Le Sélectionneur principal de l’équipe nationale A de la République Démocratique du Congo, Sébastien Desabre, a dévoilé la liste des 27 Léopards sélectionnés, pour affronter les Panthères du Gabon, le samedi 18 juin prochain, au Stade de la Rénovation de Franceville, dans le cadre de 5ème et avant-dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023.
Sur cette liste figure les noms de plusieurs cadres et étoiles montantes de la sélection congolaise, entre autres Chancel Mbemba, Gaël Kakuta, Yoane Wissa, Meschack Elia, Samuel Mouttoussamy, Merveil Bope et Lilepo Makabi.
Werrason et son groupe Wenge Musica Maison Mère de retour à Kinshasa. Papy Kakol et Hugo Synthé ont réagi sur la fuite de l’artiste musicien Café Roum à Londres.
La tension politique ne retombe après la marche de l’opposition réprimée dans le sang le samedi 20 mai dernier. Le pouvoir et l’opposition se regardent toujours en chiens de faïence. L’autorité urbaine a refusé mardi de prendre acte du sit-in des opposants prévu jeudi 25 mai devant le quartier général de la commission électorale mais l’opposition maintient son rassemblement.
Dans sa lettre, le vice-gouverneur de Kinshasa, Gérard Mulumba justifie sa décision par le fait que le site choisi (la Gombe) par les organisateurs est une zone neutre où les activités populaires ne peuvent pas être organisées.
L’adjoint de Gentiny Ngobila dit s’appuyer sur l’arrêté du 30 septembre 2021 portant interdiction des manifestations publiques dans certaines zones dans la ville de Kinshasa. Particulièrement, a-t-il précisé, dans son article 1er, 2ème tiret.
Plus loin, le vice-gouverneur propose aux organisateurs du sit-in de constituer une délégation d’au moins 10 personnes, pour exposer leurs désidérata et observations aux membres du bureau de la CENI.
Un nouveau décor de bras de fer se plante, car les quatre leaders de l’opposition et leurs nombreux soutiens ne sont pas sur un même piédestal avec l’autorité urbaine. “Nous demandons au peuple à défendre à nouveau la Constitution en sortant nombreux ce jeudi 25 mai devant le siège de la CENI[…]”, a mobilisé Prince Epenge, cadre Lamuka et président du parti ADD Congo.
Ainsi, l’Hôtel de ville a demandé à la police de la capitale et au bourgmestre de la commune de la Gombe de prendre toutes les dispositions pour empêcher tout rassemblement devant le siège de la Centrale électorale.
Le candidat à la présidentielle congolaise, Moïse Katumbi, de mère congolaise et de père grec est concerné par un projet de loi dite « Tshiani ». Le texte prévoit de limiter l’accès à certains postes à hautes responsabilités, dont la présidence, aux seuls citoyens nés de père et de mère congolais.
Les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Eglise catholique soutiennent l’enquête indépendante de la justice et dénoncent la répression des manifestations qui ont causé plusieurs blessés, alors que l’Opposition a maintenu son sit-in jeudi 25 mai devant le siège de la Centrale électorale.
«Les Etats-Unis sont préoccupés par les indications d’un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité en réponse aux manifestations à Kinshasa le samedi 20 mai, y compris l’agression d’un mineur», lit-on dans un communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, distribué aux médias hier lundi 22 mai.
Le document poursuit : «L’engagement des Etats-Unis en faveur du droit de se réunir, de la liberté d’expression et de la liberté de la presse est inébranlable ; ces droits sont le fondement d’une démocratie saine. Nous soutenons le droit du peuple congolais à manifester pacifiquement pour exprimer ses préoccupations et ses aspirations. Nous soulignons l’importance d’exercer ces droits de manière pacifique», indique le communiqué.
Washington salue, à cet effet, «l’engagement rapide du gouvernement congolais à identifier et à détenir les agents de sécurité, responsables d’un usage disproportionné de la force. »
L’UE pour une enquête indépendante
L’Union Européenne ne dit pas autre chose non plus par rapport aux événements malheureux du samedi 20 mai. «L’Union européenne condamne la répression violente d’une manifestation de l’opposition le 20 mai à Kinshasa et l’usage disproportionné de la force à l’encontre des manifestants, y compris des mineurs», écrit la porte-parole du service diplomatique de l’UE, Nabila Massrali.
