Le Président ai de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Jean Marc Kabund n’a pas pris part à la réunion qui a abouti à la désignation de Patricia Nseya Mulela comme candidate au poste de 1er Vice-presidente de l’Assemblée nationale.
Pourtant convoqué formellement par l’autorité morale du parti, le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, il a brillé par son absence, prétextant d’être malade.
Sa descente aux enfers s’opère à la vitesse de sa spectaculaire ascension politique. Celui qui avait été nommé Secrétaire Général de l’UDPS par feu Étienne Tshisekedi au moment où il ne connaissait pas encore situer la 10ème rue Limete enchaine les humiliations.
Après avoir été destitué du poste de 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, il comptait sur le Secrétaire Général du parti, Augustin Kabuya, pour appliquer la politique de la chaise vide. Ce dernier avait d’ailleurs annoncé, dans un communiqué, que l’UDPS n’allait pas présenter de candidats à ce poste. Malheureusement, c’était sans compter sur la détermination du Chef de l’État à poursuivre son alliance avec le Front Commun pour le Congo (FCC).
Pour ce faire, Félix Tshisekedi a tourné la page Kabund au bureau de l’Assemblée nationale en portant son choix sur l’élue de Likasi, Patricia Nseya Mulela. Il avait annoncé ce choix en exclusivité aux principaux dirigeants du parti dont Victor Wakenda, Jacquemain Shabani et Augustin Kabuya, respectivement Président de la Convention démocratique du parti(CDP), président de la Commission électorale permanente(CEP) et Secrétaire Général, qu’il avait réunis à la Cité de l’Union Africaine.
En mauvais perdant, Jean Marc Kabund a boudé cette rencontre, rajoutant de facto une farde de plus sur son ardoise des soucis déjà bien garnie.
Entre temps, une source bien introduite à l’UDPS renseigne que l’initiateur de la « Décision Finale », une structure proche du parti présidentiel, aurait de comptes à rendre à la société qui s’occupe de son chantier encore inachevé.
Le nombre de personnes décédées de la covid-19 continue d’augmenter en République Démocratique du Congo.
Pour le 7ème jour consécutif, des cas de décès sont signalés. Dans son bulletin du 8 juin 2020, le secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte contre la covid-19 annonce que 2 personnes sont décédées.
Ainsi, le cumul de décès depuis le 10 mars dernier, date du début de coronavirus en RDC, est de 90 dont 89 cas confirmés et 1 autre cas probable.
Cependant, le secrétariat technique signale que 2 nouveaux patients sont guéris, ce qui porte le total de guérison à 539 cas.
D’après le même bulletin, 2.801 patients sont en bonne évolution. Néanmoins, 179 cas suspects ont été détectés après des investigations.
Le bureau de la direction politique de l’Union pour la nation congolaise (UNC), élargi aux Députés et membres du gouvernement, réunie ce lundi 8 juin sur demande du Président national du parti Vital Kamerhe, dit soutenir la candidature de la députée Patricia Nseya au poste du premier Vice-président de l’Assemblée nationale en remplacement de Jean-Marc Kabund.
« L’UNC tient à préciser qu’il ne présentera pas de candidat au poste de Premier Vice-président de l’Assemblée nationale car ce poste revient à notre allié de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS en sigle, qui a notre soutien », dit le communiqué de l’UNC.
Augustin Kabuya, secrétaire a.i de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a officiellement déposé, ce lundi 8 juin, la candidature de Patricia Nseya au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale pour les élections prévues ce vendredi 12 juin.
Après avoir convoqué ce lundi à midi à son bureau les principaux dirigeants de l’UDPS dont Victor Wakenda, Jacquemain Shabani et Augustin Kabuya, respectivement président de la Convention démocratique du parti (CDP), président de la commission électorale permanente (CEP) et secrétaire général a.i du parti, Félix Tshisekedi, autorité morale de l’UDPS a décidé de tourner la page Jean-Marc Kabund au bureau de l’Assemblée nationale. Contrairement à une certaine tendance défendue notamment par Augustin Kabuya, il a tranché: « pas de politique de la chaise vide ».
Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a déclaré ce lundi 8 juin 2020 que Cap pour le Changement (CACH) est toujours en coalition avec le Front Commun pour le Congo, (FCC).
Déclaration faite par le numéro deux du parti présidentiel à l’occasion du dépôt de la candidature de la députée Patricia Nseya au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale pour le compte de l’UDPS.
