Le cardinal Fridolin Ambongo est arrivé à Beni-ville, dans l’est de la RDC, ce vendredi 27 décembre 2019. Il s’est fait accompagner de plusieurs autorités religieuses et des députés élus de la province du Nord-Kivu.
Devant la presse, le cardinal Fridolin Ambongo a indiqué être venu dans la région avec un sentiment d’espérance du retour de la paix dans cette partie du pays frappée depuis plus de 5 ans par les affres de la guerre orchestrées par plusieurs groupes rebelles dont l’Allied Democratic Force (ADF).
« Je viens aussi avec beaucoup d’espérance que cette situation ne pourra plus continuer comme ça, pendant plus longtemps. J’ai hâte à rencontrer le peuple de Beni, à écouter et à constater de mes yeux cette dure réalité qu’elle est en train de vivre », a-t-il indiqué.
Le cardinal Ambongo s’est, notamment, rendu à Beni-territoire (Mayimoya, Oïcha, Eringeti) où les rebelles ADF ont récemment commis plusieurs exactions contre les civils.
Il sied de rappeler par ailleurs qu’une messe « pour la paix » sera dite par le cardinal Ambongo ce samedi à l’esplanade de la paroisse Sainte Thérèse d’Avila de Béni-cité.
Le dimanche prochain, Fridolin Ambongo se rendra à Butembo où également une messe sera dite.
Félix Tshisekedi a appelé les membres du gouvernement à plus de solidarité, mais aussi d’exemplarité dans la conduite de l’action gouvernementale. Réunis à Zongo, les membres du gouvernement suivent un séminaire qui durera deux jours.
« Je m’assurerai avec le Premier ministre que des sanctions et des mesures appropriées soient prises pour garantir l’exemplarité dont vous devez être la preuve. Vous devez avoir comme devise la rigueur, la discipline, l’intégrité et la célérité dans l’accomplissement des vos taches », a t-il dit dans son discours.
Il veut qu’à la fin de ce séminaire qu’il se retrouve en face « des femmes et des hommes qui comprennent les missions leurs dévolues ou pour qu’ils en acquittent dans l’orthodoxie et le respect de la hiérarchie ».
Il a appelé les ministres à privilégier la solidarité et la cohésion au sein du gouvernement.
« Un gouvernement est une équipe. Ceux qui en font partie sont liés par leur destin. Au-delà de nos appartenances politiques, de nos origines ou de nos religions nous sommes tenus aux résultats. C’est la réussite de chacun d’entre nous qui va garantir le succès collectif », a t-il ajouté.
Pour éviter que les ministres se marchent sur les pieds, il a proposé que les décisions ministérielles comme des arrêtés soit soumises au conseil des ministres.
« Il est important de savoir qu’elles sont les décisions qui relèvent des compétences de chacun, celles qui relèvent du conseil des ministres et celles qui relèvent de l’arbitrage des commissions gouvernementales. Même si vous avez l’initiative d’un arrêté, il est bon de savoir la soumettre aux délibérations du conseil des ministres. Le pays attend beaucoup de vous et j’attends de vous également le meilleur », a t-il déclaré.
Les journaux parus dans la capitale congolaise reviennent essentiellement sur le séminaire du gouvernement qui sera ouvert ce vendredi à Zongo, dans la province du Kongo Central.
LA PROSPERITE annonce que tous les membres du gouvernement Ilunga séjournent actuellement à Zongo, territoire de Madimba, dans la province du Kongo Central où ils participent à un séminaire de renforcement des capacités durant deux jours. Histoire de faire le point sur les dossiers en cours et fixer les priorités du gouvernement pour les prochains mois.
« Du vendredi 27 au 28 décembre 2019, il sera question d’assurer une forte unité de l’action gouvernementale et surtout de donner à tous les membres du gouvernement la même compréhension de la manière dont l’action gouvernementale doit être menée aussi bien dans l’élaboration des procédures ou des textes que dans leur exécution », explique le quotidien citant David-Jolino Diwampovesa Makelele, Porte-parole du gouvernement.
