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RDC : Qui est Guylain Nyembo, le nouveau directeur de cabinet du président Tshisekedi ?

Le président de la République Félix Tshisekedi a nommé Guylain Nyembo comme nouveau Directeur de Cabinet en remplacement de Vital Kamerhe . L’Ordonnance présidentielle a été lue lundi à la télévision nationale.

Le désormais directeur de Cabinet était jusqu’ici adjoint en charge des Questions économiques et de la Reconstruction.

Retour sur le parcours de l’élu

Diplômé d’économie d’une Université belge, Guylain Nyembo avait fait ses premiers pas au sein d’une multinationale hollandaise, avec des affectations en Afrique, précisément au Nigéria et au Rwanda.

L’homme est connu comme un très proche du Président congolais, qui aurait même influé pour sa nomination comme Secrétaire national de l’UDPS à la jeunesse au Bénélux à encore congovirtuel.com.

De son Katanga natal, il est connu pour sa rigueur et son efficacité dans le travail.

Le nouveau patron du cabinet du président de la République devait déjà se mettre au travail afin de nettoyer certains amateurismes dénoncés au sein du cabinet du président Tshisekedi.

Connaissant ses pairs dans ce milieu, Guylain Nyembo devrait très vite se mettre au travail pour redorer l’image du cabinet du Chef de en se débarrassant des fruits impropres à la consommation.

Liévin LUZOLO
Election-net

Denis Lessie : « Koffi Olomide m’a invité à son concert de Bercy (U Arena) et je serai présent »

Le pasteur Denis Lessie, surnommé Pasteur Warrior par les fans de l’artiste musicien Fally Ipupa est invité au concert de Koffi Olomide à Bercy (U Arena) et lance un message fort aux warriors de Fally Ipupa…

RDC: Levée des sanctions américaines contre Dan Gertler

L’homme d’affaires et philanthrope israélien Dan Gertler vient d’être autorisé de nouveau à opérer des transactions en dollars et à travailler avec des citoyens américains. C’est ce que nous apprenons des sources bancaires qui ont reçu, ce dimanche 24 janvier 2021, la notification du Trésor américain.

Le document intitulé GLOBAL MAGNITSKY SANCTIONS REGULATIONS LICENSE et numéroté GLOMAG-2021-37168-1, permet désormais à Dan Gertler et toutes ses entreprises de faire des transactions en dollars américains dans le respect strict des conditions émises par l’OFAC et dans une conduite de bonne gouvernance obligatoire.

L’OFAC, qui est une des organisations les plus importantes dans la régulation des transactions mondiales en monnaie américaine a, sur bases de plusieurs éléments importants en sa possession, autorisé ce jour, par une licence officielle, Dan Gertler de recouvrer le chemin des transactions financières normales.

Ce philanthrope et opérateur économique brillant en montages financiers de projets miniers recouvre cette liberté lui privée depuis quelques années. Il peut donc, dès ce jour, ouvrir un compte bancaire chez Citibank New York ou chez n’importe quelle autre banque dans le monde et faire toutes opérations bancaires nécessaires à ses activités, en respectant les règles de cette licence lui remise par le Trésor Américain.

Depuis les sanctions en 2017 contre lui, et toutes ses entreprises, Dan Gertler était empêché de fonctionner comme tout homme d’affaires normal, et ce long processus de réhabilitation avec le Trésor Américain lui ouvre une nouvelle voie pour continuer à œuvrer dans les règles de bonne gouvernance avec l’accompagnement de l’OFAC.

Les étapes pour la levée des sanctions qui avait franchi une première étape importante au mois de novembre 2020, laquelle a vu Gertler bénéficier d’une première autorisation du Trésor américain lui permettant de réaliser des actions sociales et quelques transactions.

Cette décision de l’OFAC permettra sûrement à l’homme d’affaires de continuer ses projets philanthropes et autres projets majeurs à travers le monde et en particulier en RDC.

C’est le cas avec des projets tels que « YA BISO » qui a reçu une forte appréciation des populations congolaises, malgré quelques questions des détracteurs notamment sur l’obstacle des sanctions.

