L’une des légendes du football congolais et du Tout puissant Mazembe, Trésor Mputu Mabi, annonce avoir mis un terme à sa carrière de footballeur à l’âge de 37 ans.
L’ancien capitaine des Léopards de la RDC a officialisé sa retraite des terrains de football au cours d’une interview avec Nyota RTV ce jeudi.
Malgré l’étendue de son talent et des offres en Europe, le dossard 8 a passé sa carrière en RD Congo.
En club, celui qu’on surnommait le « Trésor national » a gagné une Ligue des champions de la CAF avec Mazembe (2009), une Supercoupe de la CAF. Il est également Vainqueur (7 fois) du Championnat de la RD Congo (2006, 2007, 2009, 2011, 2012, 2019 et 2020).
En sélection nationale, Trésor Mputu a remporté le CHAN (Championnat d’Afrique des Nations), en 2009, avec les Léopards.
Le Conseil supérieur de la communication et de l’audiovisuel (CSAC) a décidé, au cours d’une assemblée générale extraordinaire ténue, ce mardi 07 février, à Kinshasa, de couper le signal de toutes les chaînes de télévision et radio rwandaises captées sur le territoire congolais à partir du bouquet Canal Sat pour une durée de 90 jours, renouvelable selon l’évolution de la situation.
D’après le compte-rendu de cette réunion, le CSAC accuse ces médias rwandais de démotiver les forces de défense de la République Démocratique du Congo au bénéfice du M23.
Pour le CSAC, ces chaînes sacrifient la culture de la paix dont la RDC fait son cheval de bataille dans la région des Grands Lacs.
« Ces chaînes rwandaises s’emploient à l’Intox, à l’incitation à la désobéissance civile, à la désobéissance civile, à l’insurrection générale contre l’autorité publique de la RDC et le dénigrement systématique des institutions nationales et de leurs animateurs, ainsi qu’à l’apologie de la guerre », peut-on lire dans ce communiqué.
Par ailleurs, le CSAC accuse le Rwanda de brouiller de manière intempestive les émissions radiotélévisées diffusées depuis la RDC et relayées par le bouquet Canal Sat sur le territoire rwandais. Il s’agit notamment des chaines congolaises suivantes : la RTNC, la Télé 50, le Digital Congo, la Molière, la 10ème Rue.
Le communiqué du CSAC révèle que le protocole d’accord entre Canal+ Afrique, maison mère de Canal+ RDC, et le CSAC s’en trouve être énervé, faute d’avis préalable du régulateur national congolais ou de son agrément pour l’intégration des chaînes audiovisuelles rwandaises dans ledit bouquet.
À noter que cette décision du régulateur des médias congolais intervient au moment où une tension entre la RDC et le Rwanda règne. En effet, Kinshasa accuse Kigali de soutenir le M23 qui sévit dans le Nord-Kivu.
Trois personnes ont connu la mort lors d’une manifestation anti- MONUSCO à Kanyaruchinya dans le territoire de Nyiragongo. La cheffe de la Monusco appelle la population à faciliter la tâche pour la circulation des casques bleus.
La MONUSCO déplore la mort de ces trois personnes tuées dans ces altercations et quatre véhicules de leur convoi incendiés par ces manifestants en colère. et annonce cependant une enquête conjointe avec les autorités congolaises afin déterminer les circonstances.
» Les Casques bleus revenaient d’une mission de ravitaillement à Kiwanja et se rendaient à Goma , accompagnés par des FARDC. A 2 km de Munigi, ils ont été assaillis par des manifestants qui , auparavant , avaient barricadé la route avec de grosses pierres obligeant ainsi le convoi à s’immobiliser. Une enquête conjointe avec les autorités congolaises permettra de déterminer les circonstances de ces décès regrettables, » peut-on lire dans le communiqué.
La MONUSCO rassure la population pour son travail dans la protection des civils et s’engage à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire aux victimes et aux personnes déplacées par le conflit.
La cabinet du Premier ministre vient finalement de réagir face à la bagarre qui a éclaté, ce lundi à midi, entre au moins quarante-et-un (41) députés provinciaux venus réclamer leurs arriérés de cinq (5) mois et les agents commis à la sécurité de la primature.
Pour le directeur de cabinet du chef du gouvernement qui a signé un document rendu public dans la soirée, les députés provinciaux n’ont pas respecté la règle d’art avant de rencontrer le patron de l’Exécutif national, ce que déplore Sama Lukonde.
« Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement, déplore cet incident malheureux, qui résulte d’un malentendu causé par l’inobservance des règles du protocole d’audience », note ce document.
À en croire Paul-Gaspard Ngondankoy, directeur de cabinet du 1er ministre, ces élus des provinces ont quand-même été bien reçus, bien que n’ayant pas saisi régulièrement le cabinet du patron du Gouvernement central pour le rencontrer. La situation a dégénéré lorsqu’ils ont voulu forcer l’accès vers le bureau de Sama Lukonde, ce qui a suscité la réaction des agents de sécurité, explique-t-il.
Néanmoins, le plaidoyer des députés provinciaux, qui ont été enfin reçus par le locataire de la primature, « est en train d’être suivi comme à l’accoutumée » par Jean-Michel Sama Lukonde.
Dans la journée, ces accrochages auraient fait des blessés. Certains députés s’en sont tirés avec des vêtements déchirés, pareil pour certains agents de sécurité.
Le président congolais, Félix Tshisekedi , est arrivé , dans la nuit du lundi, à Cape Town en Afrique du Sud sur invitation de son homologue Ciryl Ramaphosa pour participer au Forum international Minier « Mininh Indaba 2023 ».
Ces deux chefs d’États vont faire un tête-à-tête, en marge de ce forum, afin d’échanger sur la SADEC et la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, indique les sources présidentielles.