À en croire Augustin Kabuya, au stade actuel il n’y a pas de problème au sein de la coalition FCC-CACH. Il estime que le plus important aujourd’hui est le dossier du remplacement de Jean-Marc Kabund au bureau de l’Assemblée nationale.
« Le FCC et CACH nous sommes toujours en coalition puisque pas plus tard qu’il y a 3 jours, l’autorité morale du FCC nous avait fait parvenir la liste de ses mandataires et nous avons tout pris pour traiter ça ensemble. Il n’y a pas de problème que nous pouvons spéculer au stade actuel. Ayez vos apaisements, quand il y aura un problème, vous me verrez toujours comme dans mes habitudes, je me suis jamais caché derrière les rideaux pour dire quoi que ce soit », a déclaré Augustin Kabuya.
Pour rappel, l’UDPS avait affirmé via un communiqué signé par son secrétaire général, que la destitution de Jean-Marc Kabund au bureau de l’Assemblée nationale était un coup fatal que le FCC avait donné à la coalition.
Félix Tshisekedi a tourné la page Jean-Marc Kabund au bureau de l’Assemblée nationale. Contrairement à une certaine tendance défendue notamment par Augustin Kabuya, l’autorité morale de l’UDPS a tranché: « pas de politique de la chaise vide ».
Face aux fissures à la tête de cette formation politique, il était obligé d’intervenir à la dernière minute: le jour ultime de dépôt des candidatures pour le poste de premier-vice président de l’Assemblée nationale. Ainsi, il a convoqué ce lundi à midi à son bureau les principaux dirigeants du parti dont Jean-Marc Kabund, Victor Wakenda, Jacquemain Shabani et Augustin Kabuya, respectivement, président a.i, président de la Convention démocratique du parti (CDP), président de la commission électorale permanente (CEP) et secrétaire général du parti. Finalement, Kabund n’était pas de la partie. Selon ses proches, il serait malade.
Après échanges, le choix du chef a été révélé: Patricia Nseya Mulela, élue de Likasi. Deux femmes pourront donc occuper les deux premiers postes du bureau de l’Assemblée nationale.
Le processus électoral suit son cours normal. La campagne électorale se déroulera du 9 au 10 juin. L’élection aura lieu le 12 juin.
Pour rappel, les candidatures sont présentées par les partis politiques, les regroupements politiques et par les candidats indépendants pour occuper le poste resté vacant suite à la déchéance de Jean-Marc Kabund.
La justice congolaise est en train de redorer par ricochet son image de marque aussi bien à l’intérieur des frontières nationales qu’à l’étranger. Ce qui fait qu’aujourd’hui, la confiance envers le 3ème pouvoir semble revenir chez les Congolais mais aussi tous ceux ayant choisi de vivre en République Démocratique du Congo ou encore des États qui collaborent avec notre pays.
Pour preuve, la commission rogatoire internationale qu’elle venait d’établir dans le cadre du procès dit de 100 jours, par le biais du Procureur général et Officier du Ministère public Kisula Betika Yéyé Adler, vient d’obtenir une réponse favorable à la démarche enclenchée.
« Le Liban décide de collaborer sans limite avec la RDC pour sévir la lèpre libanaise ». Les termes sont du ministre libanais de la Justice qui a réagi, hier dimanche 7 juin, dans un tweet.
En effet, ladite commission a été établie le lundi 1er juin 2020 en vue de saisir les autorités libanaises, notamment celles ayant la justice dans leurs prérogatives, de la demande d’extradition de deux sujets libanais inculpés pour détournement des deniers publics et corruption en République Démocratique du Congo. Il s’agit des sieurs Jammal Jammal et Jammal Hussein, tous deux fils de Samih Jammal, qui comparaît depuis le 11 mai 2020 dans le cadre du procès de 100 jours. On lui reproche le détournement des deniers publics et la corruption.
On rappelle que Samih Jammal avait obtenu le marché de livraison des maisons préfabriquées dans cinq provinces du pays. Mais, à ce jour, il n’a livré que 211 maisons sur les 1500 attendues.
Quant à ses deux fils, il a été établi en marge du procès qu’ils avaient pris part activement dans la transaction des fonds qui avait eu lieu sans la moindre transparence.
