Critik Info du 07 janvier 2020 : Thomas Luhaka provoque-t-il les étudiants ?
Enfin Maman Kalunga recadre Gabrielle, Sundiata et sa femme
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FCC-CACH: Gilbert Kankonde (UDPS) s’insurge contre la nomination de Célestin Tunda ya Kasendele (FCC) dans une matière relevant de sa compétence
Entre les membres du gouvernement de coalition FCC-CACH, l’ambiance est désormais au je t’aime, moi non plus. Le mariage d’intérêt n’a pas encore volé en éclats, mais tout laisse entrevoir un effritement de la confiance mutuelle, en dépit de l’optimisme chevillé au corps que professe à longueur de discours Félix Tshisekedi, qui persiste à croire, à son corps défendant, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
La dernière scène de ménage en date est le mouvement d’humeur du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, consécutif à la désignation de son collègue de la Justice à présider la Commission ministérielle ad hoc chargée de mener une réflexion sur les crises au sein des institutions provinciales du Kongo Central, de l’Ituri, du Sankuru et du Haut-Lomami. Provinces qui ont vu leurs gouverneurs respectifs destitués par les Assemblées provinciales.
Gilbert Kankonde (UDPS) n’a pas apprécié que la présidence de la Commission priée de proposer des mesures concrètes en vue de la normalisation des rapports entre les institutions provinciales et ramener la paix dans toutes les provinces, soit confiée au Garde des Sceaux, Célestin Tunda ya Kasende (PPRD).
S’estimant lésé dans ses attributions, il l’a fait savoir, dans une correspondance adressée au Premier Ministre Ilunga Ilunkamba.
Rappelant les dispositions des article53 et 55 de l’Ordonnance n° 17/024 du 10 juillet 2019 portant Organisation et Fonctionnement, Modalités de collaboration entre le Président de la République et le gouvernement ainsi qu’entre les membres du gouvernement, Gilbert Kankonde s’appuie sur la disposition de l’article 55 qui stipule qu’en cas de nécessité, le Conseil des ministres peut créer, à titre exceptionnel, des Commissions ad hoc en vue d’étudier des questions spécifiques. La Commission est présidée par le vice-premier ministre, par le ministre d’Etat, le ministre ou le ministre délégué principalement concerné par la matière traitée…
Réponse laconique du Premier Ministre : «C’est une question de droit et non de politique pure et de sécurité… Cette question ne peut se traiter qu’à l’éclairage de la Constitution. C’est donc du ressort de la Justice même si l’on vise un arrangement à l’amiable… ».
Et, c’est le statu quo. Sauf qu’il n’existe aucune disposition constitutionnelle ayant prévu ce type de commission ad hoc dans les cas concernés. Hormis le pouvoir reconnu au chef de l’Etat de dissoudre une Assemblée provinciale en cas de la persistance d’une crise qui empêcherait le fonctionnement normal des institutions provinciales.
D’où, il d écoule que le rappel systématique à Kinshasa des gouverneurs mis en cause en vue de leur réhabilitation fragilise les Assemblées provinciales dont ils sont l’émanation naturelle.
Le gouvernement central est informé des causes objectives des sautes d’humeur dans les assemblées délibérantes provinciales. Il n’est un secret pour personne que les Exécutifs provinciaux sont à la diète forcée.
Ils ne reçoivent guère, selon certaines sources, les frais de fonctionnement. Quant à la fameuse rétrocession couchée noir sur blanc dans la Constitution, c’est, dans le meilleur des cas, la portion congrue qui leur parvient.
Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que les motions de défiance se succèdent à un rythme quasi infernal.
Et, à brève ou moyenne échéance, aucune province n’y échappera. A quelques exceptions près.
Mwin Murub Fel
La Prospérité
Gentiny Ngobila aux populations de l’Est : « Ils ne sont pas seuls, les kinoises et kinois sont de coeur avec eux »
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a apporté son soutien aux populations de l’Est de la République Démocratique du Congo, victimes de l’insécurité causée par des groupes armés.
À l’issue d’une messe organisée par le cardinal Fridolin Ambongo le 4 janvier dernier en la Cathédrale Notre-Dame de Lingwala, Gentiny Ngobila a exhorté lesdites populations à vivre dans la solidarité car, dit-il, un peuple qui vit dans l’unité est imbattable.
