Critik Info du 09 juin 2020 avec Christian Bosembe – Le FCC et l’UDPS : le vrai combat s’annonce. Qui l’emportera ?
Urgent : Le président Burundais Pierre Nkurunziza est décédé à la suite d’un arrêt cardiaque
Le président Burundais Pierre Nkurunziza est décédé à la suite d’un arrêt cardiaque. La confirmation de sa mort a été faite ce mardi 9 juin 2020 par le gouvernement du Burundi via un communiqué.
Pierre Nkurunziza, né le 18 décembre 1964 à Ngozi, était un homme d’État burundais. Il a dirigé le principal groupe armé hutu pendant la guerre civile burundaise. Membre du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), il est élu président de la République en 2005, puis est réélu en 2010 et 2015.
(Ci-dessous, le communiqué du gouvernement Burundais)




Jephté Kitsita
Kinshasa: La population manifeste pour réclamer la réouverture du marché central de Kinshasa, un mort
Des dizaines de personnes ont manifesté dans la commune de Kinshasa réclamant la réouverture du marché central de Kinshasa fermé suite au confinement de la commune de la Gombe et des travaux qui doivent s’y déroulés, d’après Gentiny Ngobila, gouverneur de la ville.
Le petit marché qui couvre les avenues Luvua, Lowa et Kato a été réouvert, mais ce n’est pas suffisant pour les manifestants qui exigent la fin des travaux à « Zando ».
Selon des sources policières, une personne morte électrocutée pendant les échauffourées. La thèse de l’électrocution est rejetée par certains témoins.
Une réunion est prévue ce mardi pour notamment envisager la possibilité d’ouvrir l’avenue Rwakadingi aux activités commerciales.
Pour rappel, Gentiny Ngobila Mbaka avait inauguré samedi 6 juin 2020, le marché dit “palliatif” d’Itaga. Ce petit marché de 3 000 m2 va accueillir au moins 1000 vendeurs de « Zando ».
Sur place au marché central les travaux sont suspendus depuis samedi, d’après certaines sources, c’est sur décision du vice-premier ministre, ministre de l’intérieur.
Actualite.cd
Fatshi trahi par ses proches ? Une vue au delà des stratégies
Critik Info du 09 juin 2020 avec Christian Bosembe : Fatshi trahi par ses proches ? Une vue au delà des stratégies.
Cardinal Ambongo après sa rencontre avec la délégation de l’UE : « Nous ne pouvons pas rester des éternels assistés »
Le cardinal Fridolin Ambongo s’est exprimé ce lundi 8 juin après sa rencontre avec la délégation de l’Union Européenne venue apporter une aide humanitaire à la RDC notamment pour lutter contre la pandémie de la Covid-19. Tout en restant reconnaissant à l’égard de l’U.E pour son appui permanent en faveur de la RDC, le prélat catholique a tout de même dit son indignation sur le fait que la RDC se retrouve toujours en situation des mains tendues.
« Je suis particulièrement reconnaissant à l’Union européenne qui, en cette période difficile est venue nous rendre visite (…). Je pense que la grande responsabilité, c’est la responsabilité du Congo, du gouvernement et du peuple congolais. Nous ne pouvons pas rester des éternels assistés. On nous assiste aujourd’hui parce que nous sommes dans une situation critique, mais il faudrait bien que nous sortions de là pour qu’on ne continue pas à venir à notre aide », a dit le Cardinal Ambongo.
L’archevêque de Kinshasa a aussi émis le vœu de voir le collectif budgétaire en cours d’élaboration ainsi que la classe politique dans son ensemble, se concentrer sur le social du Congolais plutôt que sur des querelles et engueulades inutiles.
« Le collectif budgétaire doit avoir comme priorité le social du peuple. Ceux qui sont au pouvoir passent le plus clair de leur temps à se quereller, à s’engueuler etc. Et qui s’occupe du peuple pendant cette période ? », s’interroge-t-il.
Une forte délégation de l’U.E est en visite en RDC pour remettre le premier lot de 40 tonnes de matériels humanitaires remis pour appuyer les efforts du pays dans la riposte contre le coronavirus.
Christine Tshibuyi
Actualite.cd
Interview exclusive avec les enfants de Jammal
Procés des 100 jours : Interview exclusive avec les enfants de Jammal Samih.
