Le Directeur de Cabinet du chef de l’État, Vital Kamerhe, s’est exprimé en rapport avec les propos tenus par Jeanine Mabunda, Présidente de l’Assemblée nationale, qui a réagit aux propos tenus par le président de la République, Félix Tshisekedi à Londres.
C’était au cours d’un interview avec les correspondants de RFI à Kinshasa ce 24 janvier 2020, en rapport avec l’an 1 de Félix Tshisekedi au pouvoir.
Selon Vital Kamerhe, les messages du Président de la République n’appelle à aucun débat à l’Assemblée nationale.
“En tant qu’ancien président de l’Assemblée nationale, je sais très bien que le message du Président, que ça soit officiel ou privé, n’appelle à aucun débat à l’Assemblée nationale, ni commentaire. Et le président de l’Assemblée nationale est le mieux placé pour faire respecter ceci.” dit-t-il.
Celui-ci insiste par ailleurs que la dissolution de l’Assemblée nationale, qui a donné lieu à ce débat, est un droit reconnu au Chef de l’Etat, et “personne ne peut le lui refuser”.
“C’est un droit constitutionnel reconnu au Président de la république. Et le Président n’a jamais dit qu’il va dissoudre l’Assemblée nationale. Mais s’il le dit, personne ne peut le lui refuser.” dit Vital Kamerhe.
Concernant la déclaration du Groupe parlementaire CACH qui a estimé que Jeanine Mabunda devrait démissionner, en comparaison avec Vital Kamerhe qui l’a fait en 2009, celui-ci estime que “la comparaison n’est pas raison”, puisque lui n’avait pas attendu qu’on lui demande de démissionner.
Il insiste par ailleurs: “Elle a franchi la ligne rouge, ça il faut le dire. On joue pas avec la fonction du président de la République, c’est une fonction mystique.”
Pour rappel, les réactions sont venues de tous les côtés après la dernière adresse du Président Tshisekedi à la diaspora Congolaise à Londres. Félix Tshisekedi qui disait ne pas souhaiter la dissolution de l’Assemblée Nationale, a néanmoins laissé entendre qu’il pourrait arriver à ce point si on l’y contraignait.
Jeanine Mabunda, la Présidente de l’Assemblée Nationale, a brandit la menace de destitution du Chef de l’Etat pour “haute trahison”, s’il tentait de dissoudre la chambre basse du parlement. Elle a par ailleurs estimé que pour l’instant, aucune crise n’est à signaler entre les institutions de la République, pour prendre une telle décision.
Le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a regagné Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, le jeudi 23 janvier 2020 dans la soirée après avoir notamment pris part au Forum Économique Mondial de Davos en Suisse.
Aussitôt rentré au pays, le 5ème président de l’histoire de la RDC va présider ce vendredi la 18ème réunion ordinaire du conseil des ministres à la Cité de l’Union Africaine à 11h, heure de Kinshasa.
Cette réunion ordinaire du conseil des ministres coïncide avec l’an 1 de l’alternance « démocratique et pacifique » survenue au sommet de l’État.
Selon la presse présidentielle, le chef de l’État ne manquera pas au cours de cette réunion, de faire le bilan de sa première année de gouvernance.
À noter que ce conseil des ministres intervient dans un contexte particulier caractérisé notamment par la polémique autour de la dissolution de l’Assemblée Nationale.
Le Comité laïc de coordination (CLC) encourage Félix Tshisekedi à dissoudre l’Assemblée nationale au cas où cette dernière manifestait une « léthargie de l’Etat » en défaveur des attentes de la population.
« Si l’Assemblée nationale, dont on connaît les conditions de mise en place, continue à donner des signaux négatifs de maintien de la léthargie de l’Etat au détriment des attentes réelles de la population et de nos partenaires, il est de votre devoir d’exercer effectivement vos prérogatives constitutionnelles de sa dissolution, comme vous l’avez pertinemment relevé dans votre adresse à Londres, devant les compatriotes de la diaspora. », dit le CLC dans une correspondance au Président de la République à l’occasion de son l’an 1 au pouvoir.