L’UE espère que l’enquête indépendante de la justice, demandée par le ministre des Droits humains de la RDC, permettra de faire la lumière sur les circonstances et d’établir les responsabilités sur les violations constatées.
Pour l’Union européenne, «le respect des libertés publiques, y inclus la liberté de réunion et d’association, est essentiel et constitue un élément déterminant du déroulement d’un scrutin apaisé».
Ce n’est pas tout. «Un espace d’expression et de débat sans entrave est indispensable pour permettre aux citoyens de se prononcer librement en vue des élections», insiste-t-elle.
« sanctionner les incompetents »
S’exprimant sur le sujet hier au cours d’une conférence de presse, la CENCO a, pour sa part, exhorté le peuple congolais «de ne pas céder à la peur face à la barbarie organisée pour l’intimider. Si rien n’est fait pour garantir ses droits fondamentaux, il devra bientôt exercer son pouvoir pour sanctionner tous les incompétents».
« Les dirigeants congolais ne tirent malheureusement pas les leçons de l’histoire. Car, la réprobation des USA, l’UE et la CENCO, rappelle ces types de déclaration que les chancelleries occidentales et les évêques faisaient sous le régime Kabila. Ce qui signifie très clairement, pour le Président Tshisekedi que l’état de grâce est fini« , lâche un opposant, sous couvert d’anonymat.
« Autrement dit, le pouvoir Tshisekedi, s’il ne se ressaisit pas, risque de connaître le même sort que les pouvoirs précédents. Le pouvoir a reproduit le samedi, ce que les Congolais ont vécu sous Kabila et un peu plus loin, sous Mobutu« , renchérit cet acteur politique.
Pour nombre d’observateurs, cette vague de désapprobation est un coup de semonce à l’encontre du Pouvoir. Le Chef de l’Etat devrait questionner l’histoire, parce que c’est de cette manière-là que ça commence. L’Occident qui jusque-là l’observait, commence maintenant à le titiller avec ce qui s’est passé samedi.
Si à l’intérieur, l’Eglise catholique, avec l’Eglise protestante, est la seule confession religieuse à être dans tout le pays, dans ce contexte quasi électoral, le message de l’Eglise catholique n’est pas bon pour le pouvoir. Tout comme il ne l’était pas pour le pouvoir Kabila.
Et à l’international, c’est l’Occident. Ce que dit Washington du le sera pour l’Union européenne, et pourra constituer plus globalement la position de tous les pays occidentaux qui se contredisent rarement à ce niveau.
Mariage du couple ami de Joseph Kabila Kabange, l’ex président de la République Démocratique du Congo. Olive Lembe Kabila, l’ex première dame de la RDC danse en plein mariage.
« C’est très triste » de voir que sous le règne de M. Tshisekedi, un ancien opposant, on ne peut pas respecter le droit de la population congolaise à manifester « contre la vie chère », déplore Moïse Katumbi.
Jour sombre pour les libertés individuelles. La manifestation « contre la vie chère », organisée par les opposants Martin Fayulu (du parti ECiDé, Engagement pour la citoyenneté et le développement), l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga Moïse Katumbi (Ensemble pour la République), l’ex-Premier ministre Augustin Matata (LGD, Leadership et gouvernance pour le développement) et le député Delly Sesanga (Envol), samedi 20 mai, a été brutalement réprimée par le pouvoir.
Dès la matinée, plusieurs militaires et policiers ont pris d’assaut les artères choisies par les opposants pour leur manifestation. C’est le cas de l’avenue Kianza, qui traverse les communes de Lemba et Ngaba où était prévue la jonction des manifestants. Mais les forces de l’ordre et de sécurité sont entrées en action : coups de feu, gaz lacrymogène, interpellations, bastonnades des militants…
Empêchées par la police de lancer la procession, les quatre figures de la mobilisation arrivées sur les lieux étaient plantées dans leurs véhicules, déplorant une violence « extrême« .
« Même à l’époque du président Kabila on n’a jamais vécu ça « , reconnait Matata Ponyo, désagréablement surpris par la répression inouïe des manifestions.