« Ils ne sont pas seuls, les kinoises et kinois sont de coeur avec eux », a déclaré devant la presse le premier citoyen de la Ville.
Cette célébration eucharistique était également une occasion pour le gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila Mbaka ainsi que les élus de la capitale d’avoir une pensée à l’égard des victimes des inondations et autres catastrophes naturelles qui ont secoué Kinshasa en fin d’année 2019.
Il sied de noter par ailleurs que dans son homélie, le cardinal Fridolin Ambongo a appelé la classe politique à plus d’engagement en faveur de la paix en République Démocratique du Congo.
Jephté Kitsita
Guerre entre la belle sœur de Maman Olive Ariachou et Mua Mulopo (Affaire Kingakati)
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Tensions à l’UNIKIN: l’ANR, la PNC, le ministère de l’ESU dans une importante réunion autour de Ilunga Ilunkamba
Le ministre de l’Enseignement supérieur et Universitaire, le Vice Ministre de l’intérieur, le Commissaire Général de la police, le Directeur Général de la Agence Nationale de Renseignements (ANR), le Commissaire Provincial de la Police étaient en réunion ce lundi avec le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Les échanges ont tourné autour des tensions observées depuis deux jours sur le campus de l’Université de Kinshasa (Unikin).
D’après les explications du ministre Thomas Luhaka, ces troubles font suite à la publication le 3 janvier 2020 des montants des frais Académiques de l’année 2019-2020 s’élevant à 490 000 FC pour les classes de recrutement et 485 500 FC pour les classes montantes.
Il se dégage de cette réunion que ce montant était fixé en francs congolais de manière consensuelle. Pour da part, le premier ministre a appelé tous les étudiants au calme et à s’abstenir de tout comportement « qui pourrait favoriser les actes de vandalisme ».
« Le premier ministre rappelle que les frais académiques était fixé de façon consensuelle en concertation entre toutes les parties prenantes dans le cadre du conseil de partenaire à savoir le comité de gestion de l’association des professeurs l’ Association du corps scientifique, l’association du personnel administratif et technique », a dit Albert Lieke, porte-parole du Premier ministre, qui a ajouté que « tout désaccord devrait être examiné dans ce même cadre de façon consensuelle, dans l’harmonie et la bonne humeur qui caractérise les communauté des étudiants ».
Actualite.cd
Des Belges dans la bataille du rail au Congo
L’Afrique est devenue la nouvelle frontière de l’économie mondiale. Il faut donc construire de nouvelles lignes de chemin de fer. Le Belge Vecturis, s’inscrivant dans la tradition de ces ancêtres qui ont construit et géré des voies ferrées en Chine, dans la Russie impériale ou en Egypte, est à la manœuvre aux quatre coins de l’Afrique.
Créée en 2006 par les juristes Eric Peiffer et Patrick Claes, Vecturis, dont le QG est à la gare de Limal, bénéficie d’une longue expérience africaine. Dans les années 1970, Patrick Claes travaillait déjà à la formation des agents de la Régie des Chemins de Fer du Mali. En 1995, le tandem crée la société Comazar, avec la compagnie de chemins de fer sud-africaine Transnet, le groupe français Bolloré et la Commonwealth Development Corporation. Le départ est fulgurant.
En deux ans, la filiale de Comazar, Sizarail – à qui le régime Mobutu finissant avait cédé l’exploitation des chemins de fer zaïrois – a vu quadrupler le trafic marchandise et passagers. L’arrivée de Laurent Kabila en mai 1997 donne un coup d’arrêt à cet essor et Patrick Claes est incarcéré cinq mois à la prison de Makala sur des allégations non étayées de détournements de fonds publics.
Vingt-trois ans après cette mésaventure, Vecturis peut revendiquer l’un des plus grands succès ferroviaires du continent en tant qu’opérateur du Transgabonais, qui a réalisé un record de transport du minerai de manganèse en 2018 et équilibré ses comptes pour la première fois. Il ambitionne de doubler la performance d’ici 2022 jusqu’à 10 millions de tonnes, grâce à des financements de 400 millions de dollars émanant de l’Agence française de développement et de la Banque mondiale. Il transporte également 320 000 personnes par an entre Franceville et Libreville, dans des conditions de confort répondant aux normes européennes. La ligne est l’une des plus modernes d’Afrique, avec le système de gestion automatique du trafic ATRAC, qui signale rapidement les déraillements, et un système anticollision.