Le Comité laïc de coordination invite aussi le chef de l’Etat à « supprimer le bicéphalisme » au sommet de l’Etat. Pour le CLC, ce système qui « s’est installé dans la gestion de l’Etat, engendrant deux pôles antagonistes d’exercice du pouvoir qui se neutralisent et empêchent toute avancée significative de la nation. »
La coalition au pouvoir (FCC-CACH) traverse des moments de turbulences marqués par des attaques des uns contre les autres. Les derniers cas en date sont les déclarations consécutives à l’intention exprimée par Félix Tshisekedi de dissoudre l’Assemblée nationale si le FCC tentait de bloquer l’exécution de son programme.
En réaction à cette menace, Jeanine Mabunda a elle, brandi les dispositions constitutionnelles (article 148). Mabunda a aussi jugé mineur et indécent le débat autour de la dissolution de la chambre basse alors que la population connaît des « douleurs sociales ». Elle a surtout brandi la menace de “haute trahison” si Tshisekedi arrivait à dissoudre l’Assemblée nationale.
En demi-finale aller de la Coupe de la Belgique jeudi soir, Antwerp a offert son hospitalité à Courtrai. Ce duel entre clubs de la Jupiler Pro League a débouché sur un match nul (1-1).
La formation de Courtrai avec l’international congolais Hervé Kage titulaire, a été la première à ouvrir la marque, et s’est forcée à croire en improbable succès sur la difficile pelouse des Anversois. Parti pour s’imposer, Courtrai avait oublié Dieumerci Mbokani sur le terrain. Comme si souvent cette saison, l’international congolais a éviter le revers à son club au nul (1-1) grâce à un but qu’il inscrit à moins de dix minutes de la fin de la rencontre.
Rien n’est encore fait dans ce double face-à-face. Antwerp et Courtrai se donnent rendez-vous la semaine prochaine pour la manche retour, dans une autre bataille pleine de rudesse avec une place en finale comme principal enjeu. Dieumerci Mbokani inscrivait là son 20ème but de la saison toutes compétitions confondues. À 34 ans, l’ancien du Standard de Liège maintient toujours sa flamme allumée comme à ses 26 ans.
Le directeur de cabinet du Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe a pointé du doigt dans l’affaire d’un détournement de 15 millions de dollars américains au sommet de l’État.
Sur les antennes de la Radio France Internationale (RFI), ce vendredi 24 janvier 2020, Vital Kamerhe a rejeté de revers de main toutes les accusations portées contre lui dans cette affaire, car même certains médias avaient informé que le Dircab du président de la République avait interdit la poursuite d’une enquête menée dans ce sens, par l’inspection générale des finances.
Cet ex-président de l’Assemblée nationale fait savoir qu’il n’avait été voleur et qu’il ne le sera jamais.
“Je peux être tout sauf voleur “, a-t-il déclaré sur RFI.
Le chef de l’État, Felix Tshisekedi avait dans une interview à la presse internationale, déclaré que l’affaire 15 millions ne s’agit pas d’un détournement plutôt d’une “rétrocomission”.
Les choses n’ont pas été que roses, un an après l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir. À la ligue des jeunes du PPRD, le parti de Joseph Kabila, l’on estime que cette première année a été rythmée par « beaucoup de ratés », que Serge Kadima, président de ce département de la jeunesse de l’ancien parti présidentiel met au compte de l’ « apprentissage ».
Toutefois, fait -il remarquer, la mise en commun de la vision de Joseph et celle de son successeur Félix Tshisekedi a permis la formation d’un gouvernement.
Mais selon plusieurs observateurs, les 12 premiers mois de Félix Tshisekedi au sommet de l’État ont été caractérisés par une escalade verbale permanente entre son camp et celui de Kabila.