Pour rappel, le président Félix Tshisekedi a eu un entretien des quelques heures avec le président Angolais Joao Lourenço, ce même lundi 06 février, à Luanda en Angola, sur la situation sécuritaire de la partie Est de la RDC.
Petit à petit, le toubib prix Nobel de la paix prend l’élan de présidentialité. Il a quitté la zone de la clameur universelle pour celle de la suscitation de candidature avant d’atteindre le seuil de l’inéluctable sprint du scrutin présidentiel de décembre prochain. Mukwege a accepté de répondre aux questions machettes d’Ouragan sur le dernier parcours de l’ambition lui imposée par des élites congolaises tant de la diaspora que celles évoluant au pays.
Le prix Nobel de la paix 2018, ne sachant plus survoler le sujet, décide de passer le ballon aux forces vives de la nation à ce qu’il demande de marquer le processus électoral de toute participation. Il l’invite à se mobiliser et à dominer les choix électoraux de décembre 2023. “J’entends les appels des Congolais de tous bords. Je les remercie de la marque de confiance et de l’estime à ma modeste personne”, réagit-il . Mukwege déclare avoir connaissance des défis de la République démocratique du Congo, même s’il n’a pas la prétention de pouvoir tout résoudre tout seul. “Je connais le problème de notre pays, nous ne pouvons le résoudre qu’ensemble, en unissant nos forces, en rassemblant toutes les forces vives et sociales et politiques, en nous organisant efficacement”, se convainc-t-il.
Le prix Nobel de la paix est un personnage qui sait dorénavant compter sur des soutiens sûrs et robustes. Toute l’élite intellectuelle congolaise lui porte admiration et respect. D’où cette assurance : “Il faut provoquer une révolution démocratique, en nous enrôlant et en votant massivement, mais surtout en s’organisant pour faire respecter la vérité qui sortira des urnes. Si le peuple s’organise, si des femmes et des hommes compétents de valeur se présentent aux différents niveaux des élections (législatives, sénatoriales, provinciales, locales, etc.) pour créer une force de changement, alors, nous pourrons travailler sérieusement ensemble pour prendre notre destin en main et reconstruire notre pays”, répond-il avec ferme assurance. Mukwege veut faire équipe avec les masses de toutes les couches socioprofessionnelles pour redonner la dignité de puissance à la RDC et à son peuple, la grandeur et la fierté à sa nation.
La RDC doit revoir sa stratégie de défense
La situation sécuritaire du pays préoccupe au point Mukwege. “Elle a empiré, accroissant le risque de balkanisation du pays”, regrette-t-il. Les autorités doivent revoir leur stratégie de défense et arrêter avec l’externalisation de la sécurité, estime-t-il. “Ce n’est pas la multiplication des troupes étrangères sur notre territoire qui va nous ramener la paix durable”, interpelle l’enseignant des universités, lui qui croit à une réforme profonde du secteur de sécurité pour donner aux vaillants combattants et agents de renseignements les moyens nécessaires et appropriés pour contrer les menaces sécuritaires.
Le docteur Denis Mukwege est conscient que la crise avec le Rwanda et les autres pays agresseurs ne peut se régler durablement que si nous dotons notre pays d’un véritable appareil de défense et de sécurité qui impose le respect. “Un État sans armée efficace, c’est comme un corps sans immunité”, explique le médecin. N’importe quelle bactérie peut lui être fatale. Donc, il faut réformer le secteur de sécurité, explique-t-il. Par ailleurs, il faut œuvrer à créer une culture de la paix dans la région par des activités sociales, religieuses, économiques, culturelles, etc. qui favorisent la tolérance.
S’adressant aux dirigeants congolais, Mukwege les invite à apprendre à créer la solidarité entre les peuples et à renoncer à l’impérialisme, quel qu’il soit. “C’est à nous Congolais de prendre notre destin en main”, insiste le chirurgien. Car, affirme-t-il, la stabilisation et le développement de la RDC sont une affaire des Congolais. “Les autres puissances ne peuvent venir qu’en appui à nos propres efforts”. Et de renchérir, “ce qui nous fait défaut, c’est l’organisation et le leadership pour une gouvernance efficace”, fait-il observer.
Mukwege déclare clairement que c’est une honte pour notre grand pays avec toutes ses intelligences tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays que de prétendre quémander un carnet d’adresses au président rwandais pour attirer les investisseurs alors même que nous savons ce que son régime fait dans ce pays, contre nos femmes et sœurs, nos populations, nos ressources naturelles, etc. Il affirme que, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever. “Pendant longtemps, nous avions l’impression de ne pas être entendus, mais les lignes bougent. Je m’en réjouis énormément, même si le chemin reste encore long pour faire cesser les crimes graves qui se poursuivent impunément dans notre pays”, a-t-il noté. Ainsi, il conseille d’intensifier des plaidoyers, chacun partout où il se trouve, pour faire entendre plus fortement la voix du Congo.
Nous avons la capacité de défendre notre pays
Pour Denis Mukwege, la seule solution durable pour la pacification de notre pays, c’est la réforme profonde de notre secteur de sécurité. Nous devons faire l’économie d’en appeler à des troupes étrangères, dit-il. “Nous avons la capacité de défendre notre intégrité territoriale, et nous l’avons, maintes fois, démontré dans le passé, depuis la force publique jusqu’aux FARDC. Nous avons des vaillants combattants qui sont déterminés, dévoués et prêts à mourir pour la patrie. Il faut les encadrer, les entretenir, les motiver, les entrainer, les équiper, leur payer une bonne solde, etc. Ils feront alors la différence pour la nième fois en attendant de réformer profondément le secteur de sécurité”.
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