Vecturis est également opérateur de la compagnie malgache Madarail, pour laquelle elle ébauche un plan de relance après l’interruption des financements de la Banque mondiale, de la Banque européenne d’investissement et d’autres bailleurs depuis la crise politique de 2009. Ce plan n’a pu être exécuté qu’à moitié et les performances réalisées plafonnent avec un trafic d’environ 200 000 tonnes, très en deçà du potentiel de la ligne (un million de tonnes), selon Eric Peiffer.
La firme de Limal a également été conseiller technique ferroviaire pour les bailleurs de fonds du chemin de fer de Nacala, au Mozambique, inauguré en mai 2017 et assure actuellement le monitoring des opérations sur cette ligne de 912 km, conçue pour évacuer le charbon de la mine de Moatize pour le sidérurgiste brésilien Vale et le Japonais Mitsui.
Malgré ses déboires passés, le duo belge est revenu en RDCongo où il a établi les termes de référence techniques et juridiques pour la reconstruction et l’exploitation de la ligne Kolwezi-Dilolo (427km), section congolaise du corridor de Lobito, sur lequel la China Railways corporation a réhabilité, côté angolais, les 1244 km du chemin de fer de Benguela inauguré en 1929, dont le premier actionnaire fut la compagnie Tanganyika Concessions Ltd, filiale de la Société générale de Belgique. Sabotée par l’Unita durant la guerre civile angolaise (1975-2002) et redevenue opérationnelle en 2014, cette voie ferrée ne peut être, en effet, rentabilisée que par l’évacuation du cuivre congolais voire zambien.
Vecturis fournit également l’assistance technique à la réhabilitation, la maintenance et l’opération de 3500 km de voies ferrées au Nigeria et a réalisé plusieurs audits de projets ferroviaires pour le compte de compagnies minières….
Mais la concurrence chinoise est rude En janvier 2018, a été inaugurée la ligne de 756 km entre Addis Ababa et Djibouti, tracée par la France en 1917, totalement reconstruite et électrifiée par la China Rail Engineering Corporation et la China Civil Engineering Construction Corporation, pour 4 milliards de dollars. Parmi d’autres projets, la Chine réhabilite aussi le Tazara (Tanzania-Zambia-Railway (Tazara) également connu comme « Uhuru Railway » (chemin de fer de la liberté en swahili), inauguré en 1976: elle remplace l’écartement étroit des voies par un écartement standard. Le Tazara pourrait bientôt offrir un débouché alternatif au cuivre et au cobalt congolais, avec le chemin de fer de Benguela, jusqu’ici évacués par le sud, seulement par les ports sud-africains.
François Misser
La libre Afrique
Roger Ngandu de JB Mpiana : Héritier Watanabe Moto na Tembe aza Roi de buzz ya mitakala
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Obsèques de Chico Pululu : L’hôtel de ville rassure les comédiens de son soutien financier
Le Vice-Gouverneur de la Ville Province de Kinshasa, Néron Mbungu Mbungu a reçu cet après-midi une délégation d’artistes comédiens. Objectif: la planification des obsèques de Chico PULULU, humoriste, décédé depuis lundi 23 décembre 2019, de suite d’une crise cardiaque.
La délégation de ces artistes comédiens a été conduite par le comédien Masumu Debrindé. C’était aussi l’occasion d’informer officiellement l’autorité urbaine de la disparition brutale et tragique de l’un des leur.
Le Vice-Gouverneur représentant le Gouverneur de la ville Gentiny Ngobila Mbaka a rassuré à cette délégation d’humoristes Congolais du soutien total de l’Hôtel de ville envers ce digne fils de la nation, qui a su représenter valablement la nation congolaise dans ces prestations avec un style particulier et qui s’est imposé positivement dans ce milieu de la comédie.