« C’est triste, ils sont en train de tirer avec des gaz lacrymogènes, au début c’était avec des balles réelles et tout ça, c’est Monsieur Tshisekedi « , déplore Moïse Katumbi qui séjourne dans la capitale depuis trois semaines.
Des discussions très tendues ont opposé leaders de l’opposition et forces de sécurité qui empêchaient la tenue de la marche.
« C’est de l’entrave à la marche, une liberté pourtant consacrée dans la constitution. Nous sommes en plein dans l’agitation. C’est de la répression« , déplore Delly Sesanga.
Marche parallèle pro pouvoir autorisée
Dans l’entretemps, la Toile charriait des images des personnes violemment molestées et blessées. A l’instar du mineur copieusement torturé par des policiers dont la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. On ne compte pas le nombre de personnes interpellées dont le secrétaire général d’Envol.
Une autre image qui a fait le tour du monde, c’est celle de l’interpellation brutale du député provincial Mike Mukebayi, communicateur du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi. Il a été jeté sans ménagement, comme du bétail, dans le véhicule de la police. Et aux dernières nouvelles, Mukebayi aurait été enlevé dans la soirée d’hier dimanche. Selon des témoins, des personnes non autrement identifiées l’ont embarqué à bord d’un véhicule de couleur blanche et conduit à une destination inconnue.
Comme sous Mobutu avec la Garde civile, des policiers lourdement équipés de matériels, anti-émeutes, de blindés et des camions à eau chaude, étaient également présents sur le théâtre des manifestations.
Aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, des policiers et des personnes civiles munies d’armes blanches pourchassaient les manifestants dans leurs retranchements dans des quartiers et avenues, sous des tirs de sommation. Les quatre leaders ont été reconduits sous bonne escorte chez eux.
Le même samedi 20 mai, une autre marche a été organisée en parallèle par les jeunes de l’UDPS, le parti présidentiel. Une manifestation autorisée par le gouverneur de Kinshasa, à la surprise générale. Les manifestants pro pouvoir étaient munis de bâtons et d’autres armes blanches.
Sit-in devant le jeudi devant le siège de la CENI
L’opposition ne s’avoue nullement vaincue malgré la « violence barbare » de samedi et annonce un sit-in devant le siège de la CENI le jeudi 25 mai.
Moïse Katumbi, Matata Ponyo, Delly Sessanga et Martin Fayulu ne décolèrent pas. Après cette marche étouffée par les forces de l’ordre, ils annoncent une autre manifestation pour la semaine en cours.
Au cours d’une conférence de presse tenue le même samedi, les quatre leaders ont annoncé l’organisation d’un sit-in ce jeudi devant le siège de la Centrale électorale.
« Nous invitons la presse tant nationale qu’internationale à vivre le sit-in que nous allons faire devant cette mascarade de CENI. Ce n’est plus une commission électorale indépendante, c’est une structure privée du pouvoir pour préparer la victoire d’une certaine catégorie qui est dénoncée par la population « , a déclaré Matata Ponyo.
Ce n’est pas tout. Ces quatre figures de proue de l’opposition ont fait savoir que d’autres manifestations seront annoncées le même jeudi.
Matata qui s’exprimait au nom de l’opposition a déploré l’interpellation de plus de 14 militants et deux blessés.
Gentiny Ngobila n’avait autorisé qu’un seul itinéraire pour la marche de l’opposition, du Rond-point Sakombi à la place YMCA dans la commune de Kalamu.
C’était sans compter avec les leaders de l’opposition qui avaient à cœur d’entamer leur marche par Super Lemba. Ce que la Police n’a pas laissé faire. Le commandant de la police, le Général Sylvano Kasongo indique que les manifestants ont été dispersés à coup des gaz lacrymogènes pour non-respect de l’itinéraire, donc des consignes.
Même alors, pour Delly Sesanga, « les forces de l’ordre se sont transformées en milice pro pouvoir, du jamais vu « , accuse-t-il.
L’opposition attendait de Fatshi de tourner la page de la répression, et non la cultiver à merveille comme ce qu’on a vécu samedi. Ses devanciers Mobutu et Kabila étaient étiquetés dictateurs, alors que lui est fils d’un opposant historique qui s’est battu des décennies durant pour faire de la place aux libertés individuelles.
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