Politico

Union sacrée : « Nous ne sommes pas allés chercher les gens de gauche à droite, le Président a tout simplement ouvert la porte » (Vidiye Tshimanga)

Au cours d’une conférence de presse tenue, dimanche 24 janvier 2021 à Kinshasa, Vidye Tshimanga, président du parti politique Dynamique Congo Uni (DCU) a réaffirmé son adhésion à l’Union sacrée de la Nation prônée par le président de la République, Félix Tshisekedi.

Selon ce conseiller stratégique du président de la République, l’Union sacrée n’est nullement une question de débauchage ou de corruption des députés, mais plutôt d’adhésion libre de ceux à qui Félix Tshisekedi a ouvert la porte.

« Ce qui se passe à l’Assemblée nationale, connaissant mon Chef, je ne l’ai jamais entendu parler, senti avoir la volonté de dire maintenant on va commencer à débaucher, à corrompre, à faire ceci ou cela. Nous considérons ce qui se passe à l’Assemblée nationale est la conséquence d’ouverture de la porte par le Chef de l’État. Des députés des différentes formations politiques ont exprimé la volonté d’appuyer cette vision fortement explicitée lors des échanges avec les formations politiques », a déclaré Vidiye Tshimanga.

Ce conseiller du président de la République pense que ce qui se passe avec les députés n’est pas un débauchage ou une corruption mais une adhésion à une vision.

« On a accusé le Président de la République, le CACH, j’ai entendu les gens parler de corruption, de débauchage, il y a une différence entre débauchage et adhésion. Nous ne sommes pas aller chercher les gens de gauche à droite, quittez là-bas, venez chez nous, non ! le Président a tout simplement ouvert la porte », a-t-il expliqué.

À en croire le numéro un de la DCU, le président Félix Tshisekedi veut que des gens arrêtent de réfléchir autour des individus, des politiciens… Mais plutôt réfléchir autour des intérêts de la population, de tout le peuple congolais. « Venez vous tous, autant que vous soyez du FCC, du CACH, de Lamuka ou même indépendant. Venez tous dans cet état d’esprit à travailler pour la nation et non pour les individus ou pour des partis politiques », a-t-il ajouté.

Il sied de rappeler que plusieurs voix se sont élevées dans le camp du Front commun pour le Congo (FCC) restés fidèles à l’ex-président Joseph Kabila, notamment le député du Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Lucain Kasongo. Ce dernier est monté au créneau pour dénoncer la constitution, en pleine législature, d’une nouvelle majorité parlementaire acquise à l’Union sacrée de la Nation.

Selon ce cadre du FCC, l’identification de la majorité parlementaire se fait au début de la législature et non en pleine législature comme c’est le cas actuellement.

Emery Yakamua
Actu30

José Nzita : « Na mela diamba mais ya mayi » et répond à Denis Lessie

Le pasteur Denis Lessie, surnommé le pasteur Warrior a demandé un combat à l’ancien catcheur Edingwe Moto Na Ngenge, son altercation avec l’artiste musicien Werrason et Affaire Pasteur Marcello Tunasi et l’église Catholique. Réaction de l’artiste musicien José Nzita.

Augustin Kabuya : « Félix Tshisekedi était obligé d’arrêter la machine FCC-CACH pour regarder dans une autre direction »

Le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, a prêté serment le 24 janvier 2019. Dans son discours à cette occasion, le cinquième président de la RDC avait annoncé la libération de tous les prisonniers politiques, le rétablissement de l’autorité de l’Etat, la lutte contre la corruption et l’impunité ainsi que la pacification territoire national par l’éradication des groupes armés. Deux ans après son investiture, les Congolais s’interrogent sur son bilan. Radio Okapi a approché le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya. Il parle du bilan du successeur de Joseph Kabila, de l’Union sacrée pour la nation et de la polémique concernant l’adhésion ou pas de Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba dans cette Union sacrée. Interview.

Radio Okapi : le Président Félix Tshisekedi avait promis de refaire l’Etat avec le slogan « Le peuple d’abord ». Deux ans après, qu’en est-il ?