Par la même occasion, le Vice-Gouverneur Néron MBUNGU MBUNGU, a profité, au nom du Gouverneur, pour présenter ses condoléances à la famille biologique de Chico Pululu, à sa famille professionnelle ainsi qu’â tous les Congolais qui ont été longtemps égayés par les humours de cet illustre disparu.
La levée du corps de la morgue du Cinquantenaire interviendra ce samedi 11 janvier 2020. L’exposition aura lieu au stade Vélodrome de Kintambo. L’inhumation interviendra le dimanche 12 janvier à la Nécropole entre Terre et Ciel (NETC).
Cellule de communication de l’Hôtel de ville
RDC : Joseph Kabila a l’ambition de transformer le FCC à un grand parti politique des nationalistes (Atundu)
C’était au cours d’un point de presse organisé ce lundi 06 janvier 2020 qu’Alain-André Atundu Liongo ancien porte-parole de l’ex majorité présidentielle a annoncé que la famille politique de Joseph Kabila, le Front Commun pour le Congo “FCC” sera transformé à un grand parti politique des nationalistes.
« La décision de lever une option idéologique pour le FCC, comme le point culminant de l’ambition du Président KABILA de travailler avec tous les patriotes et toutes les forces nationalistes au bénéfice de notre Peuple et de la République ; d’où « le projet de la création d’un grand parti politique incluant toutes les bonnes volontés et tous les nationalistes dans un grand regroupement politique bien structuré », a-t-il indiqué.
A lui d’ajouter que le « grand » parti politique est loin d’être une ambition sans projet car dit-il : « il nécessaire qu’une ambition sans projet est une simple profession de foi ».
Et de poursuivre que: « Ce projet d’un grand parti a pour vocation de donner corps à l’ambition nationaliste du Président Kabila ».
Pour Alain Atundu, le patriotisme progressiste, facteur de cette mutation est donc un grand pas dans la perspective de la transformation du paradigme des partis et des regroupements politiques.
« Désormais, les échéances électorales passent au second plan par rapport à la nouvelle vision politique autour de la défense de la souveraineté nationale, du développement économique, de l’amélioration des conditions sociales de nos populations et de la paix sociale sur l’ensemble du territoire national grâce à la gouvernance démocratique. Bref, comme le dit judicieusement le Président Kabila : la démocratie ne peut coûter plus cher que le développement », a-t-il martelé.
Notons que les membres du FCC étaient en retraite d’évaluation le 26 novembre 2019 voilà pourquoi tout porte à croire que cette décision ressort de ces assises au cours desquelles ils ont aussi évalué l’évolution du Front commun pour le Congo, depuis sa création jusqu’à ce jour.
Phane Ntumba KBG
Gabriel Mokia demande de bannir la Regideso, les ADF-Nalu et le Rwanda
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Agitation à l’Unikin: Ie gouvernement rappelle que les « frais ont été fixés de façon consensuelle »
Le gouvernement s’est exprimé au sujet des manifestations violentes qui ont eu lieu lundi sur le campus de l’université de Kinshasa.
Dans un communiqué publié dans la soirée, le premier ministre qui appelle les manifestants à la tranquillité rappelle les frais contestés sont le fruit des concertations entre toutes les parties prenantes.
« Le premier ministre Ilunga Ilunkamba rappelle aux communautés estudiantines que les frais académiques ont été fixés de manière consensuelle et en concertation entre toutes les parties prenantes dans le cadre du Conseil de partenaires, COPA», indique la primature dans un communiqué.
Opposés à la majoration des frais académiques, les étudiants ont violemment protesté lundi sur le site universitaire. Au moins 7 policiers ont été lynchés et 11 étudiants interpellés.
Mais selon la primature, tout désaccord au sujet des frais académiques devrait être examiné dans le cadre de la COPA (Comité de gestion, Association des professeurs, Association du corps scientifique, Association du personnel administratif et technique et la coordination estudiantine).
Révoltés par ces violences, les professeurs ont suspendu les cours jusqu’à nouvel ordre et demandé le renvoi de que tous les étudiants logés sur le site universitaire.