Sur la même question, FORUM DES AS soutient que ce séminaire était un impératif pour quantité de raisons : « D’abord, la taille du gouvernement- 66 membres- commandait une harmonisation préalable pour préciser les périmètres de compétences des uns et des autres… Le risque de voir le gouvernement apparaître comme une juxtaposition des membres et non comme un corps, commençait déjà à prendre forme. Ensuite, avec la cure de jouvence administrée par Dr Ilunga Ilunkamba, nombre de ministres n’avaient aucune expérience de la gestion des affaires de l’Etat. Enfin, une initiation à l’abc du Gouvernement s’imposait. »
L’éditorialiste pense qu’il est essentiel que chaque membre du gouvernement dispose de sa propre feuille de route. Question de ne pas naviguer à vue et donc de se munir d’une boîte à outils dans l’optique de la Gestion axée sur les résultats.
« Shadary confirme la rentrée politique de Joseph Kabila en 2020 », titre FORUM DES AS qui précise que le Secrétaire permanent du PPRD a livré cette information en marge de la clôture de la première conférence budgétaire du PPRD, hier jeudi 26 décembre à Kinshasa.
Shadary, poursuit le journal, lance un appel à tous les cadres et militants du PPRD disséminés à travers toute la République de se préparer physiquement et spirituellement à ce grand rendez-vous de l’année.
« Kinshasa : la police insécurise », titre CONGO NOUVEAU qui rapporte le drame qui s’est déroulé le jeudi au camp Lufungula où un policier qualifié de « détraqué mental » s’est emparé d’une arme et a tué deux de ses collègues avant qu’il soit abattu à son tour. Le trihebdomadaire qui cite plusieurs autres abus de la police cette année, notamment l’assassinat à bout portant de l’administrateur du centre de santé Vijana par un policier, garde du corps du ministre provincial de l’Intérieur Dolly Makambo et des policiers roulages, s’indigne de constater que ceux qui sont censés protéger la population sont devenus une source d’insécurité. Le journal appelle à un assainissement de ce secteur sécuritaire.
« L’AFDC [alliance des forces démocratiques du Congo et alliés], il n’y en a pas deux ! Il y a AFDC et alliés de Modeste Bahati Lukwebo », a déclaré, sur TOP CONGO FM depuis Lubumbashi, Kyungu wa Kumwanza qui se dit « très solidaire » à ce regroupement politique, évoquant même une disposition légale.
« Nous nous basons sur la loi n°4002 du 15 mars 2004 portant fonctionnement et organisation des partis politiques, en son article 7, qui dit clairement qu’aucun parti politique ne peut utiliser la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré par l’autorité publique compétente, sous peine de sanctions prévues par la présente loi ».
« Nous demandons aux autorités tant judiciaires que politiques, de respecter la loi. Nous ne sommes pas dans un pays sans foi ni loi », plaide ce proche du président Félix Tshisekedi.
« Nous demandons que l’AFDC-Bahati soit rétabli dans ses droits », tranche-t-il.
À la clôture de la session ordinaire de septembre, survenu le dimanche 15 décembre dernier, l’Assemblée nationale avait, après adoption du rapport de la commission politique, administrative et juridique (PAJ), tranché en faveur de l’aile Nene Nkulu, l’actuelle ministre d’État en charge de l’emploi, travail et prévoyance sociale qui est issue du Front commun pour Congo, en lui reconnaissant la paternité du groupe parlementaire AFDC-A à l’Assemblée nationale.
Une position, bien évidemment, contestée par le camp du sénateur Modeste Bahati qui, pour ce faire, s’appuie sur une décision du Vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur qui, en début décembre, avait pourtant tranché en sa faveur. Il l’avait reconnu comme seul vrai géniteur de cette formation politique.
« Nous prions le Président de la République, chef de l’État qui a toujours écouté la base ainsi que les autres composantes sociales, de daigner réceptionner cet ouvrage [saut-de-mouton de Pompage ] et de pouvoir l’inaugurer avant la Saint-Sylvestre pour alléger la souffrance des habitants de Kimbwala, Malueka, Mbudi, CPA, Kinsuka, Don Bosco, Lutendele et Pompage », a déclaré ce jeudi l’Intersyndicale de l’Office de voire et drainage (OVD).
« Il convient d’affirmer, à l’intention de l’opinion kinoise, que le saut-de-mouton de Pompage, financé à hauteur de 2 557. 573, 28 dollars américains, est totalement terminé », précise l’intersyndicale.
