainer dans tous les sens.
Le directeur de publication adjoint d’actualite.cd a été auditionné jeudi en chambre du conseil. Après l’examen de sa requête de remise en liberté provisoire, le journaliste a été envoyé à la prison centrale de Makala. Son cas inquiète et préoccupe les acteurs des médias nationaux et internationaux. Une interpellation jusqu’à présent inexpliquée et qui risque de pousser la presse à durcir le ton contre le régime Tshisekedi. Des organisations professionnelles de médias demeurent mobilisées. Stanis Bujakera est un journaliste de réputation jamais entachée qui a toujours défendu le professionnalisme de son métier. Mercredi à Kinshasa, le Rassemblement des journalistes pour l’émergence du Congo (RAJEC) a lancé un ultimatum de 72 heures pour obtenir la libération du journaliste Stanis Bujakera. Son rapporteur, Edmond Izuba, a exprimé le ras-le-bol de ses collègues. Des manifestations de grande envergure seront déclenchées pour trouver gain de cause. « Le RAJEC qui en appelle à la solidarité tous azimuts va annoncer, d’ici 72 heures, des manifestations de grandes envergures si et seulement si Stanis Bujakera n’est pas libéré », a-t-il menacé.
– Bujakera, le martyr –
Déjà au parquet de la Gombe, ses conditions de détention étaient exécrables. Le journaliste a accepté de souffrir dans sa chair pour défendre la liberté de la presse. Une cause qu’il considère comme noble pour la survie de la démocratie. L’avocat de Bujakera, Me Grâce Tshiashala a rappelé jeudi au procureur du tribunal de grande instance de la Gombe que « la liberté reste la règle et la détention en est l’exception ». Il a fait savoir que Stanis Bujakera a un emploi fixe et n’avait pas d’antécédents judiciaires et que « sa fuite n’était pas à craindre ». Les avocats de Bujakera ont déjà indiqué qu’ils feraient appel de cette décision. Le parquet du tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a mis Bujakera sous mandat d’arrêt provisoire depuis lundi pour des besoins d’enquête. Il le charge d’avoir confectionné un faux document et d’avoir propagé de faux bruits suite à la publication par Jeune Afrique d’un article reprenant une note attribuée à l’ANR qui impliquait les renseignements militaires et un proche du chef de l’État dans l’assassinat de l’ancien ministre des Transports, Chérubin Okende. Tout le monde sait que l’article n’était pas signé par Stanis Bujakera. Malgré tout, le parquet l’accuse d’en être l’auteur et exige qu’il révèle ses sources, a tempêté un leader de la Lucha.
– Depuis Kikwit, les katumbistes révoltés –
« Lorsqu’un pouvoir menace, agresse, enlève et emprisonne les journalistes, il n’a plus rien d’un pouvoir démocratique », peut-on lire dans le communiqué d’Ensemble pour la République publié jeudi depuis Kikwit dans le grand Bandundu par le secrétaire général, Dieudonné Bolengetenge Balea. L’arrestation du journaliste Stanis Bujakera Tshiamala le 8 septembre 2023 et son incarcération par le pouvoir du président Félix Tshisekedi constitue une nouvelle agression à notre démocratie, décrit le parti de Moïse Katumbi Chapwe. « Nul n’ignore, en effet, que la liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques », a-t-il souligné. Pour ce parti politique de l’opposition, le régime Tshisekedi veut arracher tous les acquis de la démocratie. « Par leurs violations répétées et de plus en plus graves de nos droits et libertés garantis par la Constitution et les lois en vigueur dans notre pays, le régime et sa justice instrumentalisée, sont devenus un danger pour le devenir de la nation congolaise que nous voulons libre, démocratique et prospère », indique le communiqué. Ensemble pour la République dénonce et condamne fermement l’arrestation arbitraire du journaliste et exige sa libération immédiate et inconditionnelle.