Cas-Info
La Prospérité : « UNIKIN : banque, rectorat, véhicules… vandalisés : l’APUKIN suspend les activités académiques jusqu’à nouvel ordre »
Revue de presse du mardi 7 janvier 2020
Les échauffourées qui ont opposé les étudiants de l’Université de Kinshasa et la police nationale congolaise le 6 janvier sont largement commentées par la presse de Kinshasa de ce mardi.
Lundi 6 janvier, les étudiants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) ont manifesté contre la hausse des frais académiques fixés à 490.500FC (293,94 USD) pour les classes de recrutement et 485.500 FC (290,95 USD) pour les classes montantes, rapporte La Prospérité.
Selon les manifestants, explique le journal, ces montants sont contraires à l’instruction du ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Thomas Luhaka, qui fixe les frais à 164.700FC (98,70 USD) pour les classes de recrutement et 131.760FC (78,96 USD) pour les classes montantes.
Lors des échauffourées, le siège de l’association des professeurs de l’UNIKIN (APUKIN) a été saccagé par les étudiants, la Banque commerciale du Congo, le rectorat, le Secrétariat général académique, les services des finances et de budget ont été vandalisés, indique Actualite.cd.
L’Agence congolaise de presse (ACP) ajoute que onze personnes dont cinq étudiants ont été interpellées à cet effet.
Par ailleurs, ajoute l’ACP, le commissariat provincial de la police affirme qu’aucune arme létale n’a été utilisée durant cette opération de rétablissement de l’ordre public et que l’entrée de la police dans l’enceinte de l’université pour stopper les actes de vandalisme a été autorisée par la hiérarchie.
Les enseignants de l’UNIKIN regroupé au sein de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) ont décidé de suspendre leurs activités jusqu’au rétablissement total de la paix, annonce Cas-info.ca.
L’APUKIN exige notamment le déguerpissement de tous les étudiants des résidences universitaires et exigent des sanctions exemplaires à l’endroit de toute personne impliquée dans « ses actes criminels », avant la reprise des cours, détaille le site web.
Le comité de gestion de l’Université de Kinshasa a condamné « avec la dernière énergie » les actes de vandalisme commis par les étudiants sur le site universitaire, lors de leur mouvement de protestation contre la hausse des frais académiques, note pour sa part 7sur7.cd.
Selon le professeur Daniel Ngoma Ya Nzuzi, recteur de l’UNIKIN, ces actes de vandalisme démontrent que les revendications des étudiants avaient un autre but que les frais académiques, fait remarquer le site web.
Pour Le Phare, ce qui s’est passé à l’UNIKIN, dépasse tout entendement. Il s’agit pour le quotidien, d’actes d’extrême vandalisme marqués par un saccage sauvage du patrimoine universitaire, perpétrés par un groupe de malfrats se faisant passer pour des étudiants de la première institution universitaire du pays.
Pour le tabloïd, il est urgent d’instituer une commission d’enquête mixte gouvernement-police-Université de Kinshasa afin de dénicher les auteurs, coauteurs ainsi que les commanditaires de la situation de barbarie qui a prévalu à l’UNIKIN pour qu’ils subissent la rigueur de la loi.
Le Premier ministre Sylvestre Ilunga, indique Actu-30.info, appelle les étudiants au calme et à s’abstenir de tout acte de vandalisme par des inciviques infiltrés parmi eux.
Par ailleurs, le premier ministre note que les frais académiques ont été fixés de manière consensuelle et ne peuvent être revus que dans le même cadre, ajoute le site web.
Radio Okapi
Coopération RDC-ANGOLA : Voici les conclusions de deux chefs d’État Félix Tshisekedi et João Lourenço
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Mwene-Ditu/hausse de prix du maïs : Une mesurette passe de 2800 à 4500FC
Le prix du maïs a augmenté dans les principaux marchés de la ville de Mwene-ditu, après les festivités de nouvel an. La mesurette d’environ 3kg communément appelée “Meka” est passée de 2800FC soit 1.64 USD à 4 500FC soit 2.64 USD.
Cette situation inquiète la population du chef-lieu de Lomami, pour laquelle le maïs est une des denrées alimentaires principales.
Cependant, plusieurs sources locales indiquent que certains commerçants possèdent des stocks de maïs. Ils les gardent pour les vendre à des prix élevés dans les prochains jours, ajoutent-elles.