Augustin Kabuya : je ne serai pas long. Le chef de l’Etat lui-même s’était adressé dernièrement dans son discours sur l’Etat de nation. Il avait dit qu’il a subi pendant deux ans des humiliations. Il avait tout dit, et cela ne nécessite pas que je fasse un commentaire. Quand il s’était rendu compte que les intérêts de notre peuple étaient en train d’être foulés aux pieds, il était obligé d’arrêter la machine FCC-CACH pour regarder dans une autre direction et aujourd’hui, nous parlons de l’Union sacrée pour la nation congolaise.

Pour une certaine opinion, vous l’avez reconnu vous-même, la coalition FCC-CACH est un aveu d’échec et qu’il va falloir repenser la gouvernance. Quelle priorité pour les années qui restent ?

Non. Dire que c’est un aveu d’échec, c’est trop fort. Je n’ai pas reconnu l’échec. Il y a eu plusieurs réalisations du Chef de l’Etat que nous reconnaissons tous. Ne pas reconnaitre le mérite du Chef de l’Etat, c’est de la mauvaise foi. Il ne s’agit pas d’un aveu d’échec. Le Chef de l’Etat a fait l’état de lieu de son parcours depuis qu’il est arrivé au pouvoir, mais il n’a pas dit qu’il a échoué. [Il ne faut pas] m’attribuer des propos de ce que je n’ai pas dit, je n’ai pas dit ça. Cela pouvait passer dans l’opinion que le secrétaire général de l’UDPS a reconnu leur échec. Ce n’est pas ça, ce n’est pas ce que j’ai dit.

Donc, vous avez réussi, deux ans après, à faire quelque chose pour le peuple ?

Quand vous insistez là-dessus, je suis un peu surpris. Il y a beaucoup de réalisations que vous, en tant que l’homme de la presse, vous connaissez, mieux que quiconque.

Sur le plan économique, qu’est-ce qui a marché ?

Aujourd’hui, l’économie mondiale a eu des difficultés à cause de la Covid-19. Toutes les grandes nations du monde sont en difficulté, sauf en RDC, où vous voulez que le Chef de l’Etat invente des choses qui ne sont pas correctes avec le contexte politique actuel !

Sur le plan international ?

La RDC, aujourd’hui, est en bon terme avec tous les voisins de ses 9 frontières, vous pouvez entrer, et parler avec les habitants de ce pays et leurs dirigeants. La Belgique l’a reconnu. Il n’y a qu’ici chez nous, où on voit encore des grains de sable de cette politique internationale menée par le Chef de l’Etat.

Katumbi et Bemba éprouvent des difficultés pour accompagner le Chef de l’Etat dans ce projet de l’Union sacrée. Pensez-vous que s’ils ne sont pas dans la barque, ce serait un problème ?

Merci beaucoup. Je m’attendais à cette question. Nous avons l’opposition pendant 37 ans et nous connaissons le poids de la politique d’exclusion. Katumbi et Bemba sont des Congolais, nous avons besoin d’eux, pour construire. Nous avons besoin d’eux.

Certains interprètent les propos de Mende, en disant que l’Union sacrée est le FCC-CACH bis…

Quand nous avons mis ensemble le Rassemblement de l’opposition [chapeauté à l’époque par le Président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi], il y a de ceux qui ne voulaient pas travailler avec Moïse Katumbi. Et nous avons dit que nous allons travailler avec lui. Est-ce qu’il a trahi ? Est-ce qu’il est rentré chez Joseph Kabila ? la réponse est non. Pourquoi Lambert Mende ne peut pas changer lui aussi.

Donc, l’Union sacrée est une blanchisserie ?

L’Union sacrée n’est pas une blanchisserie, ce sont les mêmes propos qu’on avait dit du temps du Rassemblement de l’opposition.

En 2023, la RDC ira aux élections. Est-ce que l’UDPS s’intéresse à la Présidence de la République ?

Nous sommes encore en 2021. La question que vous me posez concerne 2023. Je n’ai jamais vu un parti politique qui dira qu’il n’est pas intéressé par la Présidence de la République. D’ailleurs, quand j’avais refusé d’intégrer les institutions, j’avais dit que je reste dans le parti pour la victoire de son excellence Félix Tshisekedi en 2023. Je ne peux pas me contredire aujourd’hui.

