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Jean-Marc Kabund : « Agitez très bien le chiffon rouge en évoquant la destitution du président…Rira bien qui rira le dernier »

Le président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS), Jean-Marc Kabund, s’est exprimé ce vendredi 24 janvier 2020 au sujet de l’actualité dominante en République Démocratique du Congo.

Jean-Marc Kabund, qui évoque la destitution du président de la République, rappelle que le peuple Congolais ne demande pas mieux et prévient que « rira bien qui rira le dernier ».

« Agitez très bien le chiffon rouge en évoquant la destitution du président…mais n’oubliez pas qu’il y a le peuple qui ne demande pas mieux, d’une part. Et d’autre part, la facture très salée à régler après une épreuve de force perdue. Rira bien qui rira le dernier », a indiqué le premier vice-président de l’Assemblée Nationale via Twitter.

La réaction de Jean-Marc Kabund intervient dans un contexte caractérisé par une polémique au sujet de la dissolution de l’Assemblée Nationale. Lors de son échange à Londres avec les Congolais de la diaspora, le chef de l’État avait prévenu qu’en cas de crise persistante et d’entrave à son action visant à servir le peuple, l’assemblée nationale sera dissoute.

En réaction, Jeanine Mabunda, présidente de la chambre basse du Parlement, a déclaré qu’il ne faut pas jeter les articles de la constitution en pâture, et souligné que ce débat [autour de la dissolution de l’Assemblée nationale ndlr] est indécent et accessoire.

Le secrétaire général de l’UDPS Augustin Kabuya a promis, quant à lui, de donner une réponse appropriée aux dernières déclarations du secrétaire permanent du PPRD Emmanuel Ramazani Shadary qui a menacé de paralyser le pays au cas où un problème arrivait à Albert Yuma, président du conseil d’administration de la Gécamines, cité dans une prétendue affaire de détournement de 200 millions d’euros.

Selon certains observateurs, tous ces événements confirment de plus en plus l’existence d’un malaise au sein de la coalition FCC-CACH, dont l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, sont les leaders.

Pendant ce temps, c’est ce vendredi 24 janvier 2020 que le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a totalisé une année à la tête du pays.

Jephté Kitsita

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RDC : Félix Tshisekedi « a sifflé la fin de la récréation à l’intention de ceux qui gênent le bon fonctionnement de l’Etat » (Porte-parole)

Le porte-parole du chef de l’Etat, Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba poursuit la mise au point après que l’intention de Félix Tshisekedi sur la dissolution de l’assemblée nationale, a provoqué une vive réaction de la présidente de la chambre basse Jeanine Mabunda, qui à son tour a brandi la menace de « haute trahison » à l’endroit du président.

A Londres où Félix Tshisekedi a évoqué la dissolution, ce dernier a également « sifflé la fin de la récréation à l’intention de ceux qui gênent le bon fonctionnement de l’Etat ».

« A Londres, @fatshi13 a sifflé la fin de la récréation, particulièrement à l’intention de ceux qui gênent le bon fonctionnement de l’Etat. Le Chef de l’Etat invite tout responsable, à tout niveau et de tout bord politique, à intégrer cette nouvelle dynamique », a écrit Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba, porte-parole du président de la république.

La veille, le service de communication de la Présidence expliquait que la dissolution de l’Assemblée n’est pas à l’ordre du jour.

« Il ne souhaiterait pas en le faisant, créer une crise au pays. Toutefois, a-t-il souligné, s’il est mis dans une situation où il n’arriverait pas à satisfaire le peuple qui l’a élu, il n’y aura pas d’autre choix », avait ajouté la note de l’équipe de communication de la Présidence.

Félix Tshisekedi a menacé de dissoudre l’Assemblée nationale si le FCC qui y est majoritaire tentait de bloquer ses actions. En réponse à cette menace, Jeanine Mabunda a elle, brandi les dispositions constitutionnelles (article 148). Mabunda a aussi jugé mineur et indécent le débat autour de la dissolution de la chambre basse alors que la population connaît des « douleurs sociales ». Elle a surtout brandi la menace de “haute trahison” si Tshisekedi arrivait à dissoudre l’Assemblée nationale.