« Le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala est bien connu pour son engagement à défendre la transparence, le pluralisme d’opinions et la vérité dans l’exercice de sa profession. Les journalistes qui respectent la vérité dans l’exercice de leur profession méritent respect, considération et protection dans notre pays », rappelle le secrétaire général du parti de Katumbi. Pour cette formation politique de l’opposition, ceux qui veulent exercer le pouvoir par la terreur doivent savoir que le peuple congolais ne reculera plus devant leurs menaces.
Depuis le 1er septembre courant, les candidats à la présidentielle déposent leur dossier. Ils ont jusqu’au 8 octobre prochain pour le faire. Leurs candidatures seront ensuite passées au peigne fin pour une éventuelle validation. Ainsi, à la mi-novembre, on devrait connaître les noms des différents candidats en lice pour un bail au Palais de la nation. Et si le chronogramme présenté par la Ceni est respecté, le 20 décembre prochain, les Congolais iront aux urnes pour élire le nouveau Président de la République.
Si la question ne se pose pas pour Moise Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga qui seront sur la ligne de départ le 20 décembre avec Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession, il n’en est pas de même pour Martin Fayulu qui entretient un flou artistique autour de sa candidature.
Lors d’une conférence de presse le 19 juin dernier, le président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement, ECIDé, a rejoint la position de l’ancien Président Joseph Kabila et sa famille politique le FCC, celle de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Le Raïs, qui a dirigé la RD Congo pendant 18 ans, avait annoncé que sa famille politique « ne participerait pas à cette farce« . Le refus par la Ceni d’un audit du fichier électoral indépendant l’a convaincu de reste en dehors de cette course contrairement au trio Katumbi-Matata-Sesanga qui, tout en vilipendant le processus, ne veulent pas laisser un boulevard à Félix Tshisekedi.
Ce n’est pas le cas pour Martin Fayulu qui estime que les conditions ne sont pas réunies pour aller vers des élections libres, crédibles et transparentes : « Il faut savoir dire non quand il le faut« , avait-t-il déclaré devant les médias au cours d’une conférence de presse, ajoutant qu’il n’y avait « pas de place pour un deal, une tricherie ou un compromis à l’africaine« . Il demande avant de réintégrer le processus électoral que le fichier électoral soit revu et audité par un cabinet indépendant.
« Nous demandons que le fichier électoral soit fiable et crédible, a expliqué M.Fayulu. Nous demandons que ces fichiers établis en bonne et due forme soient audités par des spécialistes qui savent comment on le fait. Il s’agit de ne pas accompagner une forfaiture. Nous ne voulons pas qu’on arrive à ce niveau-là, c’est pour ça que nous demandons aux gouvernements amis au Congo de pousser pour que cela n’arrive pas. Et si cela arrivait, de ne pas reconnaître ce gouvernement. Et déjà de commencer à dire qu’ils n’accepteront pas les résultats provenant d’un processus électoral entaché d’irrégularités. Aujourd’hui, c’est eux qui portent la responsabilité de ce que monsieur Tshisekedi fait. Et demain, ils veulent encore avoir cette responsabilité. Donc, pour l’instant, qu’ils laissent le peuple congolais se battre pour des élections crédibles. »
Bluff ou réalité ?
Mais ces derniers jours, les rumeurs se font pressantes sur une candidature de dernière minute. Bluff ou réalité, certaines sources dans la ville affirmaient même que « Fayulu pourrait déposer sa candidature ce mercredi 13 septembre », avant de se dédire, « on ne sait plus, il a peut-être fait circuler des rumeurs… » .
Au cours d’une autre conférence de presse tenue au mois de juillet, Martin Fayulu a signifié qu’il ne s’agit nullement d’un boycott des élections. « Je suis pour les élections, mais à condition que le fichier soit revu » .
Pour nombre de Congolais, l’heure de vérité a sonné pour Fayulu qui doit clarifier sa position. Ira, ira pas aux élections.