Les fils de l’homme d’affaires libanais, qui travaillent avec leur père dans ses nombreuses affaires, étaient attendus à la prison de Makala, comme de nombreux Congolais qui ont défilé devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine sur place à Makala, le mercredi 3 juin dernier, pour comparaître à titre de témoins. Mais, ayant eu vent de la situation, ils avaient préféré quitter la République Démocratique du Congo pour se soustraire à la justice. Malheureusement pour eux, ils viennent d’être ciblés grâce à la coopération du gouvernement libanais. Il ne reste que leur extradition vers Kinshasa soit chose faite afin qu’ils répondent de leur actes dans le marché de livraison des maisons préfabriquées obtenu par leur père.
Marcellin Bilomba, Conseiller principal du Président de la République en charge de l’économie et finances, se considérant comme les « yeux et les oreilles » de Félix Tshisekedi à la Banque Centrale du Congo (BCC), a jeté le pavé dans la marre lors de la dernière audience du procès dit de 100 jours aux heures vespérales de jeudi dernier.
Devant les caméras de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), Marcellin Bilomba a, contrairement aux prévenus et autres témoins comme Henri Yav et Deogratias Mutombo, lâché « 66.700.000 USD » comme montant réel versé dans le compte de l’entreprise Samibo appartenant au Libanais Jammal Samih. Ce montant, de l’avis des observateurs, devait être tiré au clair soit par le tribunal, soit par les médias, pour que la confusion ne reste pas dans les têtes des Congolais d’ici l’audience foraine du jeudi 11 juin qui sera consacrée aux réquisitoire et plaidoiries.
Commencée vers neuf heures du matin, la quatrième audience foraine du procès 100 jours avait pris fin au-delà de 22 heures, le jeudi 4 juin dernier. Des millions de Congolais aussi bien au pays que dans la diaspora étaient scotchés devant leurs petits écrans pour suivre, tel un match de football opposant Barça au Real de Madrid, cet événement inédit qui restera gravé dans les annales judiciaires de la République démocratique du Congo. « Pièce contre pièce », n’a cessé de clamer le prévenu Vital Kamerhe tout au long de ce procès passionnant.
Ce jour-là, tard dans la soirée, se présenta un témoin particulier devant la barre. Il s’agit de Marcellin Bilomba qui n’est autre que le Conseiller principal du Président de la République en charge de l’économie et finances et qui s’est dit être les « yeux et les oreilles » de Félix Tshisekedi à la Banque Centrale du Congo (BCC). Avec la passe d’armes Bilomba – Kamerhe, les linges sales de la Présidence de la République ont été lavés en public.
Devant les caméras de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), Marcellin Bilomba a, contrairement aux prévenus et autres témoins comme Henri Yav et Deogratias Mutombo, lâché « 66.700.000 USD » comme montant réel versé dans le compte de l’entreprise Samibo appartenant au Libanais Jammal Samih. Brandissant un document, ce témoin a dit avoir obtenu ces chiffres auprès du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Deogratias Mutombo qui, dans cette même affaire, avait témoigné quelques heures auparavant. Alors que tout le monde avait, jusque-là, les chiffres de 57.600.000 USD dûment décaissés pour l’érection des maisons préfabriquées dans le cadre du programme intérimaire de 100 jours du Président Félix Tshisekedi.
Aussi, Maître Bokolombe, avocat de Jammal Samih, a-t-il affirmé que ce document présenté est un faux car ne comportant ni sceau, ni signature, ni date, ni en-tête, etc. La défense a même réclamé le retour du témoin Deogratias Mutombo en vue de la certification de ces deux feuilles de papier imprimé qu’il aurait remis au Conseiller Bilomba à titre individuel. Cette patate chaude est un fait gravissime qui doit absolument être tiré au clair soit par le tribunal, soit par les médias, pour que la confusion ne reste pas dans les têtes des Congolais d’ici l’audience foraine du jeudi 11 juin qui sera consacrée au réquisitoire et plaidoiries.
Par ailleurs, en début de cette même journée marathon, l’ancien ministre du Budget, Pierre Kangudia Mbayi, avait reconnu parmi les prévenus « une de ses vieilles connaissances ». Il s’agit du Directeur Général de la société Samibo, Jammal Samih âgé de 82 ans. Leur connaissance remonte à 1993, à l’époque du Zaïre du Maréchal Mobutu. Alors Conseiller financier dans un cabinet ministériel, Pierre Kangudia avait dit à Jammal que l’Etat n’avait les moyens de lui payer les 25 millions de dollars qu’il demandait pour la réhabilitation de la Cité de la Voix du Zaïre (actuelle RTNC). Avant ce procès, leur dernière entrevue en date s’est effectuée dans l’antichambre du Directeur de Cabinet du Président de la République, Vital Kamerhe. Le ministre Kangudia a été reçu en premier alors que son vieil ami a été renvoyé auprès d’un expert de la Présidence. Au cours de son témoignage, Kangudia a balancé une patate chaude. Autrement dit, il a affirmé qu’un jour Jammal a menacé de se suicider dans son antichambre à l’Hôtel du Gouvernement s’il n’était pas reçu par le ministre du Budget.