Et pour ce qui est présenté comme la cause du ratage de l’inauguration de ce viaduc il y a quelques jours par le Président Félix Tshisekedi, l’intersyndicale de l’OVD décline toute responsabilité.
« L’OVD n’étant pas responsable des immondices, de l’aménagement des parkings. Ces aspects du problème ne peuvent pas guère lui être imputés », ajoute l’intersyndicale.
Par contre, elle « croit dur comme fer que [ses] syndiqués, notamment les ingénieurs et les autres agents techniciens, s’assument en toute responsabilité pour offrir à la population des voiries et drainages de qualité ».
« Nous tenons à convier la population à faire confiance à l’OVD, dont l’expertise valorisée par le chef de l’État a produit ses fruits dans le cadre du programme de 100 jours », plaide enfin l’organisation syndicale.
Présenté comme complètement achevé, le saut-de-mouton de Pompage n’a pas été inauguré comme annoncé initialement. La cérémonie était annulée à la dernière minute, sans qu’aucune précision ne soit donnée, à ce jour, par les autorités compétentes.
Et pourtant, ce lundi 23 décembre, le décor était déjà planté. Le tapis rouge de circonstance déroulé, certains officiels et militants des partis de la coalition au pouvoir déjà rangés… en attendant l’arrivée du Président de la République prévue à midi…Félix Tshisekedi ne s’y rendra jamais.
Peu de temps après, la presse présidentielle avait soutenu que le chef de l’État avait un agenda fort chargé.
La tradition en a fait un devoir! Comme en 2017 et 2018, le rendez-vous de chaque fin d’année n’a pas souffert d’exécution chez les Kabila.
C’est dans son immense concession privée de Kingakati à l’Ouest de Kinshasa que Olive Lembe, épouse de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, a reçu plusieurs personnes pour une cérémonie d’échanges des vœux.
Debout à l’entrée du Gazebo, le cossu restaurant du parc, l’ex- first lady a salué individuellement chacun de ses convives à leur arrivée. Dans sa brève intervention, la présidente de l’ONG Initiative Plus a au nom de son mari, souhaité la bienvenue aux invités qui se recrutaient parmi des journalistes, comédiens ou encore des communicateurs du Front Commun pour le Congo, la famille politique de son époux.
« Mon tendre époux aurait aimé être là, il y tenait d’ailleurs mais il a dû s’absenter pour une urgence. Tout en vous présentant ses excuses, Il m’a commissionné de vous transmettre ses chaleureuses salutations », a-t-elle indiqué tout en expliquant l’importance que son couple accorde à ce traditionnel rendez-vous de fin d’année.
Par ailleurs, Marie Olive Lembe Kabila a appelé ses invités à aimer le pays et à soutenir les institutions de la République. Rendant grâce à Dieu pour cette fin d’année, l’ancienne première dame n’a pas manqué d’exprimer sa compassion à l’endroit des compatriotes victimes des affres de la guerre dans les région en proie à des conflits armés. À cette occasion, l’épouse de Joseph Kabila a imploré Dieu pour que la paix revienne particulièrement à Beni, Ituri et dans les hauts plateaux de Minembwe.
« L’année prochaine que nous attendons avec impatience sera une année de paix, de joie et stabilité pour notre pays, a-t-elle proclamé devant un public enthousiasmé.
Après son allocution, Olive Lembe Kabila a conduit ses invités à visiter le parc animalier de la Nsele, construit sur 20.000 hectares et qui héberge plusieurs espèces animales dont les lions, les girafes, les crocodiles encore les rhinocéros.
La journée s’est terminée par un repas et plusieurs cadeaux remis à chaque membre de la délégation.
« L’histoire est un éternel recommencement », avait postulé l’historien grec Thucydide, voici déjà plusieurs siècles. Au crépuscule de l’année 2019, l’assertion de cet historien de haute volée, trouve son champ d’expérimentation dans la situation politique actuelle en RD Congo où Martin Fayulu, candidat à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, continue à rejeter la victoire de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur dudit scrutin par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour constitutionnelle.
FAYULU-FEU ETIENNE TSHISEKEDI MEME COMBAT ?