Quel est le message que vous adressez aux membres de l’UDPS en particulier et de manière générale aux Congolais, deux ans après l’accession au pouvoir de l’UDPS ?

Je suis préoccupé par la situation de notre pays. Laissez les Congolais qui prennent une décision sur une matière quelconque. Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement. Je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de clarifier certaines choses et de prêcher l’amour parmi les Congolais.

Propos recueillis par JR Lungembo.
Radio Okapi

Diplomatie : les USA réitèrent leur soutien à Félix Tshisekedi deux ans après son accession au pouvoir

Le 24 Janvier 2020 – 24 janvier 2021, Félix Tshisekedi, a totalisé jour pour jour deux ans à la tête de la RDC en qualité de président de la République et chef de l’État.

Dès son arrivée au pouvoir, le président Tshisekedi s’est tourné vers les Américains pour solliciter plusieurs partenariats et coopérations étroites contrairement à son prédécesseur Joseph Kabila.

L’un de ses partenaires les plus précieux depuis son avènement à la tête de la RDC, les USA n’ont cessé de soutenir les efforts entrepris par le fils de Etienne Tshisekedi Wa Mulumba pour « le développement » de la RDC.

Ce lundi, 25 janvier, l’ancien représentant des USA dans la région de Grands Lacs, Peter Pham, actuellement envoyé des USA dans la région de Sahel a réitéré le soutien des USA à l’endroit de Tshisekedi.

« Félicitations à son excellence monsieur Félix Tshisekedi à l’occasion du 2ème anniversaire de son investiture historique à la Présidence RDC. Que Dieu vous bénisse ainsi que la RDC alors que vous continuez d’avancer le changement voulu par le peuple congolais. Nous vous soutenons », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Ce diplomate avait il y a peu, salué la démarche qui vise à faire tomber le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Siméon Isako
Cas-info

Kabila convoque Ilunkamba : les questions posées

Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba est arrivé ce dimanche dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Le chef du gouvernement devra rencontrer plusieurs personnalités de sa famille politique, le Front commun pour le Congo qui séjournent depuis quelques semaines dans la ville du cuivre. Critik Infos du 25 janvier 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Christian Bosembe.

Mboso brandit l’arrêt de la Haute Cour

Entretemps, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba consulte Joseph Kabila à Lubumbashi.

Faut-il, pendant la session extraordinaire en cours à l’Assemblée nationale, organiser le contrôle parlementaire? Cette question qui alimente une vive polémique sans cesse ni fin à la Chambre basse, met aux antipodes les députés du Front commun pour le Congo (FCC) et ceux de l’Union sacrée de la nation, la nouvelle majorité parlementaire en gestation à l’hémicycle. En toile de fond, la très bruyante motion de censure contre le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, issu de la famille politique de l’ancien Président Joseph Kabila.

Les premiers estiment que cette motion de défiance ne peut être examinée au cours de cette session extraordinaire. Raison : cette matière ne figure pas expressément sur la liste des points inscrits au calendrier de la dite session dûment validé par la Cour constitutionnelle, dans son arrêté autorisant le Bureau d’âge à convoquer l’Assemblée nationale à une session extraordinaire. Pour les députés FCC, s’il existe une motion de censure contre le Premier ministre, son examen ne pourrait avoir lieu qu’au cours de la prochaine session ordinaire de du mois de mars prochain.

Par contre, le camp adverse estime que toutes les questions restées pendantes doivent être résolues au cours de cette session extraordinaire. Il s’agit, principalement, de l’élection de sept nouveaux membres du Bureau définitif de l’Assemblée nationale, en remplacement de l’ancienne équipe Mabunda déchue le 10 décembre dernier. Ils ajoutent à cela, la déchéance du Premier ministre par le vote d’une motion de censure. Celle-ci aurait déjà récolté des signatures de plus de la moitié de 500 députés qui composent la chambre basse.