Ce premier anniversaire est d’ailleurs célébré sur fond de divergences sur l’éventualité de la dissolution de l’assemblée nationale. La menace brandie par le président congolais lors de son passage à Londres a frustré ses coalisés dont la réplique fait polémique depuis des jours.
Du côté de l’opposition, l’on considère que ce l’an est un « gâchis ». Au-delà des polémiques entre FCC-CACH, Steve Kivwata, cadre de Lamuka affirme que la première année du quinquennat Tshisekedi a été marquée plusieurs scandales de corruption, détournement et la cacophonie e au sommet de l’État.
L’an 1 de l’alternance en RDC s’est soldé par un gâchis total, a affirmé jeudi 23 janvier le porte-parole du coordonnateur de Lamuka, Steve Kivwata. Selon lui, cette situation part de « la cacophonie au sommet de l’État à la vie sociale difficile de la population ». Cette plate-forme de l’opposition parle de « presque la fin du deal » entre le FCC et le CACH.
Intervenant au cours de l’émission Dialogue entre Congolais de Radio Okapi, Steve Kivwata soutient que la première année de Félix Tshisekedi au pouvoir en RDC s’est soldée par un gâchis :
« Sur le plan politique, il y eu la cacophonie au sommet de l’Etat. Il y a le FCC dont les ministres auraient déjà signé leurs lettres de démission. Sur le plan économique, il y a des dépenses qui ont été faites en dehors de la chaine des dépenses ».
A cela s’ajoutent, selon lui, des affaires de corruption qui n’ont pas été sanctionnées par la justice, la dépréciation du Franc congolais par rapport au dollar américain entrainant la flambée des prix sur le marché.
La plate-forme Lamuka considère par ailleurs l’hypothèse de la dissolution de l’Assemblée nationale – émise par Félix Tshisekedi – et la réplique de destitution du Président – faite par Jeanine Mabunda – comme un signe de la fin de la coalition FCC-CACH au pouvoir.
Les Congolais fêtent ou commémorent – c’est selon- aujourd’hui vendredi 24 janvier 2020, le premier anniversaire de l’alternance politique survenu le 24 janvier 2019 au plus haut sommet de l’Etat. Ce fut donc un jeudi, sous un ciel ensoleillé à la Cité de l’Union africaine (UA) à Kinshasa, que le Président élu sortant, Joseph Kabila, passait le flambeau à son successeur Félix-Antoine Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018.
Pour une toute première fois dans l’histoire politique de leur pays depuis son accession à l’indépendance le 30 juin 1960, les Congolais ont assisté à une passation civilisée de pouvoir entre deux Présidents vivants. Au-delà d’un cérémoniel d’Etat, l’événement avait charrié une forte symbolique dans la vie démocratique du pays. Et même de l’Afrique subsaharienne, très abonnée aux coups d’Etat.
Ainsi, depuis le 24 janvier 2019, les Communautés occidentale et africaine avaient changé leur façon de regarder la RD Congo que d’aucuns ont considéré, à tort ou à raison, comme un pays politiquement immature.
Cependant, il se trouve que la célébration de l’an 1 de l’alternance politique en RD Congo, survient dans un environnement très agité, sur fond de tension entre les deux camps de la coalition au pouvoir. A savoir, le Front commun pour le Congo (FCC) du Président honoraire Joseph Kabila et Cap pour le changement (CACH), plateforme chère à l’actuel Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi.
D’ores et déjà, des observateurs notent que la situation politique actuelle du pays, empreinte d’un climat de morosité, est la suite logique de précédents fâcheux qui ont mis la tempête dans un verre d’eau au courant du second semestre de l’année 2019. Le premier épisode de la crise aura donc été la séquence du député national Fcc Charles Nawej, accusé en juin dernier, d’outrage contre l’actuel Chef de l’Etat. Ce, à la suite des nominations à la Société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC) et à la Générale des carrières et des mines (GECAMINES).