Actualite.cd

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RDC : La coalition ne saurait passer devant les intérêts du peuple Congolais. Si la dissolution devient inéluctable, elle aura lieu », (Porte-parole du chef de l’État)

Le porte-parole du chef de l’État, Kasongo Mwema Yamba Y’amba a rassuré ce jeudi 23 janvier 2020 que le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo croit toujours à la coalition FCC-CACH.

Cependant, le porte-parole du chef de l’État déclare que ladite coalition ne peut pas passer en premier lieu au détriment des intérêts de la population congolaise.

« Le président Félix Tshisekedie affiche de manière constante sa foi en la coalition FCC-CACH, parfois, contre l’avis de ses collaborateurs. Mais cette coalition ne saurait passer devant les intérêts du peuple Congolais. Si la dissolution devient inéluctable, elle aura lieu », a indiqué Kasongo Mwema Yamba Y’amba via Twitter.

En outre, il rappelle que le président Tshisekedi à Londres a sifflé la fin de la récréation, particulièrement à l’intention de ceux qui gênent le bon fonctionnement de l’Etat.

« Le chef de l’État invite tout responsable, à tout niveau et de tout bord politique, à intégrer cette nouvelle dynamique », conclut Kasongo Mwema Yamba Y’amba, porte-parole de Félix Tshisekedi.

Pour rappel, le chef de l’État avait, lors de son échange avec la diaspora congolaise à Londres lundi dernier, déclaré que si certaines personnes provoquaient des crises persistantes et l’empêchaient de travailler pour l’intérêt du peuple, l’assemblée nationale sera dissoute.

En réaction, la présidente de la chambre basse du Parlement, Jeanine Mabunda, a déclaré qu’il ne faut pas jeter les articles de la constitution en pâture, et souligné que le débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale est indécent et accessoire.

Jephté Kitsita

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Lambert Mende : « J. Mabunda a rappelé les principes qui sont écrits dans la constitution. Elle n’a pas engagé un débat avec le président »

Lambert Mende Omalanga a apporté son soutien à Jeanine Mabunda qui essuie des critiques, après sa réaction à la menace du président de la République, Félix Tshisekedi, de dissoudre l’Assemblée nationale.

L’ancien ministre de la communication a, dans une interview accordée à 7SUR7.CD mercredi 22 janvier 2020, indiqué que la présidente de la chambre basse du Parlement dans son intervention n’a rappelé que les principes légaux établis en cette matière.

« Je ne peux dire que c’est inopportun. Elle a rappelé les principes qui sont écrits dans la constitution. Elle n’a pas engagé un débat avec le président. Elle a rappelé qu’il y a des conditions qu’il faut respecter pour prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale. Elle est présidente de l’Assemblée nationale », a-t-il dit.

Pour dissoudre l’Assemblée nationale, a ajouté Lambert Mende, « il faut qu’il y ait un conflit entre le gouvernement et l’Assemblée nationale ».

Pour rappel, Jeanine Mabunda a, lors de la cérémonie d’échange des voeux avec la presse tant nationale qu’internationale mardi dernier à Kinshasa, invité le chef de l’État à ne pas « jeter en pâture » les articles de la constitution qui ont défini les dispositions nécessaires pour dissoudre l’Assemblée nationale. Jeanine Mabunda avait également rappelé que le taux de change est passé de 1600 à 1750 FC en une année.

Prince Mayiro

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FCC-CACH : Le scénario d’une cohabitation de plus en plus envisageable

A la rentrée parlementaire de mars prochain, le FCC ne fera plus de déclaration incendiaire. La réplique de Jeanine Mabunda suffit pour calmer le partenaire CACH, ont estimé des membres d’un comité ad hoc chargé de préparer des réactions institutionnelles appropriées aux déclarations du président Félix Tshisekedi à Londres. Ils ont décidé de ramener les débats au sein des institutions dans lesquelles ils détiennent une majorité écrasante.