Vu des analystes, la posture actuelle de Martin Fayulu présente quelques similitudes avec celle de feu Etienne Tshisekedi en décembre 2011. Meilleur perdant de la présidentielle du 30 novembre 2011, l’historique opposant congolais n’avait de cesse de rejeter la réélection, pour un second quinquennat, de son adversaire d’alors, Joseph Kabila, proclamé élu par la CENI et la Cour suprême.
Non seulement qu’il avait contesté la victoire du président d’alors, Etienne Tshisekedi s’était autoproclamé le véritable vainqueur de ladite présidentielle. Exactement comme le fait Martin Fayulu, depuis le 12 janvier 2018, date de publication des résultats provisoires des résultats des élections générales, organisées fin décembre 2018. A la seule différence que feu Etienne Tshisekedi avait même prêté serment. C’était un certain vendredi 23 décembre dans sa résidence familiale, à la 10ème rue Limete, devant des cadres et quelques dizaines de combattants de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
L’histoire retiendra donc que jusqu’à sa mort le 1er février 2017 à Bruxelles, le géniteur de l’actuel Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi, se considérait comme le Président élu de l’élection du 30 novembre 2011. Et dire que tous les cadres et combattants de son parti le présentaient sous ce statut, chaque fois qu’ils en avaient l’occasion. En un mot comme en mille, Martin Fayulu est actuellement pour Félix Tshisekedi, ce qu’autrefois fut feu Etienne Tshisekedi pour Joseph Kabila en 2011. On connaît bien la suite.
CHEF DE L’ETAT ? OPPOSANT ? OU LES DEUX ?
Le 24 janvier prochain, Félix Tshisekedi aura totalisé 365 jours au pouvoir. Logiquement aussi, Martin Fayulu, autoproclamé vrai vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, aura accompli une année de lutte sur fond de quête de » Vérité des urnes ». Une année max de contestation qui, visiblement, ne fait pas encore bouger les lignes, comme le veut le porte-étendard de « Lamuka ».
Compte tenu de l’évolution de la situation politique actuelle en RD Congo, des analystes problématisent sur l’avenir politique de Martin Fayulu à l’horizon 2020. Question: Va-t-il continuer à se considérer comme le « Président élu » ? Va-t-il abandonner sa lutte pour la vérité des urnes et renfiler le brassard d’Opposant ? Martin Fayulu se revêtira-t-il du statut à la fois de Chef de l’Etat et d’opposant ? Voilà donc, un échantillon de questionnement qui, de toute évidence, oblique l’ancien coordonnateur de Lamuka à opérer un choix judicieux.
A priori, il est antinomique d’assumer en même temps, la fonction suprême de Président de la république et de monter sur son cheval de contestataire affiché. Une telle posture rappelle, à plus d’un égard, les intrigues du roman « Illusions perdues » d’Honoré de Balzac. Moralité : d’aucuns estiment qu’une année après son combat (légitime ?) pour la « vérité des urnes », Martin Fayulu n’aurait rien à perdre, s’il regardait la réalité en face. Bien au contraire. Il gagnerait en se concentrant sur l’horizon 2023.
Peu importent les opinions de ses contemporains d’ici et d’ailleurs sur son combat politique actuel, Martin Fayulu, d’après les élections de novembre 2018, n’est plus ce même Martin Fayulu connu comme un ordinaire opposant et président du parti Engagement citoyen pour le développement (ECIDé). Car, en l’absence de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba, deux ténors de l’opposition, écartés de la présidentielle de 2018, Martin Fayulu bénéficie du soutien de tous les autres majors de Lamuka. Il a, ainsi, réussi à se faire vendre politiquement dans plusieurs coins du pays. Comme qui dirait, il a un capital humain à faire prévaloir.
Evidemment que le retour sur scène de Moïse Katumbi et du MLC Jean-Pierre Bemba pourrait modifier la future donne. Mais quelle que soit l’hypothèse, des observateurs pensent qu’on ne pourrait pas ne pas jouer le jeu en 2020, sans Martin Fayulu. En même temps, il faut souligner que cet horizon se prépare et doit se préparer dès maintenant.
Après la retraite de Kisantu, le Front commun pour le Congo prépare sa mue. Réuni dernièrement autour de Joseph Kabila, son autorité morale, dans sa ferme de Kingakati, le FCC pense déjà se muer en un grand parti politique.