AS VClub : Démission de Tango Four, André Kimbuta maintient le suspens
L’actualité à l’AS VClub tourne à la fois autour de la démission du général Amisi Kumba et à son remplacement, avec une candidature qui se murmure déjà. Alors que le premier volet du problème avait l’air d’être réglé et acté depuis la démission solennelle du désormais président sortant de l’AS VClub, André Kimbuta, l’un des membres influents du club est venu ajouter une toute autre donne au problème. Il estime que le général Amisi n’est pas encore parti de la tête de l’ASV d’autant que sa démission n’est pas encore entérinée par les organes à qui de droit. « Pour moi, le général Amisi n’a pas encore quitté V.Club parce qu’il n’a pas encore la réponse de l’assemblée ou celle du conseil suprême. », a déclaré le gouverneur honoraire de la ville province de Kinshasa.
André Kimbuta a en fin maintenu un suspens intégral sur l’avenir de Tango Four comme dirigeant de l’AS VClub. Malgré sa ferme envie de partir, l’homme pourrait toutes fois voire se proroger ses jours à la tête du club qu’il a dirigé pendant 13 ans. « Si la solution veut qu’il puisse revenir, nous ne voyons aucun problème parce qu’il a dirigé le club durant 13 ans. La situation est sous examen et nous trouverons une solution durable », annonce André Kimbuta.
Le général Gabriel Amisi avait de manière formelle et solennelle présenté sa démission au conseil des sages le 28 mai. Il revient comme l’a précisé André Kimbuta à l’Assemblée générale de sceller définitivement le sort de l’homme fort de ses 13 dernières années de VClub.
Footrdc
Félix Tshisekedi tourne la page Jean-Marc Kabund
Le chef de la formation tshisekediste a jeté son dévolu sur Patricia Nseya dans le lot de 16 députés de l’Union pour la Démocratie et le progrès social qui s’est bousculé au portillon pour occuper le fauteuil de premier Vice-President de l’Assemblée nationale, laissé vacant suite à la déchéance de Jean Marc Kabund.
L’élue de Likasi apparaît comme la candidate de compromis entre deux courants diamétralement opposés qui s’affrontent à l’intérieur du parti présidentiel.
En usant de son pouvoir discrétionnaire pour départager les prétendants à la succession de Jean Marc Kabund au sein du groupe parlementaire UDPS, Félix Tshisekedi tourne définitivement la page Kabund.
Le chef de l’Etat a consulté le directoire de l’UDPS composé de Jacquemin Shabani, Wakuenda et Augustin Kabuya avant d’annoncer son choix.
Jean Marc Kabund a totalement été écarté de toutes les tractations qui ont abouti à la désignation de Patricia Nseya comme candidat unique de l’UDPS à l’élection du premier Vice-Président de l’Assemblée nationale prévue ce vendredi 12 juin à l’Assemblée nationale.
Pour bien d’observateurs, Félix Tshisekedi a implicitement reconnu le directoire de son parti comme la seule instance légale jusqu’à l’organisation du congrès conformément à la décision du ministère de l’intérieur.
Le SG de l’UDPS, partisan de la politique de la chaise vide a fait le déplacement de l’Hémicycle pour accompagner Patricia Nseya à l’étape du dépôt de sa candidature au service courrier de l’Assemblée nationale.
Augustin Kabuya qui affirmait avoir reçu l’ordre de la hiérarchie pour soutenir Jean Marc Kabund dans la bataille judiciaire pour reconquérir son fauteuil du premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, a opéré un revirement spectaculaire.
Ainsi sonne le glas pour Jean Marc Kabund, cet enfant terrible de la rue Pétunias, qui a conduit l’UDPS au pouvoir après 37 ans passés à l’opposition.
Eric WEMBA
Forum des as
Le pasteur Denis Lessie demande aux pasteurs d’être reconnaissant envers Kabila
VIDEO. Le pasteur Denis Lessie demande aux pasteurs d’être reconnaissant envers Joseph Kabila, ex président de la République Démocratique du Congo.
La crise institutionnelle au Sankuru a fait l’objet des échanges entre Félix Tshisekedi et les députés nationaux de cette province
Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a échangé lundi 8 juin 2020 avec une délégation des députés nationaux du Sankuru, à la Cité de l’Union Africaine.
En toile des fonds, le Chef de l’Etat et ses interlocuteurs ont abordé plusieurs questions sur la situation que prévaut dans cette province démembrée du Kasaï Oriental.