Au cours de la session parlementaire, le rouleau compresseur se mettra en service pour faire passer des réformes jugées capitales pour sauver ce mandat afin qu’ils reprennent l’entièreté de l’appareil étatique, à commencer par le poste de président de la République.

En premier lieu, lors de la session de mars, le ton doit être donné. La reforme de la loi électorale doit porter sur la meilleure manière de rationaliser le système électoral.

Pour la famille politique de Joseph Kabila « il est hors de question d’examiner la proposition du président Tshisekedi de revenir à un deuxième tour de la présidentielle », a confié un cadre qui est dans les couloirs du comité. « On n’avale plus ce qu’on avait craché la veille », a-t-il soutenu. Il met au défi tout ministre CACH qui proposerait cette loi au gouvernement que la durée de vie du projet n’irait pas au-delà du Conseil des ministres. Si CACH tente de passer par une proposition de loi, la plénière la rejettera avant examen.

Fin de la coalition

Le comité a également examiné les possibilités de laisser libre cours au contrôle parlementaire pour mettre à nu les erreurs de gestion des ministres de la famille politique du chef de l’État. « Une abondante documentation existe », s’est réjoui notre interlocuteur. La gestion du dossier des travaux d’urgence dans le cadre des « 100 jours » du président Tshisekedi sera minutieusement examinée. Aucune complaisance ne sera admise dans les rangs du FCC. Il va de soi aussi que, dans le vote, la consigne sera sans concession.

Joseph Kabila ne veut pas de la fin de la coalition FCC-CACH. Il avait expliqué à ses partisans à Mbuela Lodge, à Kisantu, que c’était le meilleur attelage politique pour la réussite de l’alternance. En tout cas, des extrémistes du FCC avaient formulé des hypothèses les plus suicidaires pour recadrer le président Tshisekedi.

Sur un ton ferme, Joseph Kabila avait calmé les ardeurs de ces faucons. Mais face au développement en cours, le scénario d’une cohabitation devient de plus en plus envisageable.

L’avenir de la coalition est soumis à la capacité des uns et des autres de tenir jusqu’à la fin de la session qui va s’ouvrir le 15 mars. Les uns comptent sur leur majorité à l’hémicycle, les autres sur le degré d’engagement de la base et donc d’une action populaire.

Le Potentiel

Yoka Son de l’UDPS : Fini la coalition FCC-CACH, Opération yekola ko nager sikoyo

VIDEO. Yoka Son de l’UDPS : Fini la coalition FCC-CACH, Opération yekola ko nager sikoyo. Regardez

Le nouvel avertissement de CACH à Jeanine Mabunda

En pleine vacances parlementaires, les députés du Cap pour le Changement (CACH), qui soutiennent le President Tshisekedi rappellent à l’ordre la présidente de la chambre basse du parlement suite à ces propos évoquant la « haute trahison » au cas où Félix Tshisekedi se décidait à dissoudre l’Assemblée nationale sans consultation des différents dirigeants du parlement, comme l’indique la constitution.

« Dans un précédent connu de tous, Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale, fut contraint à la démission pour avoir critiqué l’entrée des troupes étrangères en RDC pendant les vacances parlementaires. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Mme Mabunda devra tirer toutes les conséquences de son acte avec cette circonstance qu’elle a intentionnellement outragé le Chef de l’Etat », disent ces députés.

« Le CACH met en garde pour la dernière fois Mme Mabunda et tout celui qui voudra lui emboiter les pas contre ce genres d’attitudes indignes des hommes et des femmes d’Etat ».

En cas de récidive, le CACH dit « se réserver le droit de rappeler le peuple congolais à se prendre totalement en charge face à cette crise qui s’installe progressivement ».

Dans le passé, les députés CACH étaient déjà monté au créneau lorsque l’assemblée nationale avait statué sur les ordonnances de nomination par le président de la république des mandataires dans les entreprises GECAMINES et SNCC.

Les ordonnances présidentielles n’ont pas été mise en application par le ministre (FCC) du portefeuille.

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