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Au sein de l’opposition, le principe d’une candidature commune à la présidentielle du 23 décembre 2018 est presqu’acquis. Il s’impose cependant quelques derniers réglages entre les deux candidats en lice, à savoir Vital Kamerhe de l’UNC et Félix Tshisekedi de l’UDPS. Dans leurs états-majors respectifs, on y travaille sérieusement et l’on se dit prêt à amorcer les grandes discussions. Le plus évident est que Kamerhe et Tshisekedi devraient se rencontrer dans les tout prochains jours pour un tête-à-tête avant d’élargir le cercle des échanges à d’autres ténors de l’opposition, candidats à la présidentielle.

L’Opposition politique multiplie des démarches pour arriver à une candidature commune. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre projetée entre Vital Kamerhe (UNC) et Félix Tshisekedi (UDPS). Les deux leaders de l’opposition vont tenter de concilier leurs points de vue sur la question, a révélé Abraham Lwakabwanga, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), joint par Top Congo.

Au cours de cette rencontre, les deux leaders de l’opposition vont tenter de dissiper les divergences et autres malentendus. « Ce que devraient se dire Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi, c’est qu’allons-nous faire ? Que devons-nous faire pour réussir ? Comment concilier nos différentes vues ? Vous savez l’un et l’autre, ont des ambitions de vouloir gérer le pays. Celui qui va céder va vouloir obtenir des garanties de l’autre », a-t-il indiqué.

Selon Abraham Luakabwanga, d’autres candidats président de la République de l’Opposition devront être associés aux discussions. Il s’agit notamment de Martin Fayulu, Jean-Pierre Bemba et Freddy Matungulu.

Dernièrement, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi se sont entretenus sur la candidature commune de l’opposition. Les deux leaders avaient réaffirmé leur volonté de présenter un seul candidat à la présidentielle qui constitue, pour eux, un gage pour faire triompher l’opposition aux élections du 23 décembre prochain.

Cette épineuse question de la candidature commune de l’Opposition ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 2011, la problématique était au cœur de la classe politique, mais elle n’a jamais trouvé solution.

Le temps presse

Bien évidemment, le temps presse. Et l’opposition n’a plus droit à l’erreur. Le plus important est que sur le principe, tous les candidats de l’opposition ont opté pour une candidature commune. Reste maintenant à formaliser ce projet en désignant clairement celui qui va porter le programme commun de l’opposition en décembre prochain.

Dernièrement à Bruxelles, les principaux leaders de l’opposition avaient convenu de ne ménager aucun effort pour parvenir avant décembre 2018 à une candidature commune. Quoi que recalés à la présidentielle, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Moïse Katumbi étaient également conviés à ces échanges. Une belle manière d’afficher l’unité qui se met en place au sein de l’opposition.

Tous avaient d’ailleurs reconnu qu’un candidat commun de l’opposition était la seule issue possible pour contrer le candidat du FCC, en l’occurrence Emmanuel Ramazani Shadary. Une partie d’entre eux s’était retrouvée par la suite en Afrique du Sud pour approfondir les discussions, avant de rejoindre le groupe qui était resté à Kinshasa.

Tout récemment, les candidats de l’opposition ont dans une déclaration commune, signée au terme d’une rencontre entre le président de la Céni et les présidentiables, réaffirmé sans détours l’extrême urgence de se mettre d’accord sur un candidat unique, porteur du programme commun de l’opposition à la présidentielle.

Si le principe est d’ores et déjà levé, le plus dur reste cependant à le matérialiser. On doit s’attendre à d’intenses négociations de part et d’autre. Sans doute, tout devrait être réglé par le jeu de concessions.

A première vue, il y a quelque chose de rassurant dans l’opposition. C’est notamment cette volonté d’aller de l’avant pour garantir les chances d’une alternance démocratique en décembre prochain.

Il y aura sûrement des obstacles à franchir et des passions à surmonter. Ne dit-on pas qu’un voyage si long soit-il commence toujours par le premier pas. C’est dire combien le prochain tête-à-tête Fatshi-Kamerhe compte dans la recherche d’une candidature commune de l’opposition. Il s’inscrit dans un schéma qui se chargera de baliser la voie, avant que d’autres leaders de l’opposition – présidentiables ou pas – ne se joignent à la table des discussions.

Quoi qu’il en soit, dans l’entourage de Fatshi, tout comme celui de Kamerhe, on est disposé à dialoguer. On en saura davantage sur leurs vraies intentions lors de leur prochaine rencontre, dont la date devrait rendue publique incessamment.

Le temps presse, doit-on par ailleurs rappeler à l’opposition. Elle ferait mieux de s’activer, avant le lancement de la campagne électorale prévue le 21 novembre prochain. Car, en face, le FCC affûte ses armes pour broyer tous ceux qui se mettront au travers de son chemin le 23 décembre 2018.

Le Potentiel / MCP

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