Pour le porte-parole de la délégation Christophe Lutudula ayant fait le compte-rendu de la rencontre, ils ont demandé au Président de la République d’appuyer les actions du gouvernement de Sankuru en vue de rencontrer les préoccupations majeures de la province et de la population en ce qui concerne notamment la crise institutionnelle et le désenclavement pour le développement du Sankuru.
Il a tout de même souligné qu’ils ont suggéré au Chef de l’Etat, qu’à l’occasion des 60 ans de l’indépendance du pays, le 30 juin, que soit démarré les travaux d’aménagement de Lumumbaville, ayant été créée en 2013 par décret du premier ministre, en hommage à l’illustre disparu.
A noter que cette ville est située en territoire de Katakokombe.
Signalons que parmi les élus ayant pris part dans cette rencontre, on y a noté également la présence de Léonard She Oktindu et de Lambert Mende Omalanga.
Crispin Kazadi
100 jours : « je connais Massaro comme je connais tous les Congolais », assure le fils de Samih Jammal
Le fils de l’homme d’affaires libanais Samih Jammal a pris la parole lundi depuis Beyrouth pour défendre son père jugé dans le cadre de l’affaire de 100 jours. Interrogé par le journaliste Marius Munga sur le volet « Daniel Massaro » du procès, Jammal Jammal, qui s’exprimait depuis le Liban, a assuré ne pas le connaitre dans le sens qu’il est décrit dans le procès.
« Je le connais comme je connais tous les Congolais. Jamais, je n’ai jamais eu d’affaires avec Massaro. Il est assureur, il fait l’assurance, c’est tout. », a déclaré Jammal Jammal.
Le fils du propriétaire de la société Samibo plaide pour une relation normale entre un agent de la société nationale d’assurance et lui en tant que vendeur de voitures. « Mais que ’est-ce que le lien avec Massaro a avoir et le programme de 100 jours », s’est-il interrogé en appelant le gouvernement congolais à plutôt remplir sa part du contrat pour retirer les maisons retenues dans différents ports. « C’est cela qui est important », a-t-il ajouté.
Il a également nié tout contact entre Vital Kamerhe et son père. Ils ne se connaissent pas, a-t-il assuré en dénonçant au passage les « mensonges » de l’ancien ministre du Budget. Pierre Kangudia avait affirmé avoir aperçu Samih Jammal dans la salle d’attente du directeur de cabinet du Chef de l’État pendant la période correspondant aux tractations pour la commande des maisons.
« Il a menti, il ne connait pas mon père. Comment un honorable peut mentir comme ça », s’est-il écrié.
Tout comme l’avocat libanais Hachem Boulos, Jammal Jammal réclame la libération de son père. Samih Jammal est âgé de 82 ans et son état de santé semble précaire. Son fils dénonce un mauvais traitement dont il serait l’objet à la prison de Makala.
Cas-info
Roi David : Une révélation troublante sur Werrason, Celeo Scram et Héritier Watanabe
Roi David, ex musicien de Wenge Musica Maison Mère fait une révélation troublante sur Werrason, Celeo Scram et Héritier Watanabe.
Augustin Kabuya : « Le choix de Patricia Nseya, comme candidate 1er vice-président est celui de la hiérarchie »
« Je ne fais rien sans me référer à ma hiérarchie. La hiérarchie m’a donné des instructions pour déposer la candidature de l’honorable Patricia Nseya. J’ai déposé sa candidature au nom du parti », a expliqué Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS.
Il a fait cette déclaration lundi 8 juin après avoir déposé la candidature de Mme Patricia Nseya au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale pour remplacer Jean-Marc Kabund, déchu le 25 mai à la suite d’une pétition initiée par le député Jean-Jacques Mamba.
L’UDPS revient ainsi sur sa position adoptée le 28 mai. En fait, dans une déclaration, la présidence de l’Union pour la démocratie et le progrès social considérait qu’il est inopportun de désigner un autre candidat parmi les députés nationaux élus sur sa liste, en remplacement de Jean-Marc Kabund-a-Kabund au poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale.
En conséquence, l’UDPS prévenait que tout député national élu sur sa liste, qui violerait la résolution susmentionnée sera considéré comme ayant délibérément quitté le parti et, de ce fait, sera sanctionné conformément aux dispositions pertinentes de la constitution de la RDC, des statuts et du règlement intérieur du parti.
Certains députés avaient rejeté cette position et ont annoncé leurs candidatures. L’UDPS décide finalement de tourner la page Jean-Marc Kabund comme premier vice-président de la chambre basse du Parlement.