Dans la situation actuelle du leader de l’ECIDé, aller aux élections c’est mettre une sourdine au débat qu’il alimente autour du processus électoral, ne pas y aller, c’est prendre le risque d’être hors-jeu politique pendant cinq ans si les élections se tiennent. On n’est pas candidat pour nécessairement devenir Président de la République, mais pour peser demain sur ce qui se passe sur la scène politique nationale. Ce ne serait pas faire injure à certains candidats que de dire d’eux qu’ils sont des candidats de témoignage.
On doit à la vérité que Martin Fayulu reste populaire dans le Grand Bandundu et dans la capitale Kinshasa, mais qu’il a perdu tous les soutiens qui l’ont porté en 2018. Cependant il demeure un des rares politiciens qui peut se faire entendre dans toute la RD Congo.
Il est pratiquement impossible de dire aujourd’hui combien de trous il y a exactement sur les routes de Kinshasa. Un pari que nul Kinois ne peut relever. Pourtant, il y a plusieurs mois, ‘il a été lancé une opération dénommée « Kinshasa zéro trou ». Sur le terrain, c’est le contraire que nous vivons. Il sied de souligner que c’est le Premier ministre, Sama Lukonde, qui avait donné le coup d’envoi de cette opération, qui avait eu lieu au croisement des avenues Université et Victoire, en présence du ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITPR), le concepteur dudit projet.
Le bilan de cette activité est aujourd’hui très peu reluisant. C’est un fiasco pourrait-on dire. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour dans la ville. De Maluku à Mitendi, en passant par Masina, Matete, Lemba, Limete et même Gombe et Ma Campagne, considérés comme les coins huppés de la capitale, vous ne pouvez pas parcourir plus de 100 mètres sans trouver un nid-de-poule. Cette situation est identique même dans certains coins insoupçonnés de la plus grande ville du pays. Dans certains endroits, ce sont de petits trous qui peuvent être comblés sans décaisser beaucoup d’argent. Mais c’est comme si les autorités attendent que la situation se détériore complètement pour intervenir afin qu’elles se «retrouvent» grâce à une facture qu’elles auront surévaluée.
Le constat amer établi plusieurs mois après le début de «Kinshasa zéro trou» est que les autorités rd congolaises font rarement le suivi de leurs activités. Et même de leurs décisions pour une évaluation objective. Car, s’il n’en était pas le cas, un suivi permanent aurait permis aux responsables de la voirie urbaine de se rendre compte de l’échec de l’opération dont il est question ici.
À propos du délabrement de la voirie urbaine, il sied de souligner que sur certains tronçons, ce sont de petits trous qui occasionnent des embouteillages que nous déplorons tant dans la capitale. Des exemples sont légion en la matière. Deux exemples sont frappants. Le premier est celui du rond-point Ngaba. Depuis très longtemps, ce carrefour connaît un désordre indescriptible dans le domaine de la circulation à cause de nombreux trous qui y ont vu le jour. Bien que plusieurs autorités tant nationales qu’urbaines passent par-là, aucune mesure n’a été prise pour assainir ce carrefour. La conséquence est la bouillabaisse quotidienne qui s’y observe, avec comme effets collatéraux notamment les vols à la tire des brigands qui ont investi ce lieu.
Le second exemple est le bourbier qui s’est créé depuis quelques jours sur By Pass au niveau de l’entrée de Masanga Mbila. Pourtant, certains ingénieurs évaluent le coût des travaux de réhabilitation à seulement 10 000 dollars américains. Avec de tels responsables au niveau de la capitale, nous ne pouvons pas nous attendre à redorer l’image ternie de Kinshasa. Les trous ne vont que se multiplier au grand dam des Kinois.
Le chouchou de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo répond à Sankara porte-parole de l’artiste musicien Werrason et parle de l’actualité politique de la République Démocratique du Congo.