Devant la délicatesse de la situation, le Bureau d’âge mis en cause par le camp FCC, se trouve quelque peu entre le cœur et la raison. Cependant, son Président Christophe Mboso, tel un arbitre dans une compétition de foot qui électrise les deux équipes adverses, s’en remet au règlement. Il s’agit, pour le cas d’espèce, de l’Arrêt de la Cour constitutionnelle autorisant le Bureau d’Age à convoquer l’Assemblée nationale à une session extraordinaire.

NI DANS LA CONSTITUTION NI DANS LE REGLEMENT INTERIEUR NI…

Usant de son pouvoir de régulation, depuis les Arrêts R.Const38/TSR du 15 septembre 2006, R .Const055/TSR du 27 août 2007, R.Const059 .TSR du 30 janvier 2008, R.Const0038 du 28 août 2015, R.Const0089 du 8 août 2015 ainsi que R.Const 338 du 17 octobre 2016, la Cour constitutionnelle renseigne qu’il se dégage, exceptionnellement, qu’elle tranche des questions qui sont de nature à paralyser le fonctionnement régulier des institutions et des services publics. Ce qui, selon la Haute cour, conforte son rôle central dans l’édification d’un Etat de droit.

En l’espèce, la Cour relève qu’il s’agit d’un cas non expressément prévu, ni par le constituant ni par le législateur organique ni par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Par conséquent, conclut la Haute Cour, les articles 114 et 116 de la Constitution applicables au Bureau d’âge (bureau provisoire) avant l’installation du Bureau définitif en début de législature sont mutatis mutandis d’application au cas d’espèce.

L’article 114 dispose que « chaque chambre du Parlement se réunit de plein droit en session extraordinaire le quinzième jour suivant la proclamation des résultats des élections législatives par la Commission électorale nationale indépendante en vue de :-l’installation du Bureau provisoire dirigé par le doyen d’âge assisté des deux moins âgés;-la validation des pouvoirs;-l’élection et l’installation du Bureau définitif;-l’élaboration et l’adoption du Règlement intérieur. La séance d’ouverture est présidée par le Secrétaire général de l’Administration de chacune des deux Chambres. Pendant cette session, les deux Chambres se réunissent pour élaborer et adopter le Règlement intérieur du Congrès. La session extraordinaire prend fin à l’épuisement de l’ordre du jour ».

Par ailleurs, l’article 116 sus-évoqué stipule : « Chaque Chambre du Parlement peut être convoquée en session extraordinaire par son Président sur un ordre du jour déterminé, à la demande soit de son Bureau, soit de la moitié de ses membres, soit du Président de la République, soit du Gouvernement. La clôture intervient dès que la Chambre a épuisé l’ordre du jour pour lequel elle a été convoquée et, au plus tard, trente jours à compter de la date du début de la session. »

Sur base de la conjoncture qui prévalait en son temps à l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle précise clairement dans son arrêt, que dans les conditions où le bureau définitif déchu et dont un membre est encore mis en cause (ndlr : le questeur adjoint de l’Assemblée nationale qui a démissionné après l’arrêt de la Haute cour), il ne saurait être question d’expédier les affaires courantes. Et, d’ajouter : « Dans les limites du temps à impartir, la Cour constitutionnelle autorisera que la prorogation sollicitée soit accordée et l’habilitation à gérer les affaires de l’Assemblée nationale donnée au bureau d’âge qui pourra ainsi convoquer une session extraordinaire, non seulement pour vider le seul cas qui lui reste et organiser l’élection du nouveau bureau définitif, mais aussi, au vu de l’urgence, exercer le contrôle prévu à l’article 100 de la Constitution. L’Assemblée nationale ne perd aucune de ses prérogatives du fait de la déchéance des membres de son bureau « .

ILUNKAMBA CONSULTE JOSEPH KABILA

Cédera, cédera pas; le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba est l’objet d’une forte pression du camp du pouvoir. Après la rupture de la coalition FCC-CACH par le Président Félix Tshisekedi en décembre dernier, les partisans du successeur de Joseph Kabila estiment que ce divorce devrait irrémédiablement emporter l’actuel Chef de l’Exécutif. Sur les réseaux sociaux, des critiques acerbes assorties des insultes à peine voilées, fusent de partout.