Climat serein FCC-CACH
Augustin Kabuya affirme aussi qu’il n’y a pas des tensions entre les membres de la coalition (FCC et CACH) :
« FCC-CACH nous sommes toujours en coalition. Il y a trois jours, l’autorité morale du FCC nous a fait parvenir la liste de ses mandataires. Et nous sommes en train de les traiter ensemble ».
Connaître Patricia Nseya
La candidate UDPS est députée nationale élue de la ville de Likasi dans le Haut-Katanga. Elle adhère à l’UDPS en 2001.
Avocate au barreau près la cour d’appel de Lubumbashi depuis mars 2011, elle fut aussi directeur exécutif de la Clinique femmes et jeunes pour la bonne gouvernance, secrétaire générale de Women academy for africa pour l’Afrique centrale depuis juin 2013.
Mandataire du candidat président Etienne Tshisekedi à la CENI lors de la présidentielle de 2011, elle est présentée comme celle qui dispose des capacités comme la planification stratégique, organisation, gestion du changement, persuasion, rédaction et communication.
Elle a une Licence en Droit économique et social de l’Université de Lubumbashi.
Elle a comme expérience :
Secrétaire générale de Women academy for africa, sous-région Afrique centrale.(Juin 2013 – présent)
Directeur exécutif de Clinique femmes et jeunes pour la bonne gouvernance (CFJBG) RDC (juin 2013 – présent)
Avocate au barreau près la Cour d’appel de Lubumbashi au cabinet Me Wedi et Ngeleka, (mars 2011 – présent)
Avocate au Cabinet Joseph MBUYI, Kinshasa (janvier 2014 – 2016)
Point focal de la Marche Mondiale des Femmes pour la province du Katanga (octobre 2008 – octobre 2012)
Employée à la SNEL/TRS/LIKASI, Katanga, Services informatique et des finances(mars 2001 – mai 2006)
Expériences politiques
2001 : Adhésion officielle à l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Section Panda, LIKASI
2005 : 2ème Vice-présidente de l’assemblée fédérale de Likasi
2010 : Vice-présidente du bureau provisoire et trésorière au bureau définitif du 1ercongrès de l’UDPS tenu à Kinshasa
2011-2019 : Secrétaire nationale adjointe au département de l’Organisation du parti ; Conseillère chargée des questions électorales au cabinet du Président du parti et Mandataire du candidat Président Étienne Tshisekedi à la CENI ; Secrétaire nationale chef de département des questions sociales.
Radio Okapi
RDC: Marie-Josée Mengi, collaboratrice d’Amida Kamerhe, aux arrêts
Elle était recherchée par la justice congolaise, avant de se présenter librement ce matin au Parquet de Matete, accompagnée par son avocat. Marie-Josée Mengi n’en sortira pas libre. Le Parquet a placé cette collaboratrice de l’épouse de Vital Kamerhe en détention provisoire. L’information a été confirmée par son avocat, Mt Francis Kalombo.
Marie-José a été citée à la barre par Madame Amida Kamerhe, lors de l’audience du 04 Juin. L’épouse du prévenu Vital Kamerhe, intervenant comme renseignante, a été accusée, comme son assistante, d’avoir dissimulé des fonds liés au marché des maisons préfabriquées. D’après l’avocat de la République Me COCO Kayudi, Mengi Kandundu Marie-Josée a versé une somme importante dans le compte de l’épouse de Vital Kamerhe. Ainsi, le Procureur Général instruit tous les services de la conduire au Parquet de la Cour de Matete dès son arrestation et son audition.
Marie-Josée Mengi, collaboratrice d’Amida Kamerhe, l’épouse de Vital Kamerhe, a été placée en détention après son audition, annonce son avocat, @Franciskalombos #RDC pic.twitter.com/AARUrlGxzt
— POLITICO.CD (@politicocd) June 8, 2020
Selon nos informations, Mme Mengi est placée en détention provisoire, elle est soupçonnée d’avoir « détourné des deniers ». Le Parquet a ordonné la perquisition de son domicile à Kinshasa, dans la commune de Limete.
Politico
RDC: L’Union Européenne soutient Félix Tshisekedi
L’Union Européenne soutient Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo.
Choix de Patricia Nseya: comment Félix a manœuvrer pour calmer les extrémistes de l’UDPS ?