“Les grains de maïs sont là. Il n’y a pas question de la rareté de ce produit de première nécessité. Ce qui se passe, c’est la mauvaise volonté de quelques commerçants qui stockent les sacs de maïs pour les vendre à plus cher dans les tous prochain jours”, regrette Shadrack Ngoyi, un membre de la société civile locale, interrogé par Actu-30.info.
Par ailleurs, la ligue des jeunes de l’UDPS/fédération de Mwene-Ditu pointe du doigt accusateur un groupe d’opérateurs économiques qui est en contrat avec un organisme international implanté dans la ville.
“L’achat massif de cette denrée alimentaire par un groupe d’opérateurs économiques, en contrat avec un organisme international appelé Premilog implanté à Mwene-ditu, est la principale cause de cette flambée de prix. C’est déplorable, nous demandons à cet organisme d’aller s’approvisionner dans les bassins de production, et non dans la ville de Mwene-Ditu qui fait aussi partie des centres de consommation […] L’achat de cette denrée par cet organisme Premilog qui s’est donné comme prérogative de distribuer le maïs aux rescapés des événements de triste mémoire de Kamuina Nsapu. Nous interpelons les autorités sinon dès demain, nous allons organiser des actions de grande envergure”, déclare Benoît Tshibangu, président de la ligue des jeunes de l’UDPS, à Actu-30.Info.
La ville ferroviaire de Mwene-Ditu fait régulièrement l’objet des pénuries de maïs. De septembre à novembre 2019 dernier, le prix d’une mesurette de maïs avait atteint le seuil de 8000FC.
Merveille Mpandanjila
Elections 2023 : le spectre du « glissement » se profile à l’horizon si rien n’est lancé !
En termes de mandat électif, quatre années sont vite passées. Les Institutions issues des élections de décembre 2018 devraient, d’ores et déjà, préparer les échéances de 2023. Et, afin de ne plus répéter, et partant, de ne pas prêter le flanc aux vicissitudes politiques des processus électoraux de 2006 et de 2011, l’heure est venue de développer une réflexion courageuse et consensuelle sur les défis à relever, pour ne plus retomber dans des incohérences qui ont conduit à un mandat présidentiel élastique, un Sénat et une Assemblée nationale aux mandatures indéfinies, occasionnant ainsi des violences au sein d’une société congolaise déchirée.
Il ne faut pas être voyant pour s’apercevoir que le spectre du « glissement » du processus électoral n’a jamais été aussi présent. Et qu’il est systématiquement éludé dans le discours politique développé par les uns et les autres au cours des douze mois écoulés. Ni dans son discours sur l’état de la Nation, et encore moins son message à l’occasion du nouvel an, le Président de la République ne s’est appesanti sur cette matière de la plus haute importance. Ce qui laisserait croire que Félix Tshisekedi, à l’instar du reste de la classe politique, ne ferait pas grand cas de l’urgence à planter dès aujourd’hui un décor qui rassure.
Plusieurs facteurs éveillent une inquiétude légitime, en ce qu’ils constituent un chantier de longue portée et qui s’étalerait sur une longue période, nécessitant leur correction pendant qu’il en encore temps.
En fin mandat, le bureau de la CENI ne peut plus engager des actions
L’on se souvient, en effet, que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait déposé au bureau de l’Assemblée nationale, et ce dès la première session de l’organe législatif, son Rapport circonstancié, assorti d’une série de recommandations applicables aux prochaines échéances électorales. Il est surprenant de constater que ledit rapport n’a fait l’objet d’aucun débat au cours des deux sessions ordinaires et de celle, extraordinaire, de l’Assemblée nationale. Dans cette perspective, des voix s’élèvent déjà parmi des experts des questions électorales, pour faire valoir l’urgence de son examen en session extraordinaire de l’Assemblée nationale à convoquer, ou à tout le moins, son inscription prioritaire à l’ordre du jour de la session ordinaire de mars.
Arrivé fin mandat depuis le mois de juin 2019, le bureau de la CENI piloté par le très controversé Corneille Nangaa ne peut plus engager des actions en rapport avec les scrutins de 2023.