Cependant, imperturbable, Sylvestre Ilunga Ilunkamaba n’entend pas céder à la pression de ses adversaires. Bien au contraire, il s’en remet plutôt à Joseph Kabila, autorité morale de sa famille politique te parrain de sa candidature au poste de Premier ministre. C’est dans ce cadre qu’il s’st rendu hier dimanche à Lubumbashi, pour justement, consulter l’ancien Raïs qui, sans doute, pourrait lui donner une ligne de conduite par rapport à la situation politique actuelle.

Vu des analystes, ce voyage du Premier ministre pour la capitale du Haut-Katanga, dans un contexte où les députés sont en passe d’examiner la motion de censure initiée contre lui, ne sort donc pas de cet environnement politique fortement tendu. Joseph Kabila lâchera-t-il Ilunkamba ? Va-t-il maintenir le bras-de fer après son divorce d’avec Fatshi ? Trêve de supputations, tant il faut remettre les pendules à l’heure.

Grevisse KABREL
Forum des as

Lambert Mende abandonné par certains des siens

Après l’annonce, mi-janvier, du ralliement de Lambert Mende à l’Union sacrée du président Félix Tshisekedi, trois partis membres du regroupement politique du transfuge ont renié sa démarche au nom de « la loyauté ».

Les parti CDR, d’Alain Atundu-Liongo, PFC, d’Auguy Kipasa Kitakya et UR, membres du regroupement politique CCU et Alliés dont Lambert Mende a annoncé le ralliement à l’Union sacrée, ont « pris acte » de la décision de l’ex-porte-voix kabiliste « de quitter le FCC » (Front commun pour le Congo, coalition kabiliste).

« Ne pouvant nous associer à cette décision, aux motivations turbides et peu convaincantes, nous avons décidé de rester dans le FCC par loyauté et de quitter par conséquent le regroupement politique CCU et Alliés ».

Les partis signataires de la déclaration, datée du dimanche 24 janvier, remarquent que, nonobstant la liberté d’opinion garantie par la Constitution du Congo, « toutes ces transhumances, sans raison valable, tant sur le plan moral que politique, donnent une connotation d’immoralité à ces actes, pourtant démocratiques, posés sans considération des convictions et des engagements politiques, seulement par souci de sauvegarder, dans les circonstances actuelles, certaines position au sein des institutions ».

Et la déclaration de conclure que « toutes des défections au bénéfice de l’Union sacrée sont l’évidente expression des relations illégitimes entre le président Tshisekedi et des personnalités du FCC ». Les trois partis forment désormais la Ligue des Patriotes, indiquent-ils.

La libre Afrique

Vidéo exclusive : Innoss’B à Goma

VIDEO. L’artiste musicien congolais, Innocent Didace Balume, connu sous le nom de scène Innoss’B a effectué un voyage dans sa ville natale de Goma. Regardez

RDC: les partisans de Bemba et Katumbi réservent toujours leur réponse sur l’Union sacrée

En RDC, intenses activités de l’informateur ce week-end. Le sénateur Modeste Bahati, chargé par le président Tshisekedi de trouver une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, a reçu plusieurs groupes, presque tous déjà acquis à l’Union sacrée de la nation initiée par le chef de l’État. Mais le calendrier de l’informateur aura été quelque peu perturbé, le MLC de Jean-Pierre Bemba et Ensemble de Moïse Katumbi tardant encore à se prononcer alors que les discussions entre ces deux groupes et la présidence se poursuivent.

Une petite délégation d’Ensemble de Moïse Katumbi a rencontré l’informateur ce week-end. Ces élus ont promis de revenir ce lundi avec leurs 37 députés nationaux. Un rendez-vous qui risque cependant de ne pas être tenu. Les pro-Katumbi, après la restitution à leur base des échanges qu’ils ont eus avec le sénateur Modeste Bahati, ont décidé hier d’en discuter d’abord avec leurs collègues du MLC de Jean-Pierre Bemba. Et cette rencontre est annoncée pour ce lundi.