Dès ce lundi 11 septembre 2023, la compagnie aérienne, Congo Airways interrompt temporairement toutes ses opérations. Dans un communiqué rendu public dimanche dernier, la société nationale d’aviation explique que l’option de l’interruption de vols a été levée dans le souci d’améliorer l’efficacité de ses services.
Congo Airways porte à la connaissance de son aimable clientèle que, dans le souci de garantir la sécurité de ses passagers conformément aux normes de l’IATA dont elle fait partie et du fait de ses certifications IOSA, elle procède à la réorganisation de ses outils d’exploitation à dater du 11 septembre 2023. A cet effet, l’option de l’interruption temporaire de ses opérations a été levée, de manière à améliorer l’efficacité des services de la compagnie nationale après une courte durée, indique le document de la compagnie.
Alors que l’annonce de la suspension de vols de l’unique société d’aviation subventionnée régulièrement par l’État, fait grincer les dents chez les passagers, la direction de la compagnie s’est, quant à elle, empressée de remercier le président Tshisekedi pour avoir instruit le gouvernement à mettre urgemment les fonds pour le maintien de ses opérations.
“Congo Airways tient, par ailleurs, à remercier le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi pour l’instruction donnée aux membres du gouvernement, lors de la 11e réunion du Conseil des ministres, concernant la mise à disposition urgente des fonds pour le maintien de ses opérations“, a ajouté la compagnie.
Acteur majeur du trafic local, Congo Airways s’est contenté comme dans ses habitudes, de présenter à sa clientèle ses sincères excuses pour tout désagrément qui résulterait de cette interruption. La compagnie a assuré, d’autre part, l’opinion de la reprise des opérations prévue dans très peu de temps.
D’importantes opérations de maintenance risquaient déjà de clouer au sol les deux seuls avions en capacité de voler de Congo Airways. La compagnie nationale s’était tournée, en vain, vers le marché informel pour dénicher des moteurs de rechange et éviter l’interruption de ses activités.
Lancée avec quatre aéronefs dont deux Airbus A320, la flotte s’est étiolée avec le temps. Même les différents partenariats noués n’ont pas duré. Kenya Airways, par exemple, a résilié avant terme son contrat de leasing sur ses deux avions du constructeur aéronautique brésilien Embraer.
Cette semaine, « Le Paris des Arts » reçoit le roi de la rumba congolaise, sa majesté Fally Ipupa. Le chanteur revient sur sa carrière internationale et nous emmène en balade sur les quais de Seine, à la découverte du musée de sculpture en plein air. Il nous présente également celui qui a révolutionné le denim et qui a été choisi pour créer la tenue du chanteur pour son prochain concert à Paris, François Girbaud.
Le 5ème Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a participé hier jeudi 07 septembre à la Cathédrale catholique Notre Dame, dans la commune de Lingwala, à la messe ayant commémoré la disparition d’un de ses prédécesseurs à la magistrature suprême du pays, le Maréchal Mobutu Sese Seko, survenue il y a 26 ans à Rabat au Maroc. Honorer la mémoire de celui qui vous a précédé dans l’exercice des mêmes fonctions que vous constitue un geste qui mérite d’être salué par tout Congolais sensé. En effet, la force d’un pays reste sa mémoire collective, attestent les sages. Cette mémoire se nourrit de toutes les épopées de ce pays que le premier des Congolais est appelé à honorer chaque fois que l’occasion se présente.
C’est l’occasion de nous interroger sur le bilan de celui qui a eu à diriger le Congo durant 32 ans avec plusieurs hauts faits qui ont relevé le pays au rang d’un des grands pays en Afrique. Qu’on aime ce grand homme d’Etat ou non, celui qui a laissé sa marque déposée de gouvernance dans cette Afrique fait partie incontestablement de notre mémoire collective. De la mémoire collective de tous les millions de Congolais que compte la RDC.