Face à des camps retranchés au sein du parti, professant chacun un discours aux antipodes des autres, Félix Tshisekedi, assisté par Samy Badibanga, un allié de poids au sein de la majorité présidentielle, a su user de tact pour mettre tout le monde d’accord. Ce qui n’était pas joué d’avance dans un parti comme l’UDPS où l’égo des dirigeants n’est pas le moindre des paramètres. Ça sera donc Patricia Nseya Mulela, Députée nationale élu de Likasi au Haut-Katanga, qui va représenter le parti présidentiel au poste de Premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Comment donc le chef de l’Etat a-t-il manœuvré pour aboutir à ce choix, dans un parti qui était si divisé sur la question ? Félix Tshisekedi a fait preuve d’un talent politique remarquable pour, non seulement orienter ses élus et la direction du parti vers une option participative, rejetant la politique de la chaise vide, mais aussi de réunir tout le monde autour du choix d’une candidate susceptible de faire consensus.
Rappelons que depuis l’éviction de Jean Marc Kabund a Kabund de son poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, plusieurs camps avaient pris corps au sein de l’opposition. Il y avait, ainsi, d’un côté, le bloc Kabund-Kabuya, qui projetait de boycotter le poste laissé vacant par le président a.i de l’UDPS, menaçant de sanctionner tout député qui se porterait candidat, tout en encourageant Jean Marc Kabund d’ester en justice contre sa déchéance du bureau de la chambre basse.
Ce bloc en appelait carrément à la fin de la coalition FCC-CAH. De l’autre côté, il y avait le groupe Jacquemain Shabani(président de la commission électorale du parti) et Victor Wakuenda (président de la Convention démocratique du parti), soutenu par une large part de députés, partisans d’un remplacement de Kabund par un élu de l’UDPS et du soutien à la coalition au pouvoir.
Homme d’expérience
Devant ce tableau écartelé, Félix Tshisekedi, en tant qu’autorité morale de l’UDPS, a pris les taureaux par les cornes. Le dimanche 7 juin, il a ainsi reçu les députés de l’UDPS. Pour l’occasion, il s’est utilement entouré de Samy Badibanga, premier vice-président du Sénat et, surtout, ancien président du groupe parlementaire de l’UDPS et Alliés de la législature 2011-2018. L’homme a l’expérience de la gestion des hommes, surtout des élus UDPS, connus pour leur combativité … et leur difficulté à s’accorder.
C’est donc un homme d’expérience qui assiste donc le chef de l’Etat dans sa démarche. A l’issue de la réunion, la poire est coupée en deux : d’une part, l’option est levée de présenter un candidat en remplacement de Jean Marc Kabund au bureau de la chambre basse du Parlement, et, de l’autre, le président a.i de l’UDPS est encouragé à poursuivre avec la procédure judiciaire devant le Conseil d’Etat.
Deuxième option levée : la déclaration des candidats. Là, ils sont 16 à se déclarer ! Il s’agit de André Mbata (Dimbelenge, Kasaï central) ; Paul Tshilumbu (Kinshasa IV-Tshangu) ; Léon Mubikayi (Luebo, Kasaï) ; Nadine Mangabu (Mbuji-Mayi, Kasaï oriental) ; Freddy Tshibangu (Tshilenge, Kasaï oriental) ; Ntumba Mukendi Léon (Lupatapata, Kasaï oriental) ; Rémy Masamba (Kinshasa III-Mont Amba) ; Coco Mulongo (Lubumbashi, Haute Katanga) ; Wamu Henriette (Kinshasa II-Funa); Tony Mwaba (Kinshasa I-Lukunga); Étienne Bidjep (Dibaya, Kasaï central); Josué Kalukuta (Luiza, Kasaï central); Freddy Musambia (Fizi, Sud-Kivu); Patricia Nseya (Likasi, Haut Katanga); Augustin Mulumba Kanza (Ngandanjika, Kasaï oriental); Eric Ngalula (Lupatapata, Kasaï oriental).
Le chef de l’Etat décide alors de consulter tout le monde afin de faire consensus. Le lundi 8 juin, il reçoit le tandem Shabani-Wakuenda pour des entretiens sur la question. Après cet entretien, il instruit Augustin Kabuya sur le choix du candidat – ou plutôt de la candidate – de l’UDPS : ça sera Patricia NseyaMulela. C’est même le secrétaire général de l’UDPS qui a déposé officiellement la candidature de la candidate UDPS au bureau de l’Assemblée nationale.
BM
La Prospérité