A ce jour, son rôle reste limité dans l’expédition des contentieux électoraux des dernières élections. Il devient donc urgent, par ricochet, de mettre en place un nouveau bureau de la CENI appelé à prendre à bras-le-corps dès sa prise de fonction, les défis immenses qui mettraient les prochaines élections à l’abri des remous sanglants découlant d’une volonté des anciens opposants arrivés enfin au pouvoir à rééditer les « exploits » de leurs prédécesseurs. Entendre : se maintenir au pouvoir sous le couvert des insuffisances techniques de la Centrale électorale.
Et le défi majeur est bien évidemment, la remise à jour d’un fichier électoral devenu obsolète. Tant il est évident que les scrutins de 2018 l’ont été sur la base d’un rôle électoral improbable. Le nouveau fichier électoral devra bien évidemment inclure les nouveaux majeurs, les anciens exilés, réfugiés revenus au pays, les déplacés ayant regagné leurs milieux, les ex-prisonniers, les ex-combattants démobilisés…
Le législateur est, en outre, appelé à lever l’option politique épineuse du recensement de la population. Les parties prenantes devront faire le tri indiqué entre les statistiques fournies par le ministère du Plan ; celui, administratif, tenu par les Entités territoriales décentralisées, ou le recensement électoral avec les contraintes liées à son financement.
Révision de la Constitution et légiférer sur la fameuse « Machine à voter »
Un autre défi est celui lié au vote électronique. Il s’agira de légitimer une fois pour toutes la fameuse « Machine à voter ». En d’autres termes, s’il est nécessaire de faire appel au vote électronique, à ce jour mis à l’index par le même législateur, pourquoi ne pas l’envisager et l’intégrer officiellement dans les textes des lois en la matière. Sa légalisation supposant l’instauration de garde-fous par le biais d’une commission de personnalités à l’intégrité reconnue.
Toujours au chapitre juridique, la révision de la Constitution s’impose presque de lui-même. De l’instauration de l’élection du chef de l’Etat au suffrage indirect et celle des gouverneurs et sénateurs au suffrage direct, en passant par la résolution de la question de la qualité d’électeur de Congolais détenant la double nationalité, il y a là des matières qui, naturellement, suscitent un débat. En son temps, Kabila l’avait déjà effleuré, lors d’un point de presse, le dernier d’ailleurs, à l’aube de son règne long de dix-huit ans aux commandes du pays.
En froid avec la communauté internationale, le régime précédent avait naguère, faut-il le rappeler sans se rincer les sourcils, levé l’option de rejeter tout appel à un financement des élections par des apports extérieurs, avec le résultat désastreux d’un « glissement » programmé. Une année après décembre 2018, le nouveau pouvoir de Félix Tshisekedi, adulé de l’Occident, ferait œuvre utile en faisant appel dès maintenant à l’accompagnement de la communauté internationale, sous réserve d’obtenir des partenaires et autres observateurs étrangers des garanties d’indépendance et de crédibilité.
L’octroi d’un statut d’observateur à l’Eglise catholique ?
Quant à l’observation électorale au niveau de la société civile interne, il y a lieu de relever le rôle joué par l’Eglise catholique au cours des trois derniers processus électoraux. En 2006, c’est le défunt cardinal Etsou qui proclamait de son lit de malade en Europe que selon les données qu’il détenait, Jean-Pierre Bemba était sorti vainqueur de la présidentielle. En 2001, son successeur, la cardinal Monsengwo remettait en cause la victoire de Joseph Kabila au détriment d’Etienne Tshisekedi. Enfin, en 2018, l’Eglise catholique de Kinshasa remettait le plat avant de s’aligner. Pour le cardinal Ambongo, Félix Tshisekedi avait volé la victoire à Martin Fayulu.
Cette propension de l’Eglise catholique à jeter le trouble dans les esprits à l’issue de chaque échéance électorale amène à se poser la question de savoir si le législateur ne gagnerait pas à lui octroyer, à elle ainsi qu’aux autres confessions religieuses qui en exprimeraient le désir, un statut spécial d’observateur par la prise d’un texte légal. A défaut de voir l’Eglise s’inviter constamment dans un débat politique, elle se verrait ainsi invitée dans l’accompagnement d’un cycle pour une fois apaisé.
La Prospérité