On doit à celui à qui appartient le slogan resté d’actualité et fort célèbre »Zaïre liboke moko, Lisanga bo Tata bo moko, mama bo moko, Ekolo bo moko, Parti bo moko Mokonzi bo moko’‘, l’unité de l’ex-Zaïre pour laquelle il s’est battu et ne transigeait aucunement. Un fait que l’officiant du jour, l’abbé Yves Koko, a fait remarquer en évoquant le souvenir d’un dirigeant qui a légué l’esprit de l’unité nationale.
Interrogée, l’Histoire nous rappelle que Etienne Tshisekedi, d’heureuse mémoire, a combattu près des 40 ans le régime de feu Maréchal Mobutu après avoir été l’un des piliers du même régime. Son fils de président n’a donc pas eu tort en honorant la mémoire de celui qu’on a surnommé aussi la Toque de léopard, après l’avoir également fait avec le tout premier président de la République démocratique du Congo, Joseph Kasa-Vubu.
Seulement, souhaitent certains observateurs avisés, il ne faudra pas que ce geste, cet acte que bien des Congolais ont eu à saluer, surtout lorsqu’il était souligné par cette image ayant montré Félix Tshisekedi (enfant d’Etienne Tshisekedi) assis aux côtés des enfants de feu Mobutu, soit dicté par des intérêts électoralistes d’autant qu’on est à quelque 4 mois des élections générales.
SE GARDER DE DEUX CHOSES
On doit donc se garder de deux choses : primo, de faire de cet hommage une séduction à effet électoraliste. Secundo, il ne faudra pas que cette démarche louable soit sélective. Il importe, donc, qu’elle soit étendue à tous les anciens chefs de l’Etat, vivants ou morts ayant présidé aux destinées du Congo-Kinshasa. De Joseph Kasa-Vubu à Joseph Kabila en passant par Laurent-Désiré Kabila.
Sans aucune intention de vouloir canoniser ces Magistrats suprêmes honoraires, il y a lieu de reconnaître cependant et d’exalter ce qu’ils ont posé comme actes positifs dans ce pays. Ainsi aidera-t-on aussi bien la jeunesse que la postérité à connaître les réalisations mémorables à l’actif de ces dirigeants.
C’est l’exemple du témoignage inédit fait par l’abbé Joseph Lukelo, un autre prêtre proche de la famille Mobutu, sur les derniers jours du Maréchal qu’il a décrit comme « un dirigeant ayant connu la gloire et la foi. » L’attention de l’assistance a été captivée de manière particulière par la dernière confession de Mobutu et la messe des suffrages que ce religieux avait célébrée dans sa résidence de Rabat.
DE NOMBREUSES ACTIONS D’HOMMAGES AUX ANCIENS CHEFS D’ETAT
Depuis son élection à la magistrature suprême en décembre 2018, on doit au président Félix Tshisekedi de nombreuses actions d’hommages aux anciens chefs d’Etat et autres personnalités ayant marqué l’histoire du pays.
A l’occasion d’une mission d’itinérance dans la province de l’Equateur, il avait fait part de son intention d’organiser au pays des funérailles nationales pour le président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga et une sépulture digne de son rang de Chef d’Etat comme il l’a fait pour Patrice Lumumba, le premier Premier ministre de la RDC.
Tout compte fait, cette culture de mémoire collective doit être inculquée à la jeunesse pour qu’aucune action digne de mémoire de quelque personnalité que ce soit de ce pays ne puisse être mise au placard de l’oubli en raison des considérations inavouées.
Aujourd’hui, l’histoire veut que ce soit Fatshi qui bétonne la mémoire collective du pays puisqu’étant aux commandes du pays. Demain, c’est la même histoire qui voudra que ce soit son successeur qui honore la mémoire du 5ème président de la RDC. Mais pour que cela soit possible, il faudra que cette culture soit pratique et non théorique chez les dirigeants de la RDC.
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