Programmés hier à l’agenda de l’informateur, les délégués du MLC n’ont pas été aperçus au Fleuve Congo Hôtel où Modeste Bahati a installé ses services. On peut penser qu’ils attendent cette discussion avant de se prononcer. En tout cas, les pro-Katumbi et les pro-Bemba sont inquiets de la ruée des membres du FCC vers l’Union sacrée de la nation. Ils craignent que l’action du chef de l’État ne soit sabordée.

À ceci, l’ex-FCC Guy Mafuta, reçu samedi comme bien d’autres transfuges du PPRD par l’Informateur, a déclaré qu’adhérer à l’Union sacrée, c’est soutenir le chef de l’État, « le seul Congolais qui a proposé un programme à la nation ».

RFI

Mende adhère à l’Union sacrée, Atundu quitte la « CCU et Alliés » et reste fidèle à Kabila

Dans une déclaration lue par André-Alain Atundu Liongo, dimanche 24 janvier 2021 à Kinshasa, son parti ainsi que deux autres quittent le regroupement CCU et Alliés. Ils accusent son autorité morale, Lambert Mende, d’avoir adhéré à l’Union sacrée et, par conséquent, quitter le FCC.

Pour les partis Convention pour la Démocratie et la République (CDR), le Parti Fédéral Chrétien (PFC) et l’Union Républicaine, ils ne peuvent pas s’associer à la décision de Lambert Mende d’avoir adhéré à l’Union sacrée de la Nation initiée par le président de la République, Félix Tshisekedi. Le parti d’André-Alain Atundu ainsi que les deux autres jugent « turbides et peu convaincantes » les motivations ayant conduit à l’adhésion de Lambert Mende dans l’Union sacrée de la Nation.

Ce qui a suscité leur départ du regroupement politique Convention des Congolais Unis et Alliés (CCU-A) de Lambert Mende Omalanga.

Et d’office, ces formations politiques décident de rester dans le Front Commun pour le Congo (FCC). « Nous, les partis politiques CDR, UR et PFC, membres du regroupement politique CCU et Alliés, avons pris acte, ce mercredi 13 janvier 2021, de la décision de l’honorable Lambert Mende Omalanga, lue par la circonstance par un porte-parole, de rallier l’Union sacrée de la Nation et partant de quitter le FCC. Ne pouvant nous associer à cette décision, aux motivations turbides et peu convaincantes, nous avons décidé de rester dans le FCC par loyauté et de quitter par conséquent le regroupement CCU et Alliés », note cette déclaration lue par Andre-Alain Atundu Liongo, président de la CDR.

De ce fait, les partis CDR, PFC et UR ont créé une plateforme dénommée : « Ligue des Patriotes » pour, disent-ils, sauvegarder leur personnalité identitaire.

Pour rappel, Lambert Mende, l’éternel ministre de Communication et médias sous Joseph Kabila a rejoint l’Union sacrée de Félix Tshisekedi. Un ralliement qui a surpris plus d’un, vu que l’homme reste une des figures de proue du régime de l’ex-président Joseph Kabila. Mais Lambert Mende nie toujours son départ du FCC de Kabila. « Je suis toujours membre du FCC », a-t-il plusieurs fois insisté sur le plateau de Télé 50, estimant qu’il va convaincre ses pairs de la plateforme politique de Joseph Kabila afin qu’ils rejoignent, eux aussi, l’Union sacrée de la Nation.

Dido Nsapu

VIDEO. Mariage de Gabriel Mokia et Yolande Malobo

Spécial mariage coutumier de Gabriel Mokia Mandembo, président du Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO) et Yolande Malobo Mokia. Regardez

Assemblée Nationale : Christophe Mboso invite les Députés à trancher !

Ce mardi 26 janvier 2021, c’est le jour ‘’j’’. Les Députés sont placés devant leurs responsabilités. L’affaire de la motion de censure contre le Premier Ministre est inscrite à l’ordre du jour. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, arrivé depuis hier à Lubumbashi, est bien sur une pente raide. ‘’Son sort est ainsi suspendu à la sanction des Députés’’, soutient le Bureau d’âge que dirige Christophe Mboso.