Après l’échec à la présidentielle du 30 décembre 2018, la plateforme de Joseph Kabila a beaucoup appris de ses erreurs. Celle-ci s’engage à aplanir ses divergences avec l’Eglise catholique, en ayant désormais les regards tournés vers les élections de 2023.
Le Front commun pour le Congo consolide ses rangs. Après la retraite de Kisantu, dans le Kongo Central, il est allé, en début de cette semaine, à la rencontre de son autorité morale, Joseph Kabila Kabange. Dans sa ferme de Kingakati, le FCC planifie déjà son avenir. Tous ses regards sont désormais rivés vers les élections de 2023.
Aligné à la présidentielle du 30 décembre 2018, Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du FCC, n’a pas été convaincant. A Kisantu, le FCC a fait l’autopsie de son échec. Il a appris de ses erreurs. A Kingakati, la machine a été lancée pour la grande mue de la plateforme politique chère à Joseph Kabila.
On sait d’emblée que le FCC pense se muer en un grand parti politique fédérateur autour des idéaux de Joseph Kabila. Vu sous cet angle, le FCC ne devait plus garder sa structure de plateforme politique où chaque parti et regroupement politique continueront à garder leur autonomie. Désormais, tous doivent se fondre dans un grand parti, rangé derrière Joseph Kabila. C’est l’une de grandes décisions sorties de la dernière messe à Kingakati autour de Joseph Kabila.
Renouer avec l’Elise catholique
Entre-temps, le FCC pense jeter un pont avec l’Eglise catholique. Fini le temps de brouille, l’heure est à la réconciliation, se dit-on dans ses rangs.
« Nous avons reconnu avoir eu des divergences (avec l’Eglise catholique). Nous avons reconnu aussi avoir eu des incompréhensions. Mais, le plus important, ce n’est plus ça », a déclaré Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC. Selon lui, le plus important est que le FCC a levé l’option d’aller vers les princes de l’Eglise catholique, d’ouvrir un débat avec eux, afin d’œuvrer ensemble pour le bien-être du peuple congolais. « S’il y a des sujets qui font l’objet de ces contradictions, nous sommes prêts à les aborder, à aplanir les divergences », a-t-il fait savoir.
Malgré des tensions souvent latentes, le FCC reste attaché à la coalition conclue avec le CACH. Selon son coordonnateur, la remise en cause de cette coalition n’est pas inscrite dans son agenda. Bien au contraire. Il a décidé d’« accorder aux institutions issues des élections et de la coalition FCC-CACH un soutien requis pour leur bon fonctionnement pour l’intérêt supérieur du peuple congolais ».
« Il (Ndlr : Joseph Kabila) a réaffirmé sans ambages la nécessité ou l’impératif de garder cette coalition, de la soutenir », a renchéri Néhémie Mwilanya avant d’indiquer que Joseph Kabila est d’avis que cette gestion commune de l’Etat, aux côtés du CACH, doit être fondée sur le respect de la Constitution et de l’accord de gouvernement conclu avec la majorité présidentielle de Félix Tshisekedi.
Que dire après Kingakati ?
En réalité, Joseph Kabila ne veut pas s’effacer de la scène politique. Pas de répit pour celui qui a régné pendant 18 ans à la tête de la République démocratique du Congo. Parti du fauteuil présidentiel au terme des élections du 30 décembre 2018, Kabila reste toujours présent. Sa silhouette continue à guider le jeu politique congolais.
Majoritaire au Parlement, avec une forte emprise sur les assemblées provinciales, Joseph Kabila reste et demeure un acteur politique incontournable. Si, à ce jour, il n’a pas clairement décliné ses ambitions pour les élections de 2023, on sait d’ores et déjà que Kabila a décidé de jouer un rôle majeur, le moment venu. Rien, en tout cas, ne devait se faire sans lui.
Pour l’instant, il organise son état-major politique en rêvant de faire du FCC non plus une simple plateforme politique mais un grand parti politique sous sa férule. Les déboires de son dauphin en décembre 2018 l’ont assagi. Joseph Kabila tend désormais la main à l’Eglise catholique pour négocier un nouveau départ dans le cadre de son parti politique en pleine mutation, à savoir le FCC. On en saura un peu plus dans les tout prochains jours.
De grandes mutations politiques sont annoncées en 2020 – de part et d’autre d’ailleurs.
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