Loin de nous l’intention de remuer le couteau dans la plaie. Seulement, l’opinion se souviendra que les propos du député national Charles Nawej à la plénière de la Chambre basse, avaient créé de très vives tensions et même des incidents entre les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir, et ceux du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l’ancien Président Joseph Kabila.
Face à l’ampleur d’une situation qui a failli faire voler la coalition en éclats, le député national auteur desdits propos n’avait pas hésité à faire amende honorable. En témoigne, sa déclaration faite le 15 juin 2019, dans laquelle Charles Nawej avait exprimé » ses plus profonds regrets « , avant de solliciter l’indulgence du Président de la république et de tout le peuple congolais suite au grave malentendu né des propos tenus au sein de l’Assemblée nationale.
» Rien, ni personne ne peut justifier une atteinte à la plus haute instance de notre pays. C’est pourquoi, je regrette sincèrement être à l’origine de cette entame dans notre cohésion nationale, et réitère la demande de pardon de notre nation « , avait imploré Charles Nawej.
L’EPISODE KABUND
Après les propos de Charles Nawej en juin, un autre incident est survenu cinq mois plus tard. Soit, en novembre dernier. En toile de fond, la destruction méchante et répréhensible à Kinshasa et à Kolwezi, des sièges de deux principaux partis politiques de la coalition, à savoir le Pprd et l’Udps ainsi que le déchirement des effigies de de Félix-Antoine Tshisekedi et de Joseph Kabila dans les mêmes agglomérations.
On rappelle que lors de ce deuxième épisode du clash au sein de la coalition Fcc-Cach, le camp vexé fut celui de Joseph Kabila, à la suite des propos de Jean-Marc Kabund A Kabund, président intérimaire de l’UDPS, élu premier vice-Président de l’Assemblée nationale.
S’adressant le 12 novembre à la base de l’Udps au siège national du parti situé à la 11ème rue Limete, Jean-Marc Kabund avait tenu des propos qui avaient frustré les sociétaires du Fcc. Pour ces derniers, les déclarations du président intérimaire de l’Udps étaient dangereuses et de nature à compromettre de nombreux sacrifices dont la coalition Fcc-Cach sont la pierre angulaire.
Tout en faisant remarquer à Jean-Marc Kabund que ses propos étaient contraires au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, spécialement en son article 121 alinéa 2 à 4, les élus nationaux membres du FCC avaient rappelé à ce dernier qu’il tenait son poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale « grâce à l’existence de la coalition parlementaire Fcc – Cach et au vote majoritaire des députés du Fcc». Voilà pourquoi, ils avaient, à leur tour, exigé des excuses solennelles de Jean-Marc Kabund aussi bien à ses collègues députés qu’à toute la nation congolaise. On connaît la suite.
IRONIE DE L’HISTOIRE
Après qu’on a surfé sur les deux séquences rappelées ci-dessus, l’ironie de l’histoire atteste que, cette fois-ci, le précédent fâcheux est la déclaration du Président de la république, faite le mardi 21 janvier courant devant la communauté congolaise à Londres. Des déclarations qui ont suscité une très vive polémique n’ayant ni cesse ni fin. Une controverse ambiante au point de créer une tension qui ne baisse pas d’intensité entre les deux plateformes qui forment la majorité parlementaire. Autrement, dit, pour cette énième séquence, c’est le Chef de l’Etat Félix-Tshisekedi qui se trouve lui-même au cœur de la crise.
En cette date symbole et historique du 24 janvier, nul sage ne conseillerait donc les deux camps à laisser pourrir la situation. Bien au contraire. Car, on peut, à la limite, connaitre comment nait une crise. Mais personne ne saurait dire comment celle-ci va terminer et au profit de qui.
Toujours est-il que dans la situation actuelle du pays, une crise politique majeure en RD Congo ne serait profitable à personne. Personne n’en sortirait gagnant. Par conséquent, la préservation de ce qui est acquis reste un impératif sur lequel nul ne saurait transiger.
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