Le témoin Kangudia a aussi dit qu’à l’époque de la Deuxième République, le même Jammal avait tenté de se suicider au bureau de Mananga, un des dignitaires du régime Mobutu. Au cours de ce procès 100 jours, le public a suivi, à maintes reprises, les menaces du prévenu Jammal de mettre fin à sa vie. Beaucoup se demandent alors si c’est cette stratégie de suicide qui est adoptée depuis toujours par cet expatrié pour gagner des marchés et obtenir d’autres faveurs auprès des pouvoirs publics congolais.
Enfin, le témoin Soraya Mpiana n’y comprenait rien quant à la concession dont elle serait bénéficiaire dans la baie de Ngaliema. Pendant la confrontation en direct à la télé entre le Conservateur Kilangalanga et Daniel Shangalume alias « Massaro », agent de la Sonas et cousin de Kamerhe qui a présenté publiquement ses excuses à sa famille pour avoir introduit le nom de Soraya Mpiana dans cette affaire de titre immobilier. « C’est le nom qui m’est venu en tête quand M. Jammal cherchait à me faire cadeau d’une concession en plus de ce que j’ai acheté ». Sans le dire, beaucoup dans l’assistance ont compris qu’il s’agissait d’une affaire sentimentale plutôt que d’une patate chaude. A suivre.
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS), a désigné son candidat pour le remplacement de Jean-Marc Kabund au poste de premier vice-président du bureau de l’Assemblée nationale.
Il s’agit de la députée nationale Patricia Nseya, qui a été désignée ce lundi 8 juin 2020.
Via Twitter, le député Coco Mulungo qui avait manifesté son intention de remplacer Jean-Marc Kabund a salué le choix porté sur sa collègue du parti.
« Je remercie tous ceux qui ont soutenu ma candidature et je m’incline au choix porté par le parti sur l’honorable Patricia Nseya au poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Mes sincères félicitations à ma chère collègue », a indiqué le député Coco Mulungo de l’UDPS.
Pour rappel, l’élection du 1er vice-président de l’Assemblée nationale est prévue le 12 juin prochain selon le calendrier rendu public par le bureau de l’Assemblée nationale.
Félix Tshisekedi a reçu ce lundi Janez Lenarčič, commissaire européen chargé de la gestion des crises, Philippe Goffin, ministre belge des Affaires Etrangères et de la Défense, et Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des affaires étrangères. Ils ont échangé essentiellement sur les différentes crises sanitaires et humanitaires dans le pays ainsi que sur la coopération entre l’Europe et la RDC.
Les diplomates européens sont arrivés en RDC avec le premier vol d’une série de trois liaisons organisées par l’UE à destination du Congo-Kinshasa. Ces avions transportent notamment les travailleurs humanitaires et des fournitures essentielles afin d’aider le pays à lutter contre la pandémie de coronavirus. Le premiers lot a été réceptionné par Marie Tumba Nzeza, ministre des Affaires étrangères, était à l’aéroport de N’djili, à Kinshasa.
« Vaincre à terme le coronavirus signifie travailler de concert, en particulier avec les pays africains qui sont nos principaux partenaires. Nous livrons au total 40 tonnes de fret humanitaire à bord les trois vols à destination de la RDC. Il est dans notre intérêt commun d’œuvrer dans un esprit de solidarité », avait précédemment dit le commissaire européen.
Janez Lenarčič, Philippe Goffin et Jean-Yves Le Drian avaient également échangé avec le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Pour rappel, cette visite et ce don ne concernent pas que la COVID-19. Plusieurs défis sanitaires font partie également des sujets discutés dont les épidémies de rougeole ou de la maladie à virus Ebola.
Depuis 2014, l’UE contribue à la recherche sur le virus Ebola, y compris le développement de vaccins. Elle y a consacré des fonds à hauteur de plus de € 230 millions. Compte tenu de la faiblesse du système de santé en RDC, l’UE a également débloqué des fonds de développement, sur plusieurs années, pour soutenir le secteur de la santé national du pays (€ 180 millions au total, dans le cadre du 11e programme FED pour la période 2014-2020).
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