La trame essentielle de l’actuelle démarche du Bureau d’âge était cachée au huitième feuillet du récent Arrêt de la Cour Constitutionnelle qui affirme qu’en l’espèce, il s’agit d’un cas non prévu expressément ni par la Constitution, ni par le législateur, ni encore moins par le règlement intérieur.

En revanche, précise-t-on, dans un extrait tiré de cet Arrêt, les dispositions des articles 114 et 116 de la Constitution applicables au Bureau d’âge avant l’installation du Bureau définitif en début de législature sont mutatis mutandis d’application au cas d’espèce.

Ainsi, la Cour Constitutionnelle, se déclarant compétente et statuant sur la recevabilité de la requête en vertu du prescrit de l’article 88 de la Loi organique n°13/026 du 15 octobre 2013 portant son organisation et fonctionnement, a-t-elle déjà tranché, apprend-on des sources proches du Bureau d’âge.

‘’Dans ces conditions où le Bureau définitif déchu et dont un membre est encore mis en cause, il ne saurait être question d’expédier les affaires courantes et dans les limites du temps à impartir, la Cour Constitutionnelle autorisera que la prorogation sollicitée soit accordée et l’habilitation à gérer les affaires de l’Assemblée Nationale donnée au Bureau d’âge qui pourra ainsi convoquer une session extraordinaire non seulement pour vider le seul cas qui lui reste et organiser l’élection du nouveau Bureau définitif mais aussi, au vu de l’urgence, exercer le contrôle prévu à l’article 100 de la Constitution. En effet, l’Assemblée Nationale ne perd aucune des ses prérogatives constitutionnelles du fait de la déchéance des membres de son bureau’’, soutient l’arrêt de la Cour Constitutionnelle.

Bien plus, selon des juristes proches du Bureau d’âge, cette disposition récente de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle, telle qu’elle se présente dans cet extrait, donne à l’équipe Mboso tous les pouvoirs d’agir même lorsqu’il s’agit d’une motion de censure contre un membre du gouvernement, soit-il Premier Ministre, Vice-Premier Ministre ou autre.

Aujourd’hui, le cas de Sylvestre Ilunga Ilunkamba sous examen sera bel et bien examiné lors de la plénière de ce mardi 26 janvier 2021 à 13 heures.

Il appartient aux Députés, seuls devant leur conscience, de trancher à leur tour.

La Pros.

Lisanga Bonganga appelle le Premier ministre à décliner l’invitation du bureau d’âge « pour violation de la Constitution »

Porte-étendard de la Dynamique pour la sortie de crise (DYSOC), Jean-Pierre Lisanga Bonganga appelle le Premier ministre à rejeter l’invitation du bureau d’âge de l’Assemblée nationale relative à la motion initiée contre sa personne. Il l’a signifié dans un communiqué de presse sur les questions d’actualité politique en RDC, dont une copie est parvenue à la rédaction de Forum des As.

« La DYSOC estime que le Premier ministre en fonction, à ce jour, a le droit et le devoir de ne pas répondre à l’invitation du bureau d’âge de l’Assemblée nationale », écrit-il se conformant à l’article 28 de la Constitution. Cette disposition de la loi fondamentale dispose : »Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal… ».

La DYSOC rappelle et soutient que « les missions du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, mis en place à la suite de la déchéance de l’ancien bureau définitif, « sont limitées dans leur définition, par le Règlement Intérieur de la Représentation nationale jugé, par ailleurs, conforme à la Constitution, par la Cour Constitutionnelle ».

Ainsi donc, « aucun article de la Constitution, aucune loi, encore moins aucune disposition du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale ne prévoit que le Premier ministre, Chef du Gouvernement, peut comparaitre devant un bureau d’âge », explique-t-il.

Pour Lisanga Bonganga, « c’est sous la présidence d’un Bureau définitif que le Premier ministre et son Gouvernement ont été investis ». « Or, la mission du bureau d’âge se limite strictement à l’organisation du scrutin en vue de la mise en place du Bureau définitif. Aucun débat, dont l’objet est étranger à la mission du bureau d’âge, ne peut légalement avoir lieu sous la présidence de ce dernier », précise l’ancien ministre d’Etat en charge des relations avec le Parlement